II. — Membranes ou enteloppes de Vcell
Les enveloppes de l'œil sont, en allant de dehors en dedans, la sclérotique, la choroïde et la rétine. La dernière est la membrane essentiellement douée de sensibilité. Nous avons à étudier les deux premières comme enveloppes protectrices, destinées à maintenir et même à modifier les fonctions des parties essentielles de l'œil.
1° Sclérotique.
La sclérotique forme comme le squelette de l'œil. C'est la membrane destinée à maintenir la forme du globe oculaire, et à donner insertion aux muscles qui doivent le mouvoir. Fibreuse chez; l'homme, cette enveloppe devient successivement cartilagineuse et même osseuse chez les oiseaux et les reptiles.
En avant, cette sclérotique se modifie. De blanche et opaque, elle
(IHOROIDH 5 ',7
devient transpareiite et incolore, et constitue la cornée., que nous avons déjà étudiée. La cornée est plus convexe, appartient à un serment de sphère d'un rayon plus court que la sclérotique, c'està-dire que le reste du globe oculaire (fig. 143, p, 53G).
2*^ Choroïde.
La choroïde tapis>e exactement la sclérotique mais, au niveau de la ligne de jonction delà sclérotique et de la cornée, elle se sépare de ces membranes pour entrer dans la chambre antéiieure de l'œil et former au devant du cristallin un diaphragme appelé iris. Nous avons donc à étudier la dioroïde proprenient dite et Yiii^.
A. — La rit or 1)1 de proprement dite est essentiellement une membrane vasculaire ; elle est déplus tapissée à sa face interne par une couche de eelhdes j.igmeniaires régulièrement hexagonales ; enfin elle renferme, surtout en avant, des éléments muscidaires. De là trois rôles principaux assignés à cette membrane.
1*^ Gomme orfiane vasculaire (nombreuses artères cilialres ou choroïdie}tnes,et réseaux veineux formant les rasa vorticosa), elle est destinée à servir d'appareil de caléfaction à la membrane nerveuse (rétine) sous-jacente. Nous avons vu, en effet, que la richesse en réseaux sanguins est la règle générale pour tous les organes qui contiennent de nombreuses terminaisons nerveuses et surtout des appareil? des sens spéciaux, comme pour les papilles de la pulpe des doigts, pour la membrane olfactive, la langue, -etc.
2*^ Le pigynent de la face interne de la choroïde joue un rôle important dans la vision ; la rétine étant transparente, les rayons lumineux arrivent jusque sur le pigment clioroïdieu, qui se comporte vis-à-vis d'eux d'une manière encore difficile à interpréter. Peut-être cette couche absorbe-t-elle les rayons les plus irritants, et sert-elle de miroir réflecteur pour les autres, qui impressionnent alors les organes terminaux des fibres nerveuses de ia rétine ; nous verrons, en effet, que les éléments sensitifs de la rétine ont leur extrémité libre tournée vers la choroïde, et ne sont sans doute impressionnés que par les rayons que réfléchit cette sorte de miroir (Ch. Rouget). Cette couche pigmentaire n'est pas toujoiu's absolument noire : il y a là de grandes variétés selon les animaux. Chez quel-ques-uns, comme, par exemple, chez le bœuf, elle présente des reflets métalliques (tapis) qui rappellent parfaitement la surface d'un miroir. Peut-être aussi que cette couche pigmentaire, si foncée et si opaque en d'autres points, est destinée à empêcher, comme le noir mat dont on revêt la face interne de nos chambres obscures, la réverbération irrég-ulière et en tous sens des ravons lumineux et à
assurer ainsi la netteté de la vue ; en effet, les animaux qui manquent (le pigment choroïdien (albinos) ne supportent qu'avec peine l'action d'une lumière vive (héliophohes). Toujours est-il que le pig-
I © ; a> en «