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Définition du transformisme ; ses espèces

A. — Le transformisme peut se définir : une pure hypothèse, d'après laquelle la vie, partie des états les plus infimes de la matière, se serait élevée graduellement par une série d'évolutions, jusqu'à son plus haut degré, qui est la vie humaine.

B. — Les transformistes se divisent, lorsqu'il s'agit d'indiquer le principe, les moyens et l'étendue de cette évolution.

1" he principe. — Tous les splritualistes sont unanimes à admettre Dieu comme cause première et directrice de l'évolution. Ils trouvent même dans ce fait une nouvelle preuve delà nécessité d'une intelligence ordonnatrice. Au contrarre, les athées, les matérialistes, les panthéistes placent ce principe uniquement dans les forces cosmiques, à l'exclusion de Dieu. Mais leur erreur n'étant pas nécessairement liée à l'idée d'évolution, nous ajournons leur réfutation à la Théodicée.

2" Les moyens. — Ici les évolutionistes se divisent sans fin. Lamarck soutenait que « le besoin crée les organes », Darwin préconisait au contraire les influences extérieures : adaptation aux milieux, lutte pour la vie, sélection naturelle, etc. Lamarck enseignait la transformation des adultes, Geoffroy St-Hilaire celle des embryons. Ceux-ci adoptent les transformations insensibles, ceux-là les transformations brusques. Aujourd'hui

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la plupart désespèrent de découvrir le mystérieux comment, et ([uelquos-uns reviennent à l'opinion de S. Augustin qui parait n'admettre qu'une évolution apparente : la matière aurait été ensemencée à rorigine de germes spécifiquement distincts, qui seraient éclos à leur heure et dans les conditions favorables.

3° Son étendue. — Sur ce dernier point les divergences ne sont pas moindres. Les plus exagérés, les moniste^s absolus, étendent l'évolution de l'atome minéral à l'Ame humaine. Les autres ne soutiennent que l'évolution des vivants. Les spiritualistes en excluent l'homme, sinon à cause de son corps, au moins à cause de son àme spirituelle. Enfin dans le règne végétal ou animal, les savants tendent de plus en plus à rejeter l'idée d'une évolution uni(|U('. Huxley, Gaudry et Delbœuf la déclarent complètement insoutenable. Dieu aurait créé un nombre considérable d'ancêtres dont les types essentiels n'auraient varié que « quantitativement » et non « qualitativement ». Dans cette opinion moyenne, évolutlonistes et créatianistes tendent de plusen plusàse rapprocher et à se confondre.

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