DE SES ÉLÉMENTS
L alvéole pulmonaire constitue essentiellement la surface respiratoire : il se compose d’un épithélium et d’un substratum de tissu connectif.
1° V épithélium pulmonaire est formé de plaques épitheliales très minces, très difficiles à constater, disposées 0,1 ime seule rangée, et souvent assez distantes les unes des au lies . Aussi à 1 état normal ses éléments ne présentent-
/ a> Terminaison du tube bronchique ; — b, aériennes. (Dalton, Physiologie et Hygiène.) la totalité d’un poumon de batracien.
cavité du lobule ; — cccc, vésicules Cette ampoule représente exactement
hoir- Tsce'1 n» 9h,'|lidt’ ^ l’épilhl?lium Pul™onaire. Thèse de Stras-
Viulm!'n'enCe,dC 1,épîthùlium Pulmonaire a été longtemps contestée; \ illemm a etc un de ses plus ardents adversaires, ce qui n’est pas
étonnant si 1 on considère les préparations compliquées qu’il faisait subir aux lobules pulmonaires avant de les étudier (dessiccation, bichlorure de mercure , eau ammoniacale, et enfin iode). Or l’épithélium pulmonatrc est 1 un des plus délicats; il demande à être étudié parles memes procédés de préparation que les épithéliums les plus délicats
HESl'lliATlON.
ils que fort peu de métamorphoses, et presque pas de déchets épithéliaux : ils tendent même à s’atrophier de plus en plus avec l’âge, et, les cloisons qui les supportent s’atrophiant en même temps, il en résulte ce qu’on a appelé l 'emphysème pulmonaire, altération si fréquente chez les vieillards. Mais il n’en est pas de même dans les états pathologiques : sous l’influence des irritations, cet épithélium s’hypertrophie et prolifère ; c’est lui qui produit alors les fausses membranes du croup, et les éléments caractéristiques de la pneumonie ; il oblitère alors complètement les alvéoles, qu’il transforme en un tissu compact et résistant, ce qui a valu à cet état le nom d hépatisation. C est lui encore qui joue le principal rôle dans la production du
des séreuses. — Elonz (1864), ayant employé le nitrate d’argent, constata un épithélium pulmonaire complet chez tous les vertèbres; ces résultats ont été depuis confirmés par de nombreux observateurs. Par les mêmes moyens d'investigation, Schmidt (thèse citée) est arrivé aux conclusions suivantes : chez les mammifères, les vésicules pulmonairesdes embryons sont tapissées par des cellules régulières et de grandeur
Fig. 93. — Épithélium pulmonaire*.
uniforme: chez le nouveau-né, une partie des cellules précédentes s’étale en largeur et recouvre les capillaires ; les autres n eprom i P de changement et restent réunies par groupes dans les ™ ^des capillaires (fig. 93). Enfin, chez les adultes, les cellules sont rcunics
M, Vaisseaux capillaires; - 2, interstice des capillaires (tout .ce est ^en blanc fait partie du réseau capillaire ; les espaces ponctues represcment les ma ^ les ou interstices de ce réseau) ; — 3, contour des ce u es I noyaux des cellules, placés ordinairement dans une maille.