‹ Cours de philosophie positiveChapitre 10 sur 38 · TOME VI · texte numérisé non relu

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moindre degré, une notable influence ultérieure dans tout le reste de la république européenne, où il contribue souvent encore à contenir les velléités rétrogrades inspirées aux gouvernemens par les abus de la presse, indistinctement accessible, de sa nature, aux plus viles et aux plus nobles inspirations mentales, en vertu des conditions d’existence propres à notre anarchie spirituelle.

Telle est donc, en général, la saine explication historique des trois inventions fondamentales qui devaient le mieux caractériser la première époque essentielle du développement industriel. Malgré leur juste célébrité , on voit ainsi quelles durent surtout résulter spontanément de la nouvelle situation sociale; parce qu aucune déliés, meme la dernière , n’oflrait alors une assez grande difficulté technologique pour échapper longtemps à une persévérante succession d’efforts intelligens , convenablement stimulés [lar d impérieuses exigences journalières. Si, comme on l’a tant répété, l’ébauche directe de ces trois arts fut réellement beaucoup plus ancienne chez certaines populations de l’orient asiatique, sans y avoir cependant déterminé aucun des immenses résultats sociaux (|u’unc irrationnelle appréciation attribue vulgairement à leur unique influence , une telle coïncidence ne pourrait assurément que confirmer, à

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tous égards, l’ensemble de notre explication. Envers des découvertes aussi capitales, et encore aussi mal jugées, j’ai cru devoir m’écarter une seule fois de l’indispensable généralité qui doit habituellement caractériser notre élaboration historique ; heureux si cette opération exceptionnelle peut offrir un exemple décisif de la vive lumière philosophique que répandrait, sur l’histoire rationnelle des arts , l’usage convenable de la saine théorie fondamentale propre à l’évolution totale de l’humanité, conformément aux principes logiques du tome quatrième quant à l’intime solidarité nécessaire entre les divers aspects quelconques du mouvement humain. Mais il est clair que , dans tout le reste de notre analyse dynamique, les autres grandes créations de l’industrie moderne ne doivent nullement donner lieu à un semblable examen spécial , quels que puissent être leur mérite et leur importance, dont l’appréciation sociale devra être réservée pour le Traité ultérieur que j’ai fréquemment indiqué.

Afin de compléter convenablement l’examen général de cette première phase essentielle de l’évolution industrielle, il semblerait d’abord nécessaire d’envisager icilesdeux immenses découvertes géographiques qui en ont tant illustré la fin, s’il n’était pas évident qae toute leur influence réelle

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appartient exclusivement à la phase suivante, par là directement rattachée, sous l’aspect qui nous occupe, à celle que nous venons d’étudier. Je dois donc, à cet égard, me borner maintenant à indiquer l’incontestable enchaînement qui devait faire des deux immortelles expéditions de Colomb et de Gama un résultat spontané de l’ensemble du mouvement propre à cette époque fondamentale. Or, cette filiation nécessaire repose évidemment sur la tendance naturelle de l’industrie moderne à explorer, en temps opportun, la surface totale du globe, d’après les saines notions universellement répandues, depuis l’école d’Alexandrie, sur sa figure générale, aussitôt que l’usage actif de la boussole aurait permis d’audacieuses tentatives maritimes, et que l’essor unanime du commerce européen aurait suffisamment poussé à lui chercher de nouveaux champs ^ tandis que, d’iine autre part, la concentration naissante du pouvoir temporel aurait rendu possible l’accumulation des diverses ressources indispensables au succès final de ces aventureuses excursions, qui durent être alors essentiellement interdites , par exemple, aux principales ])uissances italiennes, malgré leur haute supériorité navale, par une inévitable conséquence de leurs luttes destructives, suivant la juste remarque de plusieurs historiens italiens. Si, comme

il est vraisemblable, quelques siècles auparavant, de hardis pirates Scandinaves avaient réellement visité le nord de l’Amérique, ces courses stériles ne font que mieux ressortir combien il est certain que rien d’essentiel ne put être fortuit dans l’issue favorable de la mémorable opération de Colomb; en vérifiant plus nettement que sa valeur sociale devait surtout tenir à son intime solidarité avec l’ensemble de la civilisation contemporaine, qui, pendant le cours presque entier du XV® siècle, avait déjà spécialement préparé ce grand résultat définitif, par des essais toujours croissans d’heureuse navigation atlantique, graduellement suivis d’utiles établissemens européens.

Telles .sont donc, enfin, les principales considérations que je devais sommairement indiquer ici sur l’appréciation philosophique propre à cette phase fondamentale du mouvement élémentaire de recomposition temporelle. Intégralement considérée, sa marche nous a évidemment présenté, non-seulement une connexité nécessaire, que j’ai sufiisamment expliquée, avec celle du mouvement simultané de décomposition du régime ancien, mais aussi envers elle une notable conformité de caractère, en vertu de leur mémorable spontanéité commune, encore très peu altérée }>ar aucune in->

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fluence systématique. La suite de notre analyse dynamique va confirmer ce rapprochement continu , si propre à faire hautement ressortir la rationnalité efiective de notre théorie historique, en montrant toujours que la systématisation graduelle de la progression positive coïncidera pareillement désormais avec celle de la |n-ogression négative, étudiée dans la leçon précédente.

Dès la seconde phase générale de l’évolution moderne, c’est-à-dire pendant le développement du protestantisme, depuis le commencement du XVI* siècle jusquevers lemilieu du xvu*, on remarque, en effet, sous des formes diverses mais équivalentes, chez les différens peuples de l’occident européen , une nouvelle tendance croissante à la régularisation du mouvementindustriel, à mesureque le mou vemen t révolutionnaire se subordonn ait a ussi davantage à une philosophie directement critique. Auparavant, les gouvernemens avaient dû surtout envisager l’essor naissant des classes laborieuses, à partir de l’entière émancipation personnelle, comme introduisant désormais une puissante intervention auxiliaire au milieu des grandes luttes intestines qui devaient alors constituer la principale préoccupation ordinaire des pouvoirs ultérieurement destinés à la prépondérance : en sorte (|ue toutes leurs vues systématiques se réduisaient

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essentiellement, sons ce icipport, à se incn:if;er habituellement, par des concessions convenables, une aussi précieuse assistance, sans qu’il lutencore possible de donner suite à aucune importante combinaison de politique Industrielle, tant que la concentration temporelle ne pouvait être suffisamment réalisée. Mais, au contraire, sous la phase que nous commençons maintenant à examiner, cette centralisation nécessaire était déjà assez avancée partout pour rendre de plus en plus superflue l’ancienne coopération spéciale des nouvelles forces sociales aux principaux conflits politiques : en même temps , les gouvernemens modernes, par là naturellement élevés à un point de vue plus général, devaient graduellement tenter de subordonner à quelques conceptions d’ensemble le mouvement industriel, qui jusque alors avait dû être éminemment spontané, et dont les services antérieurs avaient irrévocablement établi la haute importance politique. Pour compléter ce principe d’appréciation, adapté à la nature de toute cette seconde phase , il faut enfin ajouter que, dans cette tendance naissante à l’encouragement systématique de l’industrie, la dictature temporelle, monarchique ou aristocratique, ne pouvait encore être dirigée, même à son insu, par les impulsions philosophiques sur la prépondé-

rance pratique de l’industrie, qui ont exercé tant d’empire pendant la troisième et dernière phase de l’évolution préparatoire des sociétés modernes, comme je l’expliquerai en sou lieu : au xvi' siècle, et même au xvii% la guerre n’avait point cessé d’être regardée comme le principal but des gouverneraens; seulement ils avaient définitivement reconnu la nécessité de favoriser, autant que possible, le développement industriel, à titre de base désormais indispensable de la puissance militaire; ce qui était assurément le seul progrès alors réalisable dans les pensées fondamentales des hommes d’état. On voit donc ainsi de plus en plus que notre intime correspondance continue entre la marche générale du mouvement organique et celle du mouvement critique ne tient point à une vaine prédilection scientifique pour une stérile symétrie abstraite, mais qu’elle ressort véritablement d’une saine appréciation de l’ensemble des faits bisloriques,qui nous montrent ici les deux progressions comme devenues simultanément systématiques, et même à un premier degré commun.

Cette systématisation naissante nous a présenté, dans la série négative, une distinction vraiment fondamentale, suivant la nature, monarchique ou aristocratique , de la dictature temporelle qui eu devait être partout, à la fin de cette seconde

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phase, la conséquence nécessaire. Il est clair que la même division se reproduit ici, de la manière la plus directe, d’après la dilFéreuce générale, cidessus expliquée, entre les deux modes essentiels de coalition politique du nouvel élément social avec les divers pouvoirs anciens, pendant la phase précédente, qui fut, à tous égards, le vrai principe do celle-ci. On conçoit, en effet, comme je l’ai déjà indiqué par anticipation , que la tendance à la systématisation politique de l’industrie a dû présenter un caractère pratique fort distinct, suivant que cette action régulatnce a été dirigée par la force centrale ou la force locale du régime féodal. Dans l’un et l’autre cas , une telle régularisation a, sans doute, également exigé d’abord l’indispensable sacrifice de l’ancienne Indépendance propre aux principales cités industrielles, et qui, longtemps nécessaire à leur essor spécial , ne constituait plus alors qu’un dangereux obstacle à la formation des grandes unités nationales, si imjiortante à tous les progrès ultérieurs, même purement industriels ; en sorte que l’industrie devait réellement beaucoup plus gagner, en dernier lieu, à cette grande concentration politique, qu’elle ne pouvait perdre par la suppression de ces immunités locales, déjà dégénérées presque partout, de- ]niis la cessation naturelle d’une plus noble des-

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tinatiuii permanente, en motifs continus d’une stérile rivalité mutuelle; aussi celte absorption préliminaire, destinée à incorporer irrévocablement chaque foyer industriel à un organisme plus général , s’accomplit-elle presque sans réclamation, au commencement de cette époque. Toute-» fois, la diversité des deux modes essentiels a dû présenter, sous ce rapport, des différences. considérables, encore très sensibles aujourd’hui; puisque la constitution primitive des communautés industrielles devait inévitablement laisser beaucoup plus de traces là où cette concentration nouvelle était présidée par une dictature essentiellement aristocratique; tandis que les anciens privilèges urbains devaient naturellement s’effacer bien davantage quand l’incorporation était, au contraire, dominée par l’action plus systématique delà royauté. Depuis cette première influence, la différence nécessaire entre ces deux marches n’a pas cessé de se faire pareillement sentir jusqu’à la fin de cette phase, et même encore plus peut-être sous la suivante, en offrant, de part et d’autre, des avantages et des inconvéniens propres à chaque cas, et qui , sans être, à beaucoup près, finalement équivalens, expliquent néanmoins suffisamment les diverses prédilections nationales qui s’y sont attachées, suivant la nature essentielle des

situations correspondantes. Le mode français, ou monarchique, que, sans aucune puérile inspiration patriotique , j’ai dû ci-dessus qualifier de normal, était évidemment le plus propre, par la prédominance directe de l’action centrale, à préparer l’industrie à une véritable organisation ultérieure, assez afl'ranchie des impulsions locales pour devenir enfin , suivant l’heureux caractère fondamental du nouvel élément social, pleinement compatible avec l’essor simultané de toute la république européenne, en réduisant l’instinct de nationalité à constituer habituellement la source salutaire d’une sage émulation. A la fin de notre seconde phase, la dictature temporelle avait ainsi marqué, en France, son vrai caractère naturel, par le bel ensemble d’opérations quia si justement immortalisé l’admirable ministère du grand Colbert, tendant, avec une si noble efficacité, à dévelopjier à la fois les trois élémens essentiels de la civilisation moderne, d’après un judicieux mélange de direction et d’encouragement, et en même temps à ébaucher aussi la régularisation directe de leurs rapports partiels: ce qui, eu égard an siècle, constituait certainement un type administratif dont l’équivalent n’a jusqu’ici été jamais reproduit, en aucun lieu. Mais il est clair aussi que l’inévitable rétrogiadalion des inclinations monarchiques vers

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une noblesse essentiellement antipathique à l’industrie, selon les explications du chapitre précédent, devait, en sens inverse, hautement manifester, pendant la génération suivante, comme je le montrerai bientôt, les imperfections radicales d’une telle politique, qui, même en ce cas, ne pouvait alors, sauf l’ntile impulsion qui en est immédiatement résultée, donner lieu qu’à une insuflisante indication provisoire de ce que la réorganisation finale des sociétés modernes pourra seule convenablementréiiliser. En renversant l’une et l’autre appréciation, on trouvera aisément ce qui convient au mode exceptionnel, ou anglais, tpae j’ai dû désigner surtout d’après le cas le plus favorable à son entière application, quoique d’ailleurs il se soit d’abord développé en Hollande, pendant la phase que nous examinons; malgré l’influence préparatoire du règne d’Elisabeth, c’est, en effet, sous la direction de Cromwell , que cette autre marche Industrielle a seulement commencé à manifester, en Angleterre, son caractère propre. Ses avantage.s essentiels résultent surtout de l’intime solidarité ainsi régularisée entre l’élément in- •lustriel et l’élément féodal, par la participation liabituelle, quelquefois active, mais le plus souvent passive, de la noblesse aux opérations industrielles, «Iniit l’essor journalier reçoit dès-lors par-

tiellement un utile encouragement continu chez la classe prépondérante, type naturel de l’imitatiou universelle, et source continue des plus puissaus capitaux. Cette combinaison permanente, qui, trois siècles auparavant, avait fondé la prospérité spéciale de Venise, offre, sans doute, d’importantes propriétés directes, incompatibles avec le stupide dédain de l’aristocratie française pour les classes laborieuses. Mais, outre qu’ou est aujourd’hui trop porté à exagérer de tels avantages, qui n’ont pas empêché la décadence de l’industrie vénitienne, il faut surtout noter ici que cette seconde marche, malgré sa spécieuse supériorité partielle et immédiate , est bien moins favorable (jue la première à l’avénement final d’une véritable organisation industrielle, ainsi doublement éloignée, soit par la prépondérance qu’y acquiert nécessairement l’esprit de détail sur l<*sprit d’ensemble, et qui .s’y combine avec un instinct plus puissant de nationalité égoïste, soit aussi par le prolongement spécial qui en résulte pour la suprématie sociale de l’élément féodal le plus opposé à toute franche abolition intégrale du régime ancien.

Enffn, celte double appréciation comparative a besoin d’être complétée, en principe, eu observant que, d’après le cliapitrc précédent, la dis-

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tiiiction européenne de ces deux modes a été, en général, conforme à la répartition territoriale entre le catholicisme et le protestantisme, à la fin de la phase que nous examinons. I-a Prusse me semble seule offrir, à cet égard , une importante exception, qui, dans une histoire concrète, aui'ait mérité une analyse spéciale , afin d’expliquer la conciliation anomale qui s’y est établie entre la suprématie légale du protestantisme et l’ascendant réel de la royauté. 11 est aisé de concevoir, en général, que, sous l’aspect qui nous occupe, chacune de ces deux situations spirituelles a dû notablement fortifier l’influence nécessaire de la situation temporelle correspondante. Le caractère profondément rétrograde que la décadence du catholicisme lui imprimait alors spontanément, comme je l’ai expliqué, devait, en effet, spécialement développer, à cette époque, la tendance anti-industrielle propre à tout esprit théologique; d’où résulte certainement l’une des principales causes de l’infériorité relative qui, sans aucune rétrogradation réelle, a dû dès-lors distinguer, dans l’active concurrence industrielle des divers élémens européens , les populations où l’ascend«nt catholique a trop persisté, et même celles qui avaient été si longtemps le siège principal de l’industrie moderne, pendant que le ca-

tliollcisme était encore progressif’. Sans doute l’esprit protestant, en tant que pareillement théologique, n’est pas, au fond, plus favorable à l’évolution systématique de l’industrie humaine, à laquelle même, s’il pouvait indéfiniment prévaloir, il deviendrait finalement beaucoup plus contraire, comme ime foule d’exemples ont pu déjà l’indiquer, par son défaut caractéristique de toute vraie discipline religieuse, qui, ouvrant une libre carrière au cours spontané des aberrations individuelles, détruit radicalement, à cet égard comme à tout autre, les avantages sociaux inhérens à l’aptitude fondamentale de la sagesse sacerdotale pour tempérer, dans la pratique, l’extrême imperfection d’une telle philosophie, suivant nos explications antérieures. Toutefois, à raison même de son action négative ^ l’influence protestante a di\ provisoirement seconder, chez les populations correspondantes, l’essor graduel de l’industrie, tant qu’il devait surtout dépendre du plus libre dévelop|)ement possible de l’activité personnelle, ainsi que l’expérience l’a démontré, aux temps que nous considérons, en plaçant dans la Hollande le principal foyer de l’industrie européenne, transporté ensuite en Angleterre sous la troisième phase. Mais les nations protestantes sont probablement destinées à compenser ultérieurement,

même à cet égard, cette supéiiorité passagère, par les obstacles spéciaux qu’une plus intime prépondérance du point de vue pratique et des instincts personnels doit y opposer nécessairement à l’avénement final d’une vraie réorganisation européenne.

L’universelle systématisation politique qui, pendant notre seconde phase, a commencé à caractériser l’évolution industrielle, jusque alors essentiellement spontanée, et les différences fondamentales que présentent, sons ce rapport, ses deux modes généraux de réalisation historique, me paraissent fidèlement caractérisées dans la plus large extension que put alors recevoir l’essor industriel, par la fondation naissante' du système colonial, préparée sous la phase précédente, et qui a tant influé sur la suivante. Sans revenir assurément aux dissertations déclamatoires du siècle dernier relativement à l’avantage ou au danger final de cette vaste opération pour l’ensemble de l’humanité, ce qui constitue une question aussi oiseuse qu’insoluble, il serait intéressant d’examiner s’il en est définitivement résulté une accélération ou un retard pour l’évolution totale, à la fois négative et positive, des sociétés modernes. Or, à cet égard , il semble d’abord que la nouvelle destination capitale ainsi ouvert? à l’esprit guer-

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tîer, sur la terre et sur la mer, et l’importante recrudescence pareillement imprimée à l’esprit religieux , comme mieux adapté à la civilisation de populations arriérées, ont tendu directement à prolonger la durée générale du régime militaire et théologique , et, par suite, à éloigner spéciale- 'ment la réorganisation finale. Mais, en premier lieu, l’entière extension que le système des relations humaines a dès lors tendu à recevoir graduel» lement, a dù faire mieux comprendre la vraie nature philosophique d’une telle régénération, eu la montrant comme hnalement destinée à l’ensemble de l’humanité; ce qui devait mettre en plus haute évidence l’insuffisance radicale d’une politique conduite alors, en tant d’occasions, à détruire systématiquement les races humaines, dans l’impuissance de les assimiler. En second lieu, par une influence plus directe et plus prochaine, l’active stimulation nouvelle que ce grand événement européen a dû partout imprimer à l’industrie, a certainement augmenté beaucoup son importance sociale et même politique : en sorte que, tout compensé, l’évolution moderne en a, ce me semble, éprouvé nécessairement une accélération réelle, dont toutefois on se forme communément une opinion très exagérée. Quoi qu’il en soit, cette comparaison est ici destinée

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