‹ Cours de physiologie générale et comparée [electronic resource] (volume 2)Chapitre 42 sur 58 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

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plus muqueuse, moins contraetile que dans les groupes préce'dens. C’est néanmoins chez les animaux que nous venons de nommer qu’on choisit les muscles qui servent à l’observation microscopique des phénomènes de contraction qui ont lieu sous l’influence du galvanisme. La raison de cette préférence est la facilité avec laquelle on sépare les fibres de ces muscles. La grande ténuité de celles-ci permet, en outre, de les soumettre intactes au grossissement considérable du microscope, à l’aide duquel on distingue parfaitement leur disposition si éminemment flexueuse (i).

Dans les poissons , l’élément sarceux est encore bien moins distinct que chez les amphibieus, où, comme nous venons de le dire, il a déjà un caractère de mollesse , et un aspect muqueux qui le rend moins distinct des autres tissus, qu’il ne l’est dans les deux premières classes de la série. La disposition fibrillaire est peu sensible dans le dernier groupe des vertébrés. C’est cependant

(i) Cette disposition , pour le rappeler en passant , appartient plus particulièrement aux fibres qui ont servi, car chez le jeune fœtus elle n’existe pas encore.

Quand nous serons arrive's à l’histoire des muscles eux-mêmes , nous aurons à faire connaître l’opinion des observateurs qui nous ont représenté chaque repli de la fibre charnue comme correspondant à un filet nerveux, qui serait là comme un conducteur d’électricité dynamique , idée que MM. Prévost et Dumas, s’appuyant sur des théories ingénieuses de M. Ampère, ont proposée dernièrement aux réflexions des physiologistes.

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la fibre musculaire des poissons et celle des ampliibiens qui ont le plus servi à la démonstration de riiypotbèse, en vertu de laquelle lelément sarceux serait composé de globules disposés en séries linéaires; hypothèse tout-à-fait dénuéedebonnes preuves, puisqu’au lieu de s’appuyer surl’observation de ladisposition intime de cet élément, là où il esta son maximum de spécialisation , là où il est le plus caractérisé possible, savoir , chez les mammifères et les oiseaux, elle ne repose que sur l’examen des fibres sarceuses les plus imparfaites. D’ailleurs, ces fibres ne paraissent formées de globules que parce quelles contiennent une trèsgrande quantité de matière albumineuse, et que cette matière, comme nous l’avons vu, présente des grumeaux plus ou moins globuliformes.

La chair des poissons est de couleur variable : chez les uns^ elle est très-rouge, comme celle du bœuf; c’est ce qu’on observe chez le thon. D’autres fois elle est rosée ; d’autres fois, et le plus souvent, elle est très-blanche, surtout dans le jeune âge. On trouve chez le maquereau, à la partie supérieure de la région dorsale , un muscle noirâtre ; d’autres poissons enfin présentent une chair d’un jaune intense. J’ignore la cause de ces variétés de coloration ; c’est encore là un de ces nombreux problèmes anatomiques qui réclament l’attention des observateurs. On s’étonne d’abord, en

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voyant la nature muqueuse de l’élément sarccux des poissons, de la force musculaire que possèdent un grand nombre d’entre eux , tels , par exemple^ que le saumon , la truite , qui ont la facul té de remonter des rivières en franchissant d’un saut des cataractes de 25 à 3o pieds d’élévation. Mais l’étonnement cesse quand on voit que la nature a compensé chez ces animaux ce qui manque à la force des fibres contractiles par leur nombi’e, qui est vraiment prodigieux. L’oiseau de proie peut, avec un faisceau de muscles très-grêle, déployer une énergie de locomotion dont le poisson est quelquefois capable, mais pour laquelle il lui faut une masse considérable de fibres. Vous voyez par là, Messieurs, que malgré toute la force qu’ils peuvent avoir, ces derniers animaux occupent réellement , quant à la nature et au degré de contractilité de leur élément sarceux, le dernier rang parmi les ostéozoaires.

Si nous passons SiVix animaux invertébrés , nous trouvons dans les premiers groupes une fibre musculaire très- distincte , comme soyeuse, et formant des faisceaux serrés. Ainsi, chez les en- tomozoaives , et je citerai parmi eux un insecte , ]e hanneton, la fibre charnue est aussi distincte que chez les ostéozoaires. Ici , le rapport que nous avons constamment remarqué entre l’état du sang et celui de l’élément sarceux ne s’aperçoit plus.

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puisque les anatomistes refusent généralement du sang et une véritable circulation aux animaux articulés, et qu’on n’a Lien certainement pas retiré, Jusqu’à ce jour, de fibrine du fluide nutritif vasculaire de ces organismes inférieurs. Nous devons l’avouer , la science réclame encore de bonnes analyses chimiques pour éclaircir cette difficulté. Nous n’en savons pas assez aujourd’hui sur la composition du sang des entomozoaires, d’une part, et sur celle de leur chair musculaire, de l’autre, pour que nous soyons en état de décider que le rapport que nous avons indiqué précédemment n’existe décidément pas.

J’ai dit que la fibre charnue de ces animaux est soyeuse, et qu’elle se groupe en faisceaux trèsserrés : j’ajouterai qu’elle est luisante , lisse , constamment incolore , du moins à ma connaissance , chez tous ceux qui n’ont qu’un fluide blanc dans leurs vaisseaux ; en échange , elle offre une couleur rougeâtre chez le petit nombre de familles qui ont un sang rouge , c’est-à-dire chez \&s sangsues et les lombrics terrestres. Vous trouverez hien aussi une chair un peu rosée chez les néréides, mais non chez les aphrodites, qui n’ont pas un sang rouge , bien que M. Cuvier les ait placées parmi les animaux que distingue ce caractère. Mais chez hexapodes ^ ch.ez\es crustacés ou décapodes , les muscles sont tou t-à-fait blancs ,

et présentent néanmoins tous les autres caractères de rélément sarceux. Il est malheureux que la chimie ne nous ait pas encore éclairés sur les différences intimes qui peuvent distinguer la fihre charnue des entomozoaires , de eelle des classes supérieures.

Chez les malacozoaires , nous trouvons également des fibres sarceuses bien distinctes partout où les raouvemens de l’animal ont une direction fixe et constante ; ces fibres sont molles , d’un aspect muqueux , plus grosses et moins lisses que, celles des entomozoaires. Je puis vous assurer que pour peu qu’une personne ait l’habitude des observations d’anatomie comparée, elle ne confondra jamais la chair musculaire d’un mollusque avec celle d’un insecte. S’il est chez les mollusques des parties du système locomoteur où la fibre sarceuse soit encore distincte , comme cela

se voit au pied et aux tentacules oculaires chez les limaces , il en est d’autres où cet élément cesse à peu près de se présenter sous une forme linéaire, et s’il y a eneore quelque vestige de cette forme , les fibrilles qu’on aperçoit ne se dirigent plus dans un sens unique, mais de tous côtés, ainsi que vous pourrez vous en convaincre en examinant chez le même animal la couche contractile sous-posée aux tégumens du dos : il arrive alors que le mouvement n’a plus de direction dé-

lerminée, et qu’il suit celle de la stimulation qui le provoque. Si vous piquez la peau dorsale d’une hélice, vous verrez la contraction converger vers le point irrité. En descendant aux mollusques acéphalés, vous trouverez l’élément sarceux comme fondu dans les tissus périériques de l’animal , de telle sorte que la presque totalité de l’organisme, notamment la peau et le canal intestinal , est susceptible de contraction. La disposition fibrillaire a complètement disparu, sauf dans quelques parties très-bornées qui se meuvent dans une direction déterminée ; tels sont les bords du manteau chez l’huître. La forme ordinaire du tissu sarceux n’est pas le seul caractère qui nous abandonne pour le reconnaître , quand nous arrivons à ce degré de l’échelle animale; nous retrouvons encore moins ses caractères chimiques , et nous ignorons s’il offre encore de la fibrine; on le croirait plutôt composé de mucus, principe que plusieurs chimistes regardent , vous le savez , comme une modification particulière de l’albumine, et que d’autres croient au contraire En tout cas,

cette matière a ceci de remarquable, qu’elle est tout à la fois contractile et élastique.

Dans les aciinozoaires j vous trouverez encore de temps en temps des fibres qui ressemblent à celles que nous avons vues chez les molluscptes. Ainsi , chez les holothuries , la peau est mise en mouvement par dix faisceaux contractiles qui sont

intimement unis à celte membrane ; les cirrhes ou appendices , en forme de suçoirs , à l’aide desquels ces animaux se cramponnent aux corps extérieurs, sont également pourvus de fibres contractiles assez distinctes. La meme chose a lieu encore dans les oursins , les astéries et dans les actinies.

Mais quand nous arrivons aux polypes , tels que les madrépores, les hydres vertes, et, à partir de là, nous ne pouvons plus découvrir la moindre trace de fibre charnue. On n’aperçoit plus , à l’aide d’un grossissement convenable, que des granules appliqués les uns contre les autres et plongés dans une masse gélatineuse , tellement contractile , que l’animal peut passer instantanément d’une dimension fort grand e, dans un sens , à une très - petite dans le même sens. Il ne faut pas prendre pour des globules les grains dont je signale ici la présence dans le tissu contractile des polypes j ce ne sont absolument que de petites masses granuleuses ou grumeleuses. Enfin chez les derniers êtres de la série , chez les alcyons et les éponges , on ne voit qu’une masse gélatineuse, quelquefois cependant assez solide par elle-même , mais dans laquelle on ne peut plus distinguer de différences particulières, et par conséquent pas plus de tissu sarceux sous-dermeux que d’autre. Vous pouvez remarquer que la dégradation successive de l’élément

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conlnictile, et sa fusion avec le i-este de l'organisme , sont en rapport avec le degré de spécialisation du fluide nutritif, et qu’à mesure que ce fluide devient moins circulant, à mesure qu’il est plus oscillatoire, et qu’il se confond davantage avec le liquide inter textulaire , l’élément sarceux perd davantage sa forme fibrillaire, et semble se répandre dans toute l’économie, sans se distinguer du tissu général inucoso - albumineux , qui prédomine de plus en pi us , et qu’on retrouve enfin tout seul aux derniers degrés de l’échelle.

Voilà, Messieurs, d’une manière générale, les différences qu’offre l’élément qui nous occupe, quand on l’étudie dans l’animalité tout entière. Vous voyez qu’envisagé de la sorte, ses caractères se présentent sous un tout autre jour que lorsqu’on se borne à les observer chez l’homme, et chez les animaux supérieurs. Mais nous n’avons encore parlé que de la portion du système sarceux qui se trouve au-dessous du tégument externe, de celle quenous nommons hjpodermienne, et qui, chez la plupart des animaux, constitue exclusivement l’appareil actif de la locomotion.

Je dois maintenant vous dire quelque chose de celle qui meut le tégument interne.

{p) Du tissu sarceux hypothécien sôus-muqueux.

Bichat a commis une erreur hien évidente , en séparant, d’une manière aussi tranchée qu’il l’a

fait , la couche que lelément sarceux forme audessous du tégument interne de celle qui vient de nous occuper; car dans plusieurs parties, surtout chez quelques animaux , ces deux couches offrent les mêmes caractères , et se eonfondent lune avec l’autre, aussi bien sous le rapport anatomique , qu’à l’égard de leur mode de contractilité. Et pour ce qui concerne ce dernier point de vue , rien n’est moins exact que d’avancer que la motilité du canal intestinal ne soit jamais volontaire ; elle l’est aux deux extrémités de ce canal chez les mammifères supérieurs , chez l’homme lui-même , et l’on retrouve encore des mouvemens voulus à d’autres endroits du même appareil , déjà dans ce premier groupe de la série, mais hien plus encore quand on descend aux organismes moins parfaits. Le tissu sarceux entérien se trouve, à la face externe de la peau rentrée , disposé en couches de fibres , dont la direction varie selon les mouvemens qu’elles sont chargées d’exécuter. C’est ainsi que dans notre espèce , comme vous le savez , il y a toujours deux plans de ces fibres, l’un longitudinal, qui sert au raccourcissement de l’organe, l’autre transverse et plus ou moins complètement circulaire, qui en opère le rétrécissement.

Caractères physiques et anatomiques. La fibre sarceuse dont il est question, va en se dégradant, si je puis m’exprimer ainsi , à mesure quelle occupe une situation plus profonde dans le canal in-

testinal , c’est-à-dirc qu’elle prend alors déplus en plus le caraclèrc de celle qui compose l’appareil de la locomotion des animaux inférieurs. Cette fibre est plus blanche , plus molle, plus celluleuse, moins résistante, moins serrée ; elle contient plus de tissu cellulaire , elle est moins fasciculée que celle du système musculaire hypodermien ; elle se rapproche de celle qui forme ce système chez les reptiles, les amphibiens et les poissons.

Caractères microscopiques. Observée au microscope , elle présente une forme fibrillaire moins bien déterminée que celle des muscles volontaires.

Caractères organoleptiques . Elle est , en outre, moins digestible et moins nourrissante que celleci. Tous ses caractères sont, du reste, parfaitement en rapport avec la quantité de sang que contient le tissu sarceux enlérien , comparée à celle qui se trouve renfermée dans le tissu sarceux hypodermien. Il est digne de remarque que les animaux les plus éminemment carnassiers, qui ont besoin d’alimens très-nourrissans, et de prompte digestion, se nourrissent exclusivement de la chair musculaire extérieure, c’est-à-dire de la plus sanguine , et ne .s’attaquent jamais aux intestins, tandis que d’autres animaux moins carnassiers, et doués d’une puissance digestive plus grande que les premiers.

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mangent de prét’érei^ce les entrailles. Les chiens sont dans ce dernier cas , tandis que l’on voit les tigres et les lions se horner à dévorer les parties les plus éminemment charnues , et quelquefois meme à sucer le sang ou la matière médullaire des animaux qui tombent en leur pouvoir.

Quant aux caractères chimiques du tissu sarceux entérien, je ne crois pas que personne les ait étudiés comparativement à ceux des muscles proprement dits.

Les propriétés vitales de cette espèce de fibre sarceuse diffèrent un peu de celles de la précédente ; et c’est même cette considération, prise dans un sens trop absolu , qui a conduit Bicbat à imaginer une contractilité particulière pour les muscles de la vie de nutrition , qu’il considérait comme entièrement soustraits à l’influence cérébrale. Cette vue , qui n’est pas même tout-à-fait juste , quand on ne considère que ce qui se passe chez l’homme, ainsi que l’a fait Bicbat, l’e.stbien moins encore quand on envisage le sujet en question dans la série entière des animaux. Au l’este , notre célèbre anatomiste est convenu que, dans certains cas, la couche musculaire des intestins entre en contraction , sous l’influence d’une irritation nerveuse perçue par le malade dans quelques cas pathologiques, et il n’y a pas de doute que c’est à cette même couche qu’il faut rappor-

lcr les douleurs qu’éprouvent les malades alteinls de certaines coliques. La contractilité vitale de la fibre sarceuse sous l’influence cérébrale entérienne est encore bien évidente dans l’œsopliage, et meme dans l’estomac lors du vomissement; car il est bien certain que la volonté peut retarder, ou bâter, ou décider même cet acte, ^^ous savez , en outre , que les animaux ruminans ramènent volontairement dans leur bouche, au moyen d’une contraction de l’un de' leurs estomacs, les alimens qu’ils y ont déposés avant de les soumettre à la mastication.

Différences. Le tissu sarceux entérien n’est pas parfaitement identique dans tous les points qu’il occupe. Les modifications qu’on l’emarque en lui , à cet égard , sont relatives à sa proximité ou cà son éloignement du tissu sarceux sous-dermien. Ainsi, les fibres charnues qui sont à l’origine des memhranes muqueuses, celles, par exeftiple, qui composent les muscles du pharynx et de l’anus sont non-seulement soumises , comme toutes celles de la couche dermienne , à l’influence de la volonté, elles sont encore assez semblables à celle-ci par leur couleur, leur densité, enfin par l’ensemble de leurs caractères : mais on voit déjà dans leur arrangement la disposition ordinaire du tissu qui nous occupe , en deux plans, l’un composé de fibres circulaires, l’autre de fibres longitudinales. A mesure qu’on pénètre plus profondément dans

Id partie l’cntrce de lenveloppe, rélément sarceux devient pins blanc, plus mou, plus albumineux, plus semblable à l’élément générateur. Il était nécessaire aux fonctions de l’intestin , et notamment à l’absorption nutritive dont il est chargé , que son tissu n’offrît de densité dans aucune des couches qui le composent, afin qu’il fut hien perméable aux fluides , et qu’il permît aux nombreuses radicules des vaisseaux chylifères d’arriver jusqu’à la surface où l’absorption a lieu. Les fibres sarceuses de cet organe devaient, en conséquence, être moins serrées que celles du système hypodermien. Aussi voyons-nous que ce sont celles de l’intestin grêle, le plus absorbant de tous, qui sont les moins denses et les moins nombreuses.

Si nous étudions l’élément dont il s’agit dans le canal aérien, nous voyons également qu’au commencement de ce canal, c’est-à-dire au larynx, il ressemble, à tous égards, au tissu musculaire externe, mais qu’à mesure qu’on pénètre plus loin, il prend de plus en plus le caractère muqueux, et finit par se confondre avec le tissu cellulaire , qui acquiert une prédominance progressive. >

Enfin, nous retrouvons le tissu sarceux entérien avec quelques modifications dans les vésicules de dépôt de certains fluides sécrétés , et dans les canaux éjaculateurs qui les font communiquer

(3i) COMPOSITION INTIME DES ANIMAUX. 353 avec la surflice, soit externe, soit interne de l’organisme.

Dans la vésicule du fiel, et dans son conduit éjaculateur ( le canal cholédoque), il y a , pour procurer la sortie de la bile, des fibres contractiles, placées en dehors de la membrane muqueuse, et appliquées contre celle-ci. Ces fibres sont d’une nature moins évidemment musculaire , leur forme est moins bien déterminée que celle des fibres de l’intestin; mais la contraction réelle des parties dont je parle témoigne hautement en faveur de leur caractère sarceux.

Il V a également des fibres charnues au-dessous de la membrane muqueuse de la vessie urinaire; elles sont généralement assez évidentes , et même leur développement est tel dans quelques cas , qu elles constituent de véritables colonnes charnues. On ne saurait méconnaître ici tous les caractères du tissu sarceux ; mais en est-il de même pour le canal éjaculateur de l’urine? C’est ce qu’il n’est pas possible de démontrer anatomiquement; la muqueuse de ce canal ne paraîtrait pas être doublée de fibres musculaires.

Nous pouvons en dire à peu px’ès autant pour ce c[ui concerne les vésicules séminales et leurs conduits éjaculateurs. L’inspection anatomique ne fournit pas une parfaite certitude de l’existence d’une couche contractile dans ces organes, si ce

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n est chez l’éléphant ; dans les autres animaux, ce n’est guère qu’en considérant la force avec laquelle le sperme est éjaculé , qu’on peut être conduit à admettx’e, du moins comme une chose trés-vraisemhlahle, la présence de l’élément sarceux.

La matrice, qui est une poche de dépôt semhlahle aux précédentes, ne présente pas toujours un tissu sarceux évident. Chez la plupart des mammifères , il n’est jamais manifeste; mais il l’est constamment dans quelques espèces supérieures , dans l’espèce humaine en particulier; ce tissii, dont l’existence peut très-bien être méconnue pendant la vacuité, se développe considérahlement pendant la grossesse, au point que les personnes qui se refusent à l’admettre avant la conception , ne pouvant plus en faire autant après celle-ci , disent que le tissu musculaire de l’utérus est tout entier le résultat du travail organique dont cet organe est le siège pendant la grossesse, qu’il se montre avec celle-ci, et disparaît après l’accouchement .

Nous confessons volontiers que l’élément en question est assez peu caractérisé dans l’état de vacuité, pour qu’il puisse rester inaperçu ; mais nous croyons qu’il existe déjà alors , à l’état rudimentaire, il est vrai, muqueux, et presque perdu dans le tissu cellulo-vasculaire de la matrice.

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