‹ Cours de physiologie générale et comparée [electronic resource] (volume 2)Chapitre 47 sur 58 · COURS DE PHYSIOLOGIE. (^S · texte numérisé non relu

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stance blanche. La première, avons-nous déjà dit, est plus molle, plus vasculaire que la seconde, et c’est à la présence d’une plus grande quantité de sang qu’on a généralement attribué la coloration plus ou moins foncée de celle-là. Quelques anatomistes veulent , avec Gall , que la substance grise soit antérieure à la blanche , qu’elle en soit comme la matrice; mais d’autres soutiennent que le plus souvent elle est la dernière dans l’ordre d’apparition. Je n^oserais me décider en faveur de l’une pi de l’autre opinion : mon expérience me laisse encore dans le doute à cet égard. On ne s’accorde pas, au^reste, sur la question de savoir si cette substance grise est réellement distincte de la blanche , ou si ce n’en est pas seulement la continuation , la partie la plus récemment formée , comme pourrait le faire penser sa connexion immédiate avec la pie-mère , ainsi que la grande quantité de sang que cette membrane vasculaire lui fournit.

Différences selon les âges. Outre les modifications Considérables que l’âge fait subir au tissu nerveux sous le point de vue du développement , tant absolu que relatif, des divers ganglions pulpeux, modifications dont nous ne devons pas traiter dans ce cours, il en est d’autres, très-grandes aussi , qui intéressent surtout la consistance

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de cet élément , et ses caractères anatomiques. Ainsi, c’est une chose bien constatée par tous les observateurs, qu’aux premières époques de la vie fœlale, la matière qui formera plus tard le système ganglionaire pulpeux est presque liquide, et tellement diffluente , qu’on ne peut l’étudier dans un état d’intégrité qu’en lui conservant son enveloppe membraneuse. Mais à mesure que le jeune sujet avance en âge, cette matière acquiert plus de solidité, et bientôt il devient possible de distinguer quelques-unes des masses ganglionaires nerveuses, Ici se représenterait naturellement la question de savoir si véritablement c’est la substance grise qui préexiste à la blanche, comme le veut Gall ; mais, je le répète, je n’ai pas encore de données suffisantes, pour faire à cette question une réponse bien fondée. Quoi qu’il en soit, au reste, à ce sujet, nous savons d’une manière certaine , que les diverses parties du système gangiionaire, qui nous occupe, se solidifient de plus en plus avec l’âge , et que quelques-unes d’entr’elles prennent meme un aspect fibrilleux qui rend bien manifeste la présence et le développement progressif de la trame celluleuse de ces organes. Cette trame, d’abord imperceptible , parce quelle commence par être à l’état muqueux , et quelle se confond alors avec la neurine , devient

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ensuite évidente, et se prononce toujours plus. Dàns le cerveau d’un jeune sujet , on a bien de la peine à la découvrir ; on en a encore pour l’apercevoir chez l’adulte; mais cette difficulté cesse dans le vieillesse, et à cette époque, le tissu ganglionaire pulpeux offre ime densité et une consis tance très-remarquables .

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