Schéma des muscles intercostaux
ltKSPlIlATtON.
externes pendant l’inspiration, et des internes pendant l’ex-
P1Les°espacc3 intercostaux ne sont pas le seul point de la paroi thoracique où des éléments musculaires soient disposes de façon à litter- contre les changements de forme ^ imprimes par les variations de la pression: vers le sommet de la cage thoracique, à la racine du cou, lors des inspirations énergiques i tend à se produire des dépressions, des fossettes sus-sternale e sus claviculaire. Or en ces points nous trouvons précisément Z " musculaires (peaucier), ou des bandes muscles (omo-hyoïdien) tendant des aponévroses, et luttant ainsi contre la pression de dehors en dedans, notamment dans le bâillement, dans le sanglot, etc.
Nous voyons donc, en résumé, que les diamètres transversal et antéro-postérieur de la poitrine sont augmentes par le jeu des arcs costaux , mis en mouvement par a contraction d'un grand nombre de muscles, les uns no. malement en jeu , les autres constituant des puissances accessoires utilisées seulement dans des cas excep ion .e leinent énergiques ; de plus, certains ^sc es se.vent um quement à maintenir la forme des parois, te s son su, tout les intercostaux : dans la respiration normale, leuis I priétéiélasliques suffisent à remplir ce but p( ans les effo t respiratoires seulement, ils ont a se contracta poui -u
à LUa'4andissement <U, diamètre vertical se produit par le ieu du diaphragme. Ce muscle constitue la base du cône thoracique de sorte qu’en s’abaissant il modifie considérabïemenHa capacité de ce cône : on peut comparer jusqu a un certain point son action à celle d un piston dans u eoriis de pompe. Mais il faut aussi tenir compte de ce qi c mu cle a li forme d'une voûte, et que, par consequen , on uèut upp ser qu’en se contractant , il redresse sa courbée et qu'ai,, si S ulc, lient il augmente le diamètre ver irai de là cavUé dont il forme la base, base qu, sera,! convexe vers le haut pendant le repos du muscle, et * pendant sa contraction. Il est copcniUnt a u m; arq M la courbure du diaphragme est moulee exactemen s, , ce ^ des viscères abdominaux, et, par exemple, a
celle du loie; donc, quand le muscle se contracte, il ne peut que faiblement modifier cette convexité, cette courbure, qu’il déplace plutôt de haut en bas, en refoulant les viscères devant lui dans le même sens; aussi voyons-nous les parois abdominales se soulever d’une manière synchrone à chaque dilatation inspiratrice du thorax. Le diaphragme forme donc en somme un piston de forme convexe qui se meut dans le corps de pompe constitué par la cage thoracique; mais en s abaissant, il n’agit pas seulement sur le diamètre vertical du thorax : rappelons-nous que sa périphérie s’insère sur les côtes, que celles-ci sont mobiles, et que par suite, en meme temps que le centre voûté du diaphragme se porte en bas, sa périphérie doit sensiblement monter : eu d’autres termes, ce muscle, comme un grand nombre d’autres (comme par exemples les lombricaux de la main), n’a pas de points d insertion réellement fixes, et ses fibres, en se contractant, prennent en même temps un point relativement fixe sur les côtes pour abaisser le centre phrénique et les viscères et en même temps un point relativement fixe sur les viscères (centre phremque) pour élever les côtes et le sternum.
Par cette action, le diaphragme porte donc les côtes en avant et en dehors, et il dilate en même temps le thorax clans ses diamètres antéro-postérieur et transversal : on peut donc dire qu’il agit à la fois sur les trois diamètres de a poitrine. Aussi faut-il attribuer au diaphragme la plus grande part clans les mouvements de l’inspiration, surtout chez les jeunes sujets et chez l’homme1; les femmes à parür de 1 âge de puberté, font jusqu’à un certain point exception a cette règle, et chez elle le type respiratoire, au ieu d être abdominal (diaphragmatique) ou coslo-inférieur se caractérisé plutôt par une forme costo-supérieure ; sans doute cette absence du jeu diaphragmatique est en rapport a es foncPons génitales, vers l’époque de la gestation,
1. Aussi la paralysie du diaphragme apporte-t-elle les plus oTand« troubles dans toutes les fonctions qui ont pour condition eieu comnl
fw Vnf ,,h0,;aciqul: la phonation n'est pas perdue, ma^la voix è es faible, la toux, 1 eternuement provoquent une grande gêne dans h
(dc !i,oiiiosnc)-
RESPIRATION
le diaphragme ne pouvant sans inconvénient presser sur
l’utérus gravide. .
En résumé, dans l’inspiration la dilatation thoracique a
lieu dans tous les sens, et l’action du diaphragme est prédominante pour produire cet effet; une inspiration complété, nécessitée par un effort à accomplir, utilisera toutes les puissances inspiratrices, et mettra en jeu toute la mobilité dont les côtes sont susceptibles; le sternum aussi pourra être élevé par les muscles qui s’insèrent à son extrémité supérieure. Mais dans les circonstances ordinaires, dans la respiration tranquille, spontanée, on peut observer que sur le même individu certaines côtes jouissent d une amplitud de mouvement remarquable, alors que d’autres se meuvent à peine, et que d’un sujet à l’autre, dans les mêmes conditions, ce ne sont point toujours les memes cotes qui son affectées des mouvements les plus étendus ; dans cei an cas aussi, toute la cage thoracique paraît presque immobile et aucune côte ne semble se mouvoir. Cette observa mn a donné lieu à la création de trois types respiratoires (Beau et MaissiaO : type abdominal, type costo-mfeneur type costo-s\ipérieur.^ La respiration est finale ^ en fmt de l’un et de l’autre sexe' (voy. plus haut), elle e. costo-Mférieure chez l’homme; elle est, chez la femme, e plus souvent, costo-supérieure. Mais il faut reconnaître qu cette distinction ne peut être considérée comme abso ue . ie diapbraome, même lorsqu’il agit seul, élève manifestement
les côtes inférieures; d’autre part, dans
rieur les côtes inférieures sont aussi elevees dans une
certaine mesure ; le sternum ne saurait se mouvoir sans
entraîner dans son ascension. ,
Ôr devient le poumon pendant ces mouvements du thorax9 Nous avons vu que le cône pulmonaire communique Sir extérieur : d'autre part, entre la surface e* erne du poumon et la face interne de la cavtle thorac.que se rouTune cavité parfaitement close --,te p eural m Le
comme un caillou sur lequel on appHque exaciement un morceau de cuir mouillé, suit ce morceau de cuir quand
le soulève : ce jouet, bien connu des enfants, nous représente le mécanisme par lequel le cône thoracique , activement amplifié, force le cône pulmonaire à suivre toutes ses variations de volume, à se dilater en un mot. Tel est le mécanisme de l’inspiration : le poumon est entièrement passif; la cage thoracique se dilate activement, et le poumon est forcé de suivre.
Ce phénomène mécanique a pour effet l’introduction d’une certaine quantité d air dans le poumon. En effet, le principe qui préside aux mouvements des gaz dans la respiration est le même qui préside à ceux des liquides dans la circulation : c’est, le résultat de Y inégalité des pressions. Du moment que, par l’effet de l’ampliation du cône pulmonaire ou thoracique (nous pouvons dès maintenant regarder les deux mots comme synonymes), les gaz sont raréfiés dans le réservoir pulmo- 31 a ne, il devra se produire une irruption de l’air extérieur, puisque le poumon est en libre communication avec lui, et pai suite un courant de dehors en dedans. Nous avons déjà indiqué combien la forme du cône pulmonaire devait rendre différentes les vitesses de ce courant dans les différentes zones du réservoir respiratoire (voy, p. 417).
B. Expiration. — Mais ce n’est là qu’une moitié de l’acte respiratoire : à 1 introduction de l’air, à l’inspiration sucsède bientôt 1 expiration, l’expulsion de l’air par un courant en sens inverse.
Ce dernier mouvement se produit par un mécanisme tout différent du précédent, et ne demande à l’état normal l’intervention d’aucune puissance musculaire. Pour s’en faire une juste idée, il faut avoir bien présentes à l’esprit la structure du parenchyme pulmonaire et les propriétés de son tissu. La coque des alvéoles se compose de tissu élastique ; il y a peut-être du tissu musculaire, mais en tout cas ce tissu musculaire ne donne que rarement lieu à des phénomènes de contraction1 : les expérimentateurs ne sont pas d accord sur ce point. Williams a fait sur le chien.
1. Ou donne souvent a ces fibres musculaires le nom de muscles de Reisseisen; c est qu’en effet elles ont été décrites pour la première fois par cet auteur. (Reisscisen, De fabrica pulmonum. Strasbourg, 1822.)
RESPIRATION
une expérience qui consiste ;ï faire passer un courant électrique à travers un poumon dont la bronche est munie d’un appareil manométrique : sous l’influence du courant, on pourrait alors observer des variations dans la colonne de mercure; il y aurait donc contraction des fibres musculaires lisses, soit du poumon proprement dit (alvéoles), soit des bronches. C’est en vain que nous avons essayé a plusieurs reprises de reproduire cette expérience, elle nous a toujours donné un résultat négatif1. Cependant on est tenté d’admettre la contraction des muscles pulmonaires chez l’homme, en ayant égard à certains états morbides, comme par exemple certaines formes d’asthme, ou certaines crampes pulmonaires, qui paraissent résulter soit d une parai y si e , soit d’un spasme de ces muscles (des alvéoles et des petites bronches). — En tout cas la contraction des éléments musculaires ne paraît pas jouer un rôle bien important dans la mécanique normale de la respiration. Ce n est pas a diie
1. Paul Bert [Leçons sur la physiologie comparée (le la respiration, professée au muséum d’hisloirc naturelle, Pari;, 1870), ayant repris les expériences sur la contractilité du tissu pulmonaire, est arrivé aux résultats suivants : le tissu pulmonaire est contractile chez les mammifères et chez les reptiles; cette contractilité s’observe en galvanisant avec un courant induit, après avoir appliqué, autour de la trachée et a l’extrémité opposée des poumons, deux larges plaques métalliques qui servent de conducteurs : l’ascension mr.nomélrique que l’on observe alors n’est pas duc à des contractions de l’œsophage (comme l’avait prétendu Rugenburg), puisqu’elle se produit moine lorsque les poumons ont été extraits du thorax et qu’on a. sépare le cœur et 1 œsophage. Ces contractions sont du reste sous la dépendance du pneumo-
* Mais il est bien évident d’autre part que cette contractilité ne peut avoir un rôle phvsiologiquc important; si ces muscles ( muscles de Beis- «eisen) fonctionnaient activement à chaque mouvement respiratoire, il > devraient se contracter plus de 20 000 fois en 24 heures, et cette rapidité serait tout à fait en désaccord avec ce qu’on connaît de positifs... la physiologie générale de la fibre lisse. Du reste, il est évident que la contraction du poumon ne saurait avoir un rôle actif pendant lexpuntion en particulier; elle est pour cela bien trop faible. 1 cul- être prcside-t-elle à quelque espèce de mouvement péristaltique des bronche , utile pour brasser l’air? (Paul Bert.) On peut enfin affirmer qu elle nesl pas indispensable à l'intégrité du parenchyme pulmonaire c de* ; fw lions respiratoires, car les sections nerveuses qui la font disparailr. (section du pneumogastrique) n’amènent aucun trouble sous r. | port dans le poumon (P. Bert).
que ce lissu musculaire n’ait pour cela aucune utilité. N’oublions pas que Y élasticité du muscle constitue pour ce tissu une propriété aussi importante que la contractilité et aussi utilisée dans l’économie; nous avons déjà vu du reste que les muscles intercostaux, par exemple, étaient des agents plus utiles parleur élasticité que par leur contraction. Donc, à nos yeux, le tissu musculaire qui peut entrer dans la structure du poumon représente un élément élastique qu’il faut physiologiquement rapprocher du lissu élastique proprement dit. Les développements dans lesquels nous sommes entrés à ce sujet, à propos de la structure des artères, nous dispensent d’y insister davantage ici1.
Si le poumon est un lissu éminemment élastique, il doit, comme les artères, avoir une forme naturelle à laquelle il tend sans cesse à revenir. C’est ce que nous allons voir en effet, et ici encore, comme pour les artères, celte forme n’est jamais complètement réalisée pendant la vie. Si l’on ouvre la cage thoracique d’un animal mort, le poumon se présente sous la forme d’une masse spongieuse assez fortement rétractée vers la colonne vertébrale, mais ce n’est pas encore là la forme naturelle du poumon : sur le cadavre, le tissu musculaire a perdu son élasticité, il n’y a plus que le tissu élaslique qui existe physiologiquement. Ouvrons, en effet, la cage thoracique d’un lapin vivant : aussitôt le poumon fuit et se rétracte vers la colonne vertébrale à un degré bien plus considérable que nous ne l’avions constaté antérieurement sur le cadavre ; il s’est réduit à une petite masse ne contenant plus ou presque plus ni air ni sang; c’est un parenchyme compact, hépatisé, pourrait-on dire. Qu’un épanchement abondant, occupant l’une des cavités pleurales, permette au poumon correspondant de revenir sur lui-même, et on le verra de même se rétracter comme dans l’expérience précédente. D’autre part, le poumon d’un fœtus qui n’a pas respiré présente une grande analogie avec les précédents.
La forme naturelle du poumon est donc celle d’une éponge, d une vessie a cloisons multiples, étroitement ré-