RESPIRATION - MUQUEUSE PULMONAIRE CHALEUR ANIMALE
I — Respiration
Après la surface épithéliale digestive. celle qui se prête le mieux aux échauges, c'est la surface de la muqueuse respiratoire ; seulement ici les échanges sont, à l'état normal, essentiellement gazeux. De même que ra]:)sorption des matières dites alimentaires peut se faire un peu par toutes les surfaces, de même que nous avons vu la résorption des graisses se faire dans tous les tissus, quoique ces phénomènes se localisent spécialement au niveau de l'épithélium du tube digestif, de même les échanges gazeux se font sur un grand nombre de surfaces, comme, par exemple, au niveau de la peau, et les gaz peuvent être résorbés dans l'intimité même des tisssu (comme, par exemple, dans TemphYsème sous-cutané ) ; mais ces phénomènes se localisent, chez les animaux supérieurs, au niveau de la muqueuse respiratoire.
La rauqueuse respiratoire peut être considérée, au point de vue embryologique, comme un ])ourgeon de la partie sus-diaphragmatique du canal digestif.
Vai effet, les premières traces des poumons se présentent chez le fœtus sous la forme d'une végétation de l'épithélium de la paroi antérieure du pharynx. Ce bourgeon, d'abord plein, se creuse et se bifurque successivement à mesure qu'il se développe (fig. 98) ; en même temps l'épithélium se modifie : de pavimenteux qu'il était dans le pharynx, il devient cylindrique et vibratile dans les
FiG. 9S. — Ramification du bourgeon pulmonaire chez le foetus de brebis, long de 1 pouce 12 (MuUer).
pédicules des bourgeons (trachée et bronches), puis de nouveau pavimenteux vers les culs-de-sac des bourgeons (alvéoles) . On peut donc comparer les poumons à une glande dont les culs-desac seraient représentés par les alvéoles (fig. 99), et les canaux excréteurs par les bronches. Ces culs- le-sac peuvent être assimilés
Fir,. 9^. - Larynx de rhoinme, trachée, bronches et poumons, avec la rami-
lîcalioa des bronches et la division des poumons en lobules. (Dalton,
Physiologie et Hygiène.)
chacun à 'un organe conique, piriforme, mais bosselé et dont le sommet se continue avec une ramification bronchique. Cette ampoule (fig.lOO),quia environ 1/8 de millimètre de diamètre, n'est pas simple, mais également bosselée à l'intérieur où elle présente im grand nombre de replis saillants qui divisent V alvéole primitif en un grand nombre d'alvéoles secondaires ou tr'^^cw/e^ (fig. 100, c,c). Ces ampoules s'accolent les unes aux autres pour former des lobules, qui se