Farges, La vie, ch VIII, La mort cl les reviviscences
QLATHIKMK l'AUTlK, LA XATLllK 493
le signe probable de la mort ; mais de signe infaillible, il n'en est qu'un : la putréfaction, car pour avoir cessé d'exister en acte, on ne saurait conclure que la vie a cessé d'exister en puissance. Il existe des faits indubitables et très nombreux de vie latente ou de mort apparente: tels les cas de léthargie, tels ces faits bien constatés d'animaux et de plantes entièrement congelés ou desséchés, puis lentement ramenés à la vie, en humectant la plante ou en réchauffant l'animal. lî. — Le phénomène de la mort a deux étapes : Première étape. — L'organisme se résout d'abord en plu sieurs systèmes de cellules ou en un nombre incalculable de cellules vivantes, qui, l'individu une fois mort, ont chacune une vie végétative et mémo sensitive, indépendante, quoique incomplète. Sur ce point les témoignages des savants anciens et modernes sont décisifs. Les médecins surtout ont souvent constaté ce phénomène sur les animaux soumis à la vivisection et sur les hommes décapités (n. 1U8).
Seconde étape. — Ces cellules vivantes se résolvent bientôt en agrégats de molécules chimiques, et, par leur désagrégation plus ou moins rapide, « retournent en poussière », selon le mot de l'Eci-lture.
LHRE QUATRIEME