OF BRISTOL
Ce livre reproduit, en résumé, en substance, le cours de physiologie comparée professé en 1854 par M. Flourens au Muséum d'histoire naturelle. Ce travail n'est , à vrai dire , que la condensation des souvenirs et des notes que j'ai rapportés de ce cours.
Comment de simples notes sont devenues un livre, je le dirai au lecteur, en deux mots.
Le 11 juin 1854, j'écrivais à M. Flourens ce qui suit :
« Monsieur et illustre Maître ,
» Je suis attentif à vos leçons et je n'ai aucun mérite à l'être devant » l'exposition de ces idées si élevées et si claires : la caractéristique » infaillible de l'espèce et du genj-e par la fécondité continue ou » bornée; la fixité, l'immutabilité de l'espèce; la séparation de la « famille, unité naturelle, d'avec la collection, artifice humain, etc., » tout cela charme et satisfait l'esprit.
» J'ai pensé que ce serait chose agréable à tous vos auditeurs, et profitable au public , que de publier une analyse de vos leçons. J'ai envoyé mes notes à M. Amédée Latour , l'honorable et spirituel rédacteur en chef de I'Union Médicale, lequel serait heureux de donner place à ce travail dans son journal.
» Mais ni M. Latour ni moi , nous ne voulons disposer de ces noies sans votre consentement.
« C'est ce consentement que je viens vous demander , vous assurant que tout votre auditoire approuve ma demande. — Ch. Roux »
M. Flourens ayant bien voulu me donner toute latitude relativement à la publication de son cours de 1854 , les quarante leçons dont il se compose parurent successivement dans I'Union Médicale.
Vni PRÉFACE.
L'accueil que leur firent les lecteurs de I'Union m'encouragea à tenter davantage. Je pensa! que les articles de journal pourraient être réunis en un livre et oITerts, sous celte nouvelle forme, au public.
Mon projet communiqué à M. Flourens, voici la réponse que j'ai eu l'honneur de recevoir du savant Secrétaire de l'Académie des sciences :
« Monsieur, je me plais à rendre justice à votre travail. Ce petit » volume est bien le résumé sommaire des leçons que j'ai professées, » en 1854, sur celle branche de physiologie comparée, que j'ui créée, » et que j'appelle Ontologie ou Étude des êtres.
» Je reconnais pour miennes toutes les idées qui sont ici , et je me I) félicite de les voir reproduites par un esprit aussi judicieux et une » plume aussi intelligente.
» Flourens. »
Au Jardin-dcs-Plantcs, le 19 Noveml)re 1855.