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PHÉNOMÈNES MÉCANIQUES — EXPIR ATION

L'expiration peut cependant devenir active dans der^ cas particuliers. De même que nous avons vu une inspiration ordinaire et une inspiration forcée, nous trouvons aussi une expiration ordinaire et une expiration forcée. C'est dans cette dernière seulement que le phénomène devient actif et que Ton voit intervenir ties puissauces nuisculaires, telles que les muscles de l'abdomen, le petit dentelé inférieur, et en général tous les muscles capables d'abaisser les côtes. Cette expiration adirée se produit surtout dans la toux : alors les pai'ois thoraciques ne se contentent plus de suivre le mouvement de retrait du poumon, elles le compriment pour augmenter la vitesse et l'énergie du courant d'air expiré.

Nous ne saurions trop insister sur le rule tout particulier que joue la cavité pleurale, qui, tout en permettant aux poumons de glisser et de se déplacer le long de la face interne de la paroi tlioracique, lie ces deux surfaces solidairement l'une à l'autre, de sorte

FiG. 105. — Rapport du poumon et de la cavité thoraoique (Funke).

qu'il ne peut y avoir dilatation du thorax, sans qu'il s'ensuive dilatation du poumon, ni rétrécissement de celui-ci sans rétrécissement de celui-là. Les feuillets pleuraux, -qui tapissent les deux organes eu contact, agissent par adhésion, par le vide, en un mot par une espèce de succion à la manière des ventouses.

La ligure ci-jointe (fîg. 105), d'après Funke, fait comprendre les conditions mécanique.^ dans lesquelles le poumon est placé relativement à la cavité thoracique. La cloche 1 (fig. 105) représente la cage thoracique ; la membrane de caoutchouc 4. le diaphragme; la membrane 6, les parties molles d'un espace intercostal; le tube 2,

liguraut la trachée, traverse le Ijouchou du g-oulot de la cloche et se biturque pour- aboutir aux deux vessies minces qui représeuteut les poumons ; un manomètre, 3, donne la mesure de la pression dans l'intérieur de la cloche. Si on tire en bas le bouton 5, on augmente la cavité de la cloche (dilatation du thorax en inspiration), on diminue la pression dans son intérieur, et on voit les deux vessies se dilater (fig. a) ; si on jjarvient à faire le vide absolu dans la cloche, les vessies se dilatent au point que leurs parois viennent s'accoler intimement à la face interne des parois de la cloche.

Cet appareil schématique peut être appelé à rendre de grands services dant l'étude des phénomènes de la respiration ; en le construisant d'une manière aussi analogue que possible à la réalité, ^Voiliez i a réalisé s,oi\spiroscopc, qu'il destinait à l'étude de l'auscultation pulmonaire. Ce spiroscope consiste en une petite chambre cylindrique ou manchon du verre, où l'on suspend un poumon parfaitement sain, de façon à laisser les voies aériennes en communication avec Textérieur. On fait le vide dans le manchon au moyeu d'un sout'flet cylindroïde, avec lequel ou reproduit Jes mouvemeutsd'inspiratiou et d'expiration. Comme à l'aide d'une palette mobile on peut rapprocher le poumon des parois du manchon, il est facile d'ausculter l'organe et de suivre ainsi avec les yeux et les oreilles les détails intimes de l'acte respiratoire. Des

FiG. 106. — Pneumographe de Marey. modirîé.

études entreprises par Woillez avec cet instrument, il ressort déjà une réfutation de la théorie défendue par Beau, et dont nous parlerons dans un instant, théorie qui rattachait le murmure vésiculaire au retentissement des bruits pharyngiens et glottiques.

Pneumographes et jineumof/raphie. — On nomme pneumogrîiphes des ajjpareiJs destinés à recueillir le tracé des variations d^" '.-ilatatioM

i Woillez, Apad^rnie de médecine, 1875,

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