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Objections scientifiques et principes de solution

i^'' Fait. — La plasticité des formes orgraniciues que le climat, la nourriture, le milieu suffisent à faire varier, prouve révolution universelle.

Rép. — Cette plasticité est très grande, quoique limitée strictement, je leconc. ; elle est indéfinie, je le nie. Nous l'avons déjà prouvé par la « loi du retour » aux types primitifs.

2" Fait. — La gradation dans l'échelle des êtres est certaine ; or elle ne s'explique que par leur filiation.

liép. — Je nie la min. Pour prouver la filiation à travers des millions de générations, cette gradation devrait être insensible, au point de rendre impossible toute classification. Or il n'en est rien. « Il y aura toujours, avoue .M. Contejean, des types distincts, parfaitement tranchés... entre lesquels il n'existe aucun type intermédiaire de transition. » — Du reste la même gradation se trouve chez les minéraux où la filiation n'existe pas : elle ne prouve donc qu'un ordre idéal.

3« Fait. — Les organes rudimentaires semblent des témoins de l'évolution passée ou future.

Héjj. — a) Cette explication, ingénieuse dans plusieurs cas, est impossible pour bien d'autres cas. tel que les mamelles rudimentaires chez les mâles, où ces organes n'ont jamais servi et ne pourront jamais servir. — 6) Ces organes sont bien mieux expliqués par la ressemblance ou l'unité des lois qui régissent l'évolution embryonnaire.et qui doivent produire des ressemblances soit entre mAles et femelles, soit entre toutes les espèces. — c) Du reste, puisque ces organes persistent malgré leur inutilité, « le besoin » ne suffit pas à détruire ou à produire les organes, et co postulat de l'évolution se trouve ainsi contredit.

4« Fait. — L'embryologie constate que l'individu s'élève en revêtant successivement tous les types des espèces inférieures. L'évolution de l'individu est donc une répétition abrégée de celle de l'espèce.

Bép. — Je nie la maj . v \ aucune phase de son développement un embryon humain n'est un véritable poisson, ni un reptile, ni un oiseau... Voilà ce qui fera tomber dans le discrédit cette anatomie transcendante » (E. Perrier).

.")« Fait. — La paléontologie conslnlc (juc les fossiles se succèdent

toujours et rig-oureusement dans un ordre de plus en plus parfait. Rép.— Je le 7iie.— a) Dès la première époque de la vie (cambrienne) apparaissent à la fois des rayonnes, des mollusques, des articulés et même des vertébrés. — b) Souvent les plus parfaits des types apparaissent les premiers, ou disparaissent sans postérité. — c) Très souvent les mêmes types persistent à travers tous les âges, sans changement. — d) Si quelques-unes semblent se modifier, on doit conclure à des évolutions partielles ou accidentelles, et nullement à l'évolution universelle.

ARTICLE IL

Du P)-ogrès Indéfini .

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