‹ Cours de physiologie d'après l'enseignement du professeur KüssChapitre 89 sur 219 · DISPOSITION DE SES ELEMENTS · texte numérisé non relu

DISPOSITION DE SES ELEMENTS

L'alvéole pulmonaire constitue essentiellement la surface respiratoire. Il se compose d'un épithélium et d'un substratum de tissu connectif.

i^L'épithéliu'n pulmo /laire est formé F^"^- 103. — Lobule primitif de plaques épithéUales très minces, très - ^^t^'^l .^" P-'"difficiles à constater, disposées en une

seule rangée, et souvent assez distantes les unes des autres ^ . Aussi à l'état normal ses éléments ne présentent-ils que fort peu de métamorphoses, et presque pas de déchets épithéliaux. Ils tendent même à s'atrophier de plus en plus avec l'âge, et, les cloisons qui les supportent s'atrophiant en même temps, il en résulte ce qu'on a appelé l'emphysème pulmonaire, altération si fréquente chez les vieillards. Mais il n'en est pas de même dans les états pathologiques. Sous l'influence deà

i V. Ch. Schmidt, De V épithélium pulmonaire. Thèse de Strasbourg, 1S66, n* 931.

L'existence de répithélium pulmonaire a été longtemps contestée. Villerain a été un de ses plus ardents adversaires, ce qui n'est pas étonnant, si Ton considère les préparations compliquées qu'il faisait subir aux lobules pulmonaires avant de les étudier (dessiccation, bichlorure de mercure, eau ammoniacale, et endn iode/. Or, l'épithelium pulmonaire est l'un des plas délicats; il demande à être étudié par les mêmes procédés de préparation que les épithéliums les plus délicats des séreuses. Elenz '1S64), ayant employé le nitrate d'argent, constata un épithélium pulmonaire complet chez tous les verteorés ; ces résultats ont été depuis connrmés par de nombreux observateurs. Par les mêmes moyens d'investigation. Schmidt (thèse citée) est arrivé aux conclusions suivantes. Chaz les mammifères^ les vésicules pulmonaires des embryons sont tapissées par des cellules rég^ulièrss et de grandeur uniforme; chez le nouveau-né, une partie des cellules précédentes s'étale en

♦ a, Termiaais<jn des dernière ramiflcalions bronchiques ; — t, cavité du lobule ou ampoule ; — c,c, c. c.véjicules aériennes. (Dation , Physiologie et Hygiène.) Cette amr'oule repr^- ^nte exactement la totaUté d'un poumoD de batracien.

iriitations. cet épitliéliuin s'iiypertrophiopt prolifcie; cVt lui qui produit alors les fausses ineiubiaiies du ciouiJ, et les éléments caractéristiques de la pneuinoiiie : il oblitèi-e alors complètement les alvéoles, qu'il transforme en un tissu compact et résistant, ce qui a valu à cet état le nom àliépatisotion. C'est lui encore qui joue le jjrinoipal rôle dans la production du tahercule^ et dans celle de quelque-^ transformations plus rares, comme le canci-r du poumon.

Dans les cas ({'infarctus du poumon, surtout dans les infarctus produits expérimentalement sur le eliien. il est facile de voir, dans

largeur et recouvre les capillaires: les autres n'éprouvent pas de changement et restent réunies par groupes dans les mailles des capillai';es (lîg. 101). Entin, chez les adultes, les cellules sont rénnies en plus petit nombre pour former des groupes; beaucoup d'entre elles sont isolées. Les grandes cel-

Fiû. 101. — Épithéliiui pul iionuire '.

Iules qui les séparent serablealse fusionner en partie et prennent i'aspeci de plaques membraneuses très simples et presque amorphes.

Les arguments empruntés à l'anatomie comparée contre l'existence de répithélium pulmonaire ont été renverses par des recherches plus exactes. La loche d'étang (cobitis fossilisj est un poisson bizarre qui avale de l'air par la bouche, et, après avoir absorbé une partie de l'oxygène, rend de l'acide carbonique par Tanus. Leydig n'avait pu trouver d'épithélium intestinal chez ce poisson où la respiration est en partie intestinale. Or, à l'aide du nitrate d'argent, Sohmidt a constaté un revêtement épithélial complet sur toute la surface eu question. Ici encore, des cellules diverses sont entremêlées sans aucun ordre, tantôt groupées de façon que plusieurs petites cellules soient entourées de cellules plus grandes.

♦ 1. Vaisseaux capillaires; —2, intersti:e des capillaires (tout ce qui est en blanc fait partie du réseau capillaire ; les espaces ponctué* représentent les mailles ou interstices de ce réseau) ; — 3, contour des cellule; é,iita;lialej ; -» 4- noyjçus des cellules, plac«3 ordi- Iiai-''eœent dans une maille.

Page 1