GH OS INTESTIN
qui n est peut-être du qu’au poids, à la pression des matières fécales réunies en masse (Bert)1.
Sous 1 influence de ce besoin, tendent à se faire toute une série d efforts d’expulsion, qui, avons-nous dit, sont rellexes , mais que la volonté peut influencer, soit pour v joindre de nouvelles forces, soit au contraire pour les arrêter. Si nous ne satisfaisons pas à ce besoin, il s’établit, en partant du sphincter anal, un mouvement antipéristaltique qui refoule les matières dans l’S iliaque, d’où elles reviennent au bout d’un certain temps, pour tenter de nouveau le passage. Si 1 on résiste ainsi plusieurs fois de suite la sensibilité du rectum finit par s’émousser, et la présence des matières fécales ne devient plus le signal des réflexes que nous allons étudier; de là les constipations habituelles chez les personnes qui négligent d’obéir aux exigences de ce besoin, et qui sont bientôt obligées d’exciter, par des moyens artificiels (suppositoires), la sensibilité émoussée de la muqueuse rectale et des fibres nerveuses qui président à la partie centripète du réflexe.
Si le besoin est écouté, il se produit naturellement une contraction réflexe des tuniques musculaires du rectum, un vrai mouvement péristaltique qui chasse les matières vers 1 anus, dont le sphincter très facilement dilatable ne ait aucune résistance dans ce cas. En effet, si les fèces présentent une liquidité anormale, le rectum seul suffit à os expulser, sans que la volonté intervienne autrement qu en s abstenant de mettre aucun obstacle à cette expulsion. Mais dans les cas ordinaires, l’état solide des matières exige une intervention de forces plus nombreuses et plus considérables, qui entrent en jeu principalement sous ac ion de la volonté : c’est d’abord le phénomène de effort, par lequel le larynx se Terme, de sorte que les parois de la cavité thoracique, remplie d’air, offrent un solide point d appui aux muscles qui vont agir; alors se contractent tous les muscles qui peuvent comprimer l’abdomen, c est-a-dire les muscles de la paroi abdominale, le
1. \oy. Paul Dort, art. Défécation du Nouv. fie chirurgie pratiques , t. X, j». 747.
Dict. de médecine et.
410 APPAREIL DIGESTIF
diaphragme, el les muscles du périnée (releveur de l’anus),, de sorle que la compression se produit dans tous les sens. Le releveur de l’anus, en même temps qu il comprime les viscères de bas en haut, amène au-devant des matières fécales l’orifice qu’elles doivent franchir : les fibres longitudinales si développées du rectum agissent dans le même sens, et ce n’est là du reste qu’un des modes du mécanisme que nous avons étudié dansl analyse du mouvement péristaltique. (Voy. Déglutition, p. 344-.) De plus, ces fibres longitudinales se terminent en bas par des anse^ qui vont se perdre d’une façon plus ou moins distincte dans h périnée, en formant une courbure a convexité dirigée vers le centre de l’anus ; il en résulte donc que, pendant leur contraction, elles redressent leur courbure et pai suite dilatent l’orifice que les matières fécales doivent
franchir.