CIRCULATION - CŒUR
exirémilé libfe d'uno plaque d'ivoire qui déprime la région où sp produit le choc du cœur); les mouvements communiqués à l'air de la cajisule par les jiulsations de la région précortiiale se transmettent par un tube à un levier inscripteur. On obtient ainsi des tracés analogues à celui de la figure 60, et dont il sera facile de reconnaître les divers éléments en les comparant à ceux de la figure 58.
Les expériences sur les animaux montrent que les variations de pression pendant la systole présentent un type différent dans le ven-
FiG. 59- — Caniiographe de Marey,
tricuie droit qui donne, dés le début de la systole, le maximum de son efifort, et dans le ventricule gauche, où la pression continue à s'élever jusqu'à la fia de la phase systolique. Ces mêmes ditieiences se retrouvent chez l'homme quand on explore la pulsation du cœur, car, en appliquant l'appareil explorateur dans le quatrième espace intercostal et au-
FiG. 60. - Graphique des mouvements du cœur chez l'homme (Marey).
dessous du mamelon, on a un tracé qui offre les caractères de la pression du cœur droit, tandis qu'en plaçant l'explorateur plus en dehors et en faisant coucher le sujet sur le côté gauche, on a le tracé du ventricule gauche. On constate alors, ce qui devipnt un précieux moyen de contrôle
K i; s's et D u v m. , T h y s i o 1 .
our bien distiiiguei- la place où bat l'un ou l'autre ventricule, on constate que le cœur droit et le cœur gauche ne se comportent pa? de la même manière pendant un arrêt de la respiration. Pendant cet arré!. une stase se produisant dans le poumon et le cœur droit se vidan' moins facilement, on voit sa pulsation diminuerd'amplitude, et présenter de moins en moins ces chutes de pression qui traduisent sa vacuité. An contraire, le cœur gauche, pendant Tarrèt respiratoire, donne des pulsations dont l'amplitude présente un léger accroissement i.
Bruits du cœur. — Eu auscultant le cœur, ou entend pendant une de ses contractions deux bruits qui se succèdent à de courts intervalles. 11 est démontré par toute une série de vivisections que le iwemier bruit se produit pendant la systole du ventricule, et le second iunnédiatement après cette systole, quand le cœui' entre dans son i-epos complet.
On est d'accord sur l'explication du second bruit. Connue il se produit pendant le repos du cœur, il est évident qu'il ne tient pas aux mouvements de cet organe. Aussi l'attribue-t-on généralement et avec raison aux mouvements des valvules sigmoïdes aortiques et pulmonaires, qui se redressent brusquement sous l'influence de l'ondée de reflux qu'elles arrêtent. Aussi ce bruit est-il court et sec. (Théorie deRouanet.)
Quant d.Viprem,ier bruit., on est plus euibarrassé pour l'expliquer. Ou admet généralement qu'il est dû au jeu des valvules auriculoventriculaires : mais si ces replis membraneux fonctionnent en vraies valvules, ils doivent se redresser brusquenK-nt, et comme, d'autre pai't, le premier bruit présente une certaine durée, à peu près égale à celle de la contraction du ventricule, on ne peut expliquer son intensité et sa durée qu'en invoquant encore connue source de ce bruit un bruit, de contraction musculaire protluit parles parois du ventricule. Si, au contraire, nous nous rappelons la manière dont nous avons conçu le fonctionnement des appareils aurieulo-ventriculaires, l'explication de ce bruit devient toute simple. 11 est une manifestation sonore du fonctionnement des voiles membraneuses auriculo-veutriculaires. tendues et tiraillées par les muscles papillaires et leurs tendons aussi longtemps que dure la systole ventriculaire. En eflfet, nous trouvons la toutes les conditions de tensions saccadées, longues et énergiques, capables de faire naître ce liruit.
Pour résumer en un tableau la durée relative des systoles et diastole.-* auriculaires et ventriculaires. nous pouvons, étant donnée luie ligne divisée en dix parties égales, qui représentera la durée d'une
1 Cnrxctères dislinctifs de la pulsUion du cœur, suivant f/u'on cjoplore le ventricule droit ouïe ventricule nu v.chc. Note de M. Marey ((Jorapt. rend. Acad. des sciences, 23 août 1880).