XXXII , PREFACE
La terre entière serait devant Dieu dans de semblables sentimens de vénération et d'amour , qu'elle n'en serait que plus ardente et plus pure en ses vœux. Ici encore en opposition avec les biens matériels , plus il y a d'âmes à participer^ meilleure est la part de chacune.
Ainsi , en religion comme en science , comme en poésie, comme en morale j toute richesse qui se communique, augmente au lieu de diminuer ; en quoi parait toute l'infériorité du bien réduit à l'utile, comparé au vrai bien, à celui qui, avec l'utile, embrasse les autres élémens de la perfection humaine.
Telle est, j'ose l'espérer, une des vérités salutaires qui sortiront de la lecture attentive de cet ouvrage , et qu'il peut pour sa part contribuer et servir à répandre parmi le peuple ; non que je le croie directement accessible et utile au peuple , il est trop systématique , et le langage en convient mieux aux intelligences savantes qu'aux hommes de simple sens. C'est encore , quoique consacré aux matières de la morale, un traité de philosophie, c'est, comme je l'ai dit en commençant , de la psychologie appliquée. Mais de tout ouvrage , de quelque valeur , quelle qu'en soit d'ailleurs la forme ,