Si le principe vital a une fin et quelle elle est
A. — L'àme, tant végétative que sensitive, est mortelle, c'està-dire qviQWe peut et doil périr. — Eu elîet, l'àme des plantes, comme celle des animaux, dépend de la matière dans son existence comme dans son action. Or le corps s'use, se dissout tout naturellement ; donc périt aussi l'àme qui l'informe.
Preuve de la majeure. — Le principe de la vie organique ne subsiste pas par lui-même ; il subsiste dans la matière et seulement avec la matière, dont il est la forme ; à ce point qu'il est incapable seul d'aucune opération inorganique.
Preuve de la mineure. ~ C'est un fait prouvé par l'expérience quotidienne, puisque sans cesse il y a des organismes anciens détruits, et des nouveaux qui apparaissent.
La conclusion ressort de ce qu'il est impossible d'admettre rinuuortalité d'une àme qui par sa nature n'a ni subsistance, ni opération propre. Une force organique sans organe n'a plus de raison d'être. Donc elle périt.
B. — Mais la manière dont périt le principe de la vie organique pourrait être ou la corruption ou V annihilation, ou le retour à îètat de puissance. Or :
1° Ce n'est pas par corruption ou dissolution : un être simple ne saurait se dissoudre en parties ; d'autre part, ce qui n'a pas la puissance de subsister par soi, ne pouvant être atteint dans cette subsistance, ne saurait se corrompre.
2° Ni par annihilation^ probablement du moins. En effet, aucune parcelle de matière n'est anéantie : « rien ne se crée, rien ne se perd ». Si cela est vrai d'un atome, à plus forte raison d'une àme.
3° 11 faut donc admettre que le principe vital rentre dans la puissance de la matière, d'où la génération l'avait tiré.
Probablement, disons-nous, car pour certains scolastiques, l'hypothèse de Tannihilation serait aussi probable.
114. Signes et phénomènes de la mort '. — A. — La cessation complète de toutes les fonctions de la vie végétative est