‹ Cours de physiologie d'après l'enseignement du professeur KüssChapitre 96 sur 219 · PHÉNOMÈNES MEC ANIQUES - EX PIR ATION · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES MEC ANIQUES - EX PIR ATION

du thorax selon une ou plusieurs de ses lignes de circonférence. Le premier explorateur des mouvements respiratoires dont s'est servi Marey [Méthode graphique, iS78, p. 541) était un cvlindre creux mis sur le trajet d*uiie ceinture. L'ampliation ou le resserrement de la l)oitrine, agissmit sur ce cylindre à capacité variable, y appelaient ou en expulsaient de l'air; ces mouvements alternatifs actionnaient un levier. Un appareil analogue, formé par un cylindre métallique, fermé

FiG. luT. — Diagramme des divers modes de respiration chez l'homme et chex la femme.

par une membrane de caoutchouc à chaque extrémité, a été employé par Paul Bert dans Ses recherches sur les moucements de la respirât ioi),ei la figure 106 montre la disposition que lui a donnée P.Bert. Dans l'inspiration, l'air du cylindre se raréfie, et cette raréfaction agit pai" aspiration sur un tambour à levier, au moyen du tube en caoutchouc dont le branchement est figuré eu ligues pointillées. Quand le thorax se dilate, la courbe tracée s'ai?aisse (elle s'élévç, au CQntrajre,

5=1 le thorax se resserre, c'est-à-dire dans l'expiration) V.la fig. 110, p. 385). On peut disposer sur un même sujet plusieurs ceintures pneumosraphiques, les unes sur le thorax, une autre sur Tabdomen, chaque pneumographe étant relié à un levier particulier écrivant sur le même cylindre tournant. Cette disposition permet de comparer dans leur synchronisme, leurs formes et leur intensité, les mouvements de dilatation des diverses parties du thorax, et de les comparer également avec le soulèvement des parois abdominales produit par l'abaissement du muscle diaphragme. Au point de vue du synchromisme, Marey, après avoir recueilli avec deux pneumographes les courbes fournies par les mouvements du thorax et ceux de l'abdomen, a obtenu la plupart du temps des tracés parallèles et en conclut la simultanéité d'action du diaphragme et des muscles moteurs des côtes. Au point de vue de Vintensité, c'est-à-dire de la prédominance des muscles thoraciques ou du diaphragme dans l'inspiration, nous avons déjà vu (p. 365) cequ'on entend par type respiratoire abdominal, costo-inférieur et costo-supérieur. La figure 107, d'après Hutchinson, montre l'étendue des mouvements antéro-postérieurs du thorax dans les deux types extrêmes, c'est-à-dire dans la respiration thoracique supérieure de la femme et abdominale de l'homme :1e profil de la face antérieure du tronc dans la respiration ordinaire est marqué par un large trait noir, qui indique par ses deux bords les limites de l'inspiration et de l'expiration. On y a surajouté un profil en ligne pointillée qui répond à l'inspiration forcée pendant laquelle Thorame lui-même prend nettement le type costosupérieur; enfin le contour même de la silhouette en noir répond à l'expiration forcée.

G. Rôle des voies aériennes dans la respiration. — L'air, que les mouvements respiratoires amènent et chassent du poumon, passe par la partie étroite de notre cône pulmonaire, c'est-à-dire par les narines, les fosses nasales, le pharynx et la trachée (avec le larynx). Tous ces canaux présentent de.^ phénomènes mécaniques accessoires à ceux que nous venons d'étudier dans le poumon.

Les narines ^^e dilatent activement. 'mais seulement dans les grandes inspirations et lorsqu'il y a sentiment de dyspnée. Les fosses nasales ne présentent pas de phénomènes mécaniques particuliers; nous savons déjà qu'elles jouent un rôle capital comme lieu de préparation de l'air respiré, qu'elles chargent de chaleur et de vapeur d'eau.

Au niveau du pharynx, le canal aérien croise le canal alimentaire, et nous avons vu, en étudiant ce derniei\ comment, lors du passage des aliments, les orifices supérieur et inférieur se trouvent oblitérés (p. 294).

Chez quelques animaux, les communications entre le canal aérien et le canal alimentaire sont oblitérées d'une manière permanente. Chez les cétacés, le larynx est reçu dans une boutonniéi'e complète du voile du palais, de sorte que la trachée communique directement avec les

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