‹ Cours de philosphie positive (volume 3)Chapitre 1 sur 11 · Cours de philosphie positive · texte numérisé non relu

Cours de philosphie positive

A une époque de divagation intellectuelle et de versatilité politique, toute longue persévérance dans une direction rigoureusement invariable peut, sans doute, être justement signalée au public comme une sorte de garantie préliminaire, non seulement de la sincérité et de la maturité des nouveaux principes qui lui sont soumis, mais peut-être aussi de leur rectitude, de leur consistance et même de leur opportunité ; car, de nos jours, rien n'est à la fois aussi difficile, aussi important et aussi rare qu'un esprit pleinement conséquent. Tel est surtout le motif d'après lequel je crois devoir ici rappeler spécialement l'avis général contenu dans le préambule du premier volume de cet ouvrage, sur ma première manifestation, déjà ancienne et presque oubliée, de la plupart des conceptions fondamentales que je vais maintenant développer relativement à l'entière rénovation des théories sociales. La première partie de mon Système de politique positive, écrite et imprimée, en 1822, à l'âge de vingt-quatre ans, sous le titre primitif et spécial de Plan des travaux scientifiques nécessaires pour organiser la société, et réimprimée en 1824, sous son titre définitif et plus général; ensuite mes Considérations philosophiques sur les sciences et les savants, publiées à la fin de 1825, dans les n09 7, 8 et 10 du Producteur; et, enfin, mes Considérations sur le pouvoir spirituel, insérées dans les

Page 1