MUQUEUSE PULMONAIRE
]os alvéoles pulmonoiros infiltrés de sang, répithéliiim subir une certaine hypertrophie et quelques-unes de ses cellules tomber dans l'alvéole et s'y mêler aux globules sanguins (Vulpian).
2" Cet épithélium est supporté par une hwmbrane qui forme comme la coqtie de l'alvéole. Elle est composée d'un tissu connectif presque amorphe, parsemé de cellules plasmatiques et très riche en fibres élastiques, qui forment des réseaux très serrés dont les mailles figurent des fentes extrêmement étroites : parfois les fibres élastiques se montrent plus écartées, et, par dissociation, on peut parfaitement les rendre évidentes sur une préparation. Ces éléments élastiques, formés de fibres à contour nettement indiqué, avec bifurcations et anastomoses nombreuses, sont très importants à rechercher au point fie vue pathologique, par exemple dans les crachats, car ils résistent longtemps aux causes de destruction et sont souvent les seids débris qui, dans une portion de poumon nécrosée et éliminée, conservent une structure reconnaissable et caractéristique àl'exameu microscopique. Chez quel Jjues animaux, des fibres musculaires lisses prennent évidemment part à la structure de la coque alvéolaire. 11 est difficile île décider.par l'examen auatomique, s'il en estde même pour l'homme*. Nous aurons à discuter plus tard si les expéi'iences physiologiques sont propres à résoudre cette question. Mais ce que cette meml^rane in'ésente de plus important, c'est sa richesse en vaisseaux sanguins. Ce sont des l'éseaux de capillaires ti'ès petits, car ils ont ime lumière juste assez grande pour le passage d'un globule sanguin, et très i^rrés les uns contre les autres, de sorte que les mailles qui les séparent sont très étroites. On trouve, par exemple, que sur une sur face donnée d'alvéoles pulmonaires, l'étendue OLCupée par les capillaires équivaut aux trois quarts, et les intervalles qu'ils laissent entre eux seulement à un quart de la surface. Or, la surface totale de l'en- 8end)le des alvéoles équivalant à 200 mètres carres, il en résulte que les capillaires forment une nappe de 150 mètres carrés. Cette nappe est ti'ès mince, et n'a guère que l'épaisseur d'un globule sanguin. Il n'en résulte pas moins qu'elle représente un volume de sang à peu I)rès égal à 2 litres. On a de plus calcidé qu'en vingt-quatre heures il y passe au moins 20.000 litres de sang ; cette nappe de sang se
1 « Les fibres musculaires apparaissont sur les grosses bronches sous la forme de faisceaux aplatis, circidaires ; ces faisceaux, constitueni une couche complète. Gomme on les retrouve encore sur des rameaux de Û°',22 à {r,l8, il est probable qu'ils s'étendent jusqu'aux Ijbules pulmonaire. » (Kijlhker. 1S70).
La présence de l'élé nent musculaire dans la paroi des vésiouies pulmonaires a été soutenue par Moleschott, Piso-Borme, Hirschmann et Chrzousz^ çzewsky.
renouvelle doue sans cesse. Ces chiffres sont importants, car ils nous font déjà prévoir la grandeur des échanges gazeux qui s'opère ront entre le sang et les masses d'air mises presque en contact avec lui, puisqu'elles n'en sont séparées que par la mince paroi des capillaires et un épithélium d'une très faible épaisseur.
Il nous faut donc étudier le mécanisme par lequel l'air extérieur est amené au contact de la surface respiratoire, et comment il est renouvelé après que la diffusion gazeuse s'est accomplie entre lui et le sang.
Ces phénomènes sont en tout comparables à ceux de la digestion ; mais tandis que les aliments introduits dans le tube digestif doivent, avant d'être assimilables, subir un grand nombre de métamorphoses, les éléments respiratoires de l'air sont directement assimilables. Ce gaz ne subit qu'une légère action préparatoire, destinée à le mettre dans le même état de température et d'humidité que la surface pulmonaire avec laquelle O va se trouver en contact. I/origine même de l'arbre aérien est disposée de façon à faire subir à l'air cette légère modification. Les fosses nasales sont, en effet, tapissées par une muqueuse très humide, très riche en sang et par suite très chaude; elle recouvre une infinité de replis (cornets) circonscrivant des canaux étroits (méats), par lesquels l'air est obligé de filtrer ; il se charge de vapeur d'eau à ce passage et se met à la température du corps. Ces seules considérations prouvent (pie c'est par le nez et non par la bouche que doit se faire la respiration normale, et font comprendre le danger qu'il y a de respirer par ce dernier orifice quand on se trouve dans un milieu très froid et très sec.