PREMIÈRE PARTIE, DIALECTIQXJE
qu'elles laissent l'e-sprlt en suspens, néanmoins elles disent ([uelque chose du sens qu'on voulait leur faire exprimer, ox. : un homme, étant donné qu'il a de la fortune...
H. — Cette phrase est énundative ou Vénouciatinn d'un jug-ement. Il y a, en eiïet, v'uu\ principales espèces de phrases : elles servent à énoncer un jugement, ou bien ii prier, à défenilre, à interroger, à appeler. Voici un exemple de chaque espèce : le jeune homme étudie ; — je vous prie d'étudier la Logique ; — faites attention à la leçon ; — à quoi pensez-vous ? — ô jeunes gens studieux ! Or nous disions que la proposition logique est une phrase qui énonce le jugement. La seule phrase, en effet, qui regarde la Logique est celle qui affirme ou nie l'existence de quelque chose, et la convenance du sujet et de l'attribut, car seule elle est « susceptible de vérité ou de fausseté ».
Les autres espèces de phrases, au contraire, expriment la prière, rinterrogation ou le désir, plutôt que la vérité de la proposition. Ainsi de ce que le maître dit : Faites attention à la leçon... il ne s'ensuit pas que les élèves soient ou ne soient pas attentifs.
Corollaire. — Nous venons de dire que la proposition logique énonce une chose dune autre chose. Elle se compose donc de trois éléments, le sujet, l'attribut et la copule (en latin ropula). ].e sujet est le terme auquel se rapporte l'attribut ; l'nttril)ut est le terme rapporté au sujet ; la copule est le lien qui relie l'attribut au sujet (n. 5.3).'
Parlons sommairement de ces trois éléments de la proposition. Ce sera faire connaître aussi le verbe des modernes, qui n'est que la copule {verbe être), ou la copule unie à l'attribut [verbe attributif').