Que penser de l'évolution universelle et sans limite
ÏHKSE
L'évolutionisme universel, ne serait-il ni athée, ni impie, est un système faux.
Il est faux dans ses principes, son terme et ses moyens.
1° Dans ses principes ou postulats, savoir : la négation des essences distinctes ou de leur immutabilité ; la génération spontanée ; la plasticité sans limite des organismes et le progrès indéfini. Toutes ces erreurs sont déjà réfutées (n. 44, 129, 110), ou le seront bientôt (n. 132, 133).
2" Bans son terme, qui est de faire sortir spontanément la vie du non-vivant, le sensible de l'insensible, la raison de ce qui est sans raison, l'esprit de la matière, en un mot, de faire sortir le plus du moins, l'être du néant. Du reste, sur la question de l'homme et de Vanthropopithèque tous les savants de bonne foi (Gaudry. ^Virchof, Wogt) ont, par des aveux récents, reconnu l'inanité de leur hypothèse (Fsych., n. 222).
3" Dans ses moyens. — Le besoin de vivre créant la vie, le besoin d'organe créant les organes, le besoin d'ordre créant l'Jiarmonie ; quoi de plus insuffisant qu'une telle explication ?
510 COSMÛLÛOIF.
— La sélection naturelle et la lutte pour la vie tendraient à conserver les plus forts de chaque espèce, plutôt qu'à en créer de nouvelles. — h^ adaptation aux milieux force sans doute les organes à se modifier, mais elle est impuissante à les créer.
— Enfin Vhérédité, caractérisée par la « loi du retour », en vertu de laquelle les races domestiques et les hybrides retournent spontanément au type primitif, dès que la contrainte extérieure a cessé, est un moyen qui maintient, au contraire, les tvpes au lieu de les transformer.