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État de la question. — A. — Xolions. — La perfection

I. Fai-ges, Idée de Dieu, p. 1), 98, III. — -2. Farces, Idée de Dieu, p. 12S. — 3. Princ. phil.. p. 221.

peut être absolue ou relative. Pour être parfait à.\\\\Q perfection absolue, le monde devrait manifester la puissance, la sagesse et les autres attributs divins, à un degré tel qu'il fCtt impossible de concevoir un monde meilleur. \^^ perfection relative est celle d'un monde qui, dans ses parties comme dans son ensemble, est excellemment adapté à sa fin naturelle, §ans être pour cela le plus parfait possible.

B. — Erreurs. — La question de la perfection du monde a donné lieu à deux erreurs opposées : V optimisme et le pessimisme.

a) Voptimisme est soutenu : — l» indirectement par les panthéislex : la substance du monde, disent-ils, c'est celle de Dieu ; elle est donc nécessairement parfaite. Cette opinion fut adoptée chez les anciens par Platon et r.\cadémie, par un grand nombre de Stoïciens, par Plotin et, au moyen âge, par Abailard i ; elle est aussi celle des partisans du progrès indéfini : pour eux le monde n'est pas le plus parfait en acte; il l'est du moins en puissance. — 3" Mais, parmi les optimistes, prennent surtout place quelques philosophes chrétiens, notamment Leibnilz et Malebranche : pour le premier. Dieu a dû choisir ce qu'il y avait de meilleur, sous peine d'agir sans raison suffisante, ce qui ne saurait être le fait de l'être infini ; suivant le second, Dieu aurait manqué à son infinie sagesse, s'il avait omis de choisir entre tous les mondes possibles celui qu'il jugeait le meilleur. « Sa sagesse, dit-il, lui défend de prendre do tous les desseins possibles celui qui n'est pas le plus sage -, »

6) Quant au pessimisme, c'est la théorie de certains bouddhistes, de Lucrèce, de Marc-Aurèle, de Leopardi, de Gœthe, de Schopenhauer et de plusieurs autres auteurs : à leur avis le monde est essentiellement mauvais, et sa fin n'est autre que le mal; aussi assignent-ils le néant comme terme à l'évolution de l'univers (Théod., n. 124).

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