‹ Cours de philosophie, Volumes 3-4Chapitre 12 sur 39 · XLIV PREFACE · texte numérisé non relu

XLIV PREFACE

avantages en une semblable matière , je veux dire, la connaissance des sciences physiques et naturelles. Je me suis donc borné à ce qu'on pourrait appeler la philosophie de la question. Je crois m'être placé dans le vrai , mais je n'y suis pas entré profondément , et m'en suis tenu presque toujours aux plus sommaires généralités. Je le regrette , car il y avait là quelque chose de neuf à présenter.

Je n'ai rien à dire sur le chapitre du bien relatif à la société ; j'avais à éviter les lieux communs , je ne crois pas y être parvenu ; j'ai seulement tâché de préciser certains points du sujet qui , la plupart du temps , sont et restent trop vagues.

On verra comment au chapitre suivant, du bien relatif à la divinité , j'entends l'oeaivre et la prière. J'en ai cherché , mais en ai-je trouvé la véritable solution? c'est ce que le lecteur décidera.

En traitant du beau moral ^ je me suis attaché à montrer qu'il n'est , sous tous les rapports, que la perfection et l'excellence du bien. Je ne pense pas avoir laissé cette opinion sans lumière ; à mes yeux du moins elle est évidente.

PREFACE. XLT

En voici une qui ne Test pas moins, mais que je conçois mieux qu'on me conteste, c'est qu'il n'y a pas de bien sans bonheur. J'ai mis quelque application , peut-être même quelque insistance à l'établir dans sa yérité , et à prouver que , bien entendue , elle se défend contre toutes les objections auxquelles d'abord elle paraît sujette.

Il ne me reste plus qu'à feire remarquer que touchant le mal et le malheur ^ je n'ai guère fait que tracer un résumé rapide des solutions que je propose. Il était inutile de m'y arrêter , après tout ce qui venait d'être dit du bien et du bonheur* Je crains cependant qu'il n'y ait dans ce morceau trop de sécheresse et de concision. Dans l'intérêt de mon ouvrage , j'aurais mieux aimé finir d'une manière moins aride ; mais la logique m'a fait la loi , et j'ai dû sacrifier avec ^vérité des développemens qui n'avaient pas leur nécessité et leur raison.

Je prendrai congé du lecteur, en lui offrant, sous forme de maximes, les principaux points de la doctrine enseignée dans cet ouvrage ; il aura ainsi d'avance un-abrégé de ma pensée , qui ne lui sera peut-être pas inutile pour mieux en suivre l'exposition.

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