‹ Cours de physiologie d'après l'enseignement du professeur KüssChapitre 180 sur 219 · partie s'y rend · texte numérisé non relu

partie s'y rend

canal veineux

rend dans la

Fig. 201. — Schéma de la seconde circulation (Carlet) *.

branche gauche de la veine porte, se répand dans le lobe gauche du foie, d'où il arrive finalement encore à la veine cave inférieure par les veines sushépatiques correspondantes ; mais on voit que, giâce à cette disposition, tandis que le lobe droit du foie ne reçoit que le sang veineux intestinal (veine porte), le lobe gauche reçoit un mélange de sang veineux intestinal (veine porte) et de .sang vivifié par son passage dans le placenta (veine ombilicale). C'est ce qui nous explique la prédominance qui, chez le fœtus, donne à ces deux moitiés du foie des dimensions dans un l'apport inverse de ce qu'elles seront chez l'adulte.

' Figure empruntée à G. Carlet (Art. Circl'lation. in Diction, encyclop. des scieucef Médic, 1" série, t. XVII, 1875. p. 482) : -^ a, a, aorte ascendante (portant le sang à la tête et aux merubres supérieurs); a, ri, aorte descejidante ; a,fj, artère pulmonaire; C. CA l'apillaires des extrémités supérieures (G) et inférieures (C') ; L\a, canal artériel; c,i, veine cave inférieure ; C, S, veine cave supérieure; q, oreillettes; P, placenta: (. trou de Botal : Y, (^, veptriQp!^ droit ; \s, ventricule gauQlie,

CIRCULATION DU F(KTUS (J63

I^sangdo la voine cave inférieure arrive dans l'oreillette droite: maisil ne fait pour ainsi dire qu'eftieurer cette cavité sans presque se mêler au sang qui y est versé par la veine cave supérieure. En effet (V. j). (lôO), le sang de la veiniî cave inférieure, guidé par la valvule d'Eustache, traverse le trou de Botal (t, ûg. 201), arrive dans l'oreillette gauche, dans le ventricule gauche (V, r/), et direcment dans la crosse de l'aorte. Là une faible partie de ce sang s'engage dans l'aorte descendante (ad) où nous la trouverons tout à l'heure se mêlant au sang fourni par le canal artériel ; la plus grande partie du sang qui est arrivée dans la crosse de l'aorte s'engage dans le tronc artériel brachio-céphalique, dans la carotide et la sous-clavière gauche (aorte ascendante : a, «, ûg. 201), et va nourrir la tête et les membres supérieurs. N'oublions pas que ce sang, ain>i fourni à l'extrémité supérieure de l'embryon, est presque entièrement artériel, c'est-à-dire que c'est du sang vivifié par l'hématose placentaire, avec fort peit de sang veineux (de la veine cave inférieure et des veines sus-hépatiques). Devenu veineux, ce sang de la tête et des membres supérieurs, revient au cœur par la veine cave supérieure (CS), arrive dans l'oreillette droite, le ventricule droit (V. p. 060), l'artère pulmonaire (ci.p): comme le pouuion forme à cotte époque une masse compacte, c'est-à-dire très peu perméable, le sang de l'artère pulmonaire s'engage en entier dans le canal artériel ('% a. ûg. 201), et de là dans l'aorte descendante (a, âj, qu'il parcourt eu se mêlant à une faible quantité du sang artériel qui. de la crosse de l'aorte, ne s'est pas dirigé vers l'extrémité supérieure du fœtus. Arrivé aux artères iliaques primitives, ce sang s'engage en grande partie dans le? artères ombilicales, pour aller subir l'hématose au niveau du placenta (Pj, tandis qu'une plus faible partie continue son trajet dans les iliaques pour aller nourrir le bassin et les membres inférieurs du foetus.

Au point de vue de la nature du sang que reçoivent les différentes parties du corps de l'embryon, nous voyons que sa partie supérieure reçoit du sang artériel mêlé de très peu de sang veineux, tandis que sa partie sous-ombilicale reçoit du sang veineux mêlé de très peu de sang artériel. C'est une ditference analogue à celle que nous avons constatée entre le sang du lobe droit et celui du lobe gauche du foie ; aussi trouvons-nous encore une différence identique au point de vue du développement relatif des parties inférieure et supérieure de l'embryon, c'est-à-dire que la partie sus-ombilicale du corps l'emporte de beaucoup sur la partie sous-ombilicale.

Cette circulation placentaire ou seconde circulation persiste, avec le mode de nutrition et de respiration auquel elle est adaptée, jusqu'à la naissance, A ''e moment les fonctions du placenta cessent.

pour être remplacées par les fonctions de nutrition et de respiration que nous avons étudiées chez l'adulte. La circulation placentaire est alors remplacée par la circulation définitive, la circulation de r adulte (ou troisième circulation), A cet effet, les parties caractéristiques du système placentaire disparaissent en s'oblitérant. Ce sont successivement, et en suivant le même ordre que dans l'étude précédente : d'abord le placenta qui est rejeté après l'expulsion du fœtus (sous le nom de délivre on arrière-faix) ; la veine ombilicale qui est sectionnée et oblitérée par mâchonnement du cordon chez les animaux, et par section directe et ligature chez la femme. La partie de cette veine qui va de l'ombilic au foie s'oblitère également par rétraction de ses parois, ainsi que le canal veineux d'Aranzi ; ces vaisseaux sont remplacés par des cordons fibreux que l'on étudie en anatomie descriptive. Dans le cœur, la valvulve d'Eustache s'atrophie, le trou de Botal s'oblitère et les deux oreillettes se trouvent dès lors parfaitement séparées, l'oreillette droite transmettant au ventricule correspondant aussi bien le sang de la veine cave inférieure que celui de la veine cave supérieure.

D'autre part, le poumon est devenu perméable, et. le canal artériel s'oblitérant, le sang du ventricule droit va tout entier dans le poumon ; il parcourt, en un mot, le cercle que nous avons étudié sons le nom de petite circulation (Y. p. 196). Enfin, dansla partie artérielle de Ja grande circulation, les artères ombilicales s'oblitèrent par hypertrophie et l'étraction de leurs parois, et sont représentées par les cordons fibreux que l'on trouve sur les côtés de la vessie ; l'aorte ne porte plus alors de sang qu'aux membres, aux parois du corps et aux viscères ; les deux cercles de la circulation définitive sont constitués avec leur complète indépendance.

RÉSUMÉ. — Les tubes séminifères du testicule produisent des sper- 'tnatoblasles, qui se transforment en sperinatozoïdes. éléments caractéristiques du sperme. Ces éléments sont en forme de long cil vihratile (queue du spermatozoïde) avec une extrémité renflée (tête du sperma • tozoïde). Ces spermatozoïdes ne deviennent libres (dissociation de faisceaux de sperniatoc aides provenant de la grappe de spermato hlastes) qu'au niveau du canal de l'epididynie ; dès lors, ils présent en des mouvements ciractéristiques. que les acides arrêtent, que les liquides alcalins excitent (comme pour les cils vibratiles).

Les vésicules séminales sécrètent un liquide destiné à diluer le sperme. h'e'rection se produit par un phénomène réflexe dont les points de départ sont très variables. Le mécanisme de l'érection est complexe; les tissus érectiles (corps caverneux et portion spongieuse de l'urètre) se remplissent de sang à une forte tension, vu : 1° un acte de dilatation vaso-motrice ; 2° l'obstacle à la circulation en retour.

Véjaculatiou est produite, d'une minière saccadée, par le muscle

RKSUMK — ArPARKIL GKNITaL 665

de \\'ilsoii,qui laisse échapper, eu se relâchanl par saccades, le sperme accumulé avec une forte tension derrière lui.

L'ovaire est un organe où se fornaent, à une époque embryonnaire très primitive, des culs-de-sac glandulaires ; ces tubes glandulaires, successivement étranglés comme en chapelets, s'égrènent pour ainsi dire en vésicules closes (follicules de Graaf). dans lesquelles se développe (au milieu du disque jirolifjère) la cellule ovule (membrane vitelliue, vitellus, vésicule germinative, tache gerrainative). A chaque période menstruelle (érection de l'ovaire et hémorragie utérine) il y a déhiscence d'une vésicule de Graaf, dont le contenu est projeté dans le, pavillon de la trompe alors appliqué sur l'ovaire. La vésicule ouverte et vidée devient, eu se cicatrisant, un corps jaune.

ha. fécondation résulte de la rencontre de l'ovule avec les spermatozoïdes et de la pénétration de l'élément femelle par l'élément mâle. Cette rencontre a lieu dans le tiers externe de la trompe, au niveau du pavillon ou au niveau de l'ovaire lui-même: la vésicule germinative. après avoir donné naissance aux globules polaires, s'étant réduite à un pronucléus fonelle, la tête du spermatozoïde forme dans l'ovule le jrronucléus mâle. Ces deux pronucléus se fusionnent et il en résulte le 7ioyau vitellin, c'est-à-dire le nouveau noyau de l'œuf fécondé; c'est ce noyau vitellin qui va })résider à la segmentation de l'œuf.

L'ovule fécondé, arrivé dans l'utérus, y provoque, par sa présence, une hypertrophie de la muqueuse utérine, d'où résulte la formation de la cadïique : en même temps que dans l'ovaire, par un travail sympathique, se produit l'évolution caractéristique des vrais corps jauries (corps jaunes de grossesse).

L'œuf fécondé subit lui-même une série de métamorphoses. Segmentation du vitellus, formation du blastodertne : apparition de l'aire f^enninative, puis de la ligne primitive. (Il nous est impossible de résumer la formation des membranes de l'œuf; une simple énumération ferait double emploi avec la table des matières: nous renvoyons donc le lecteur aux chapitres consacrés à ces sujets, chapitres qui, pour les membranes, pour la formation du corps, pour la circulation fœtale, sont eux-mêmes un résumé aussi succinct que possible de ces questions importantes d'embryologie.)

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