CORPS DE WOT.FF
germe uro-génital, par uno invagination de sa partie la plus voisine (lu feuillet externe, comme le montre la figure 157 {ù^. A et B, en ^V); mais à peine apparu, ce canal se déplace successivement en bas et en avant. On constate bientôt qu'il ost situé, chez le poulet, à la
FiG. 158. — Coupes (perpendiculaires à l'axe du corps) sur des embryons de de poulet au quatrième (A) et au commencement du cinquième jour (B) de rincubation*.
cinquantième et soixantième heure de l'incubation, dans la partie centrale (lu germe uro-génital, tout contre la limite interne de la fente pleuropéritonéale (fig. C). A ce moment le germe uro-géiiital présente un bord externe légèrement bombé et faisant saillie dans la fente pleuropéritonéale.
* FiG. A. — e, e, feuiUet externe du blastoderme. — i, i, feuiUet interne. — m, feuiUet fihro-cutané. — m', feuiUet fibro-iiitestinal. — P, P, cavité péritonéale. — M, moeUe épinière. — A. aorte. — Ve, veines. — C, corde dorsale. — 2, éminence génitale (corps de Wolff;. — W, canal de Wolff avec un diverticulum en voie de développement.
FiG. B. — Mêmes lettres ; de plus : — I, tube intestinal formé. — O et T, épaississe ments de l'épithélium germinatif destinés à former l'ovaire (en O) et le tube de Mûller (en T).
574 APPAREIL GENITO-URINAIRE
Mais bientôt le canal de Wolff donne naissance à une série de bour geons creux qui se dirigent dedans (fig. 158) et forment les canaux du corps de Wollï. Dés lors, le corps de Wolff se présente, sur les coupes perpendiculaires à Taxe de l'embryon, comme une masse nettement circonscrite, faisant fortement saillie dans la cavité péritonéale de chaque côté du mésentère (fig, 158 B). Cette masse est tapissée, à sa surface libre, par un épithélium différent de celui qu'on rencontre sur les autres surfaces limites du cœlome. Tandis que sur la surface interne des parois abdominales, sur le mésentère, sur la surface externe de l'intestin, etc., l'épithélium est mince et plat, revêtant déjà les caractères de l'endothélium des séreuses, Tépithélium qui tapisse la surface du corps de Wolff est formé de cellules longues et cylindriques (tig. 158. B). Cette couche plus ou moins épaisse de cellules cylindriques a reçu de Waldeyer le nom d'épithélium germinatif (Keimepithel), parce que c'est elle qui, par deux processus en apparence très différents, mais qui sont au fond de même nature, donnera lieu à la formation de la trompe [canal de Mûller), d'une part, et à celle des ovaires avec les ovules, d'autre part i.
C'est sur la face externe du corps de Wolff que se forme le canal de Muller. Il a pour origine, d'après Waldeyer, un pli longitudinal de l'épithélium germinatif qui s'enfonce dans le tissu connectif de la partie latéral externe du corps de Wolff (en M. fig. 159). Ce pli, en s'isolant bientôt de la couche épithéliale superficielle, se ferme et constitue un tube; mais en haut, c'est-à-dire à son extrémité antérieure, ce pli ne se ferme pas, et le tube reste largement ouvert en ce point. Ainsi se trouvent constitués la trompe et son pavillon.
Sur la surface interne de le saillie du corps de Wolff apparaît le premier rudiment de la glande génitale, sous forme d'une petite proéminence que revêt une couche très épaissie d'épithélium cerminatif (en 0. fig. 158, B; et en 0, fig. 159). Cet épaississement épithélial est tout à fait caractéristique et se rencontre aussi bien chez ["embryon qui évoluera cans la direction du sexe femelle que chez celui qui deviendra u:i mâle. A ce moment, on aperçoit, au milieu des cellules de répilhélium germinatif, des formes particulières, remarquables par leur contour sphérique. leur noyau très développé, leur nucléole facilement visible : ces cellules sphériques ne sont autre chose que les premiers ovules formés (ovules prvmordiaux). et on les rencontre, chose remarquable, aussi bien dans l'épaississement épithélial de la future glande mà".e que dans celui de la future glande femelle. Enfin, à la partie profonde de la saillie génitale, et en contact intime avec elle, on aperçoit, sur les coupes, les tubes de la portion supérieure du corps de Wolff (lo, te, tig. 159), tubes qui se distinguent de ceux de la portion inférieure par leur calibre plus étroit, et par leur épithélium plus clair. On donne à cette région supérieure du corps de Wolff le nom de partie génitale ou sexuelle, la région inférieure étant plus spécialement considérée comme partie urînaire (embryonnaire). Voyons comment cette pre-
i Waldeyer, Sierstoch uad Et. Leipzig, 1870,