‹ Cours de physiologie (volume 2)Chapitre 140 sur 284 · RÉSUMÉ (RESPIRATION ET CHALEUR · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ (RESPIRATION ET CHALEUR

de Ions les tissus (comme le prouve d’ailleurs l’étude de la chaleur animale).

Le sang est essentiellement l’intermédiaire entre les tissus et l’air extérieur pour le transport du gaz nécessaire aux combustions (oxygène), et du gaz produit par ces combustions (acide carbonique).

Si la pression extérieure diminue considérablement, l’oxvgène est à une trop faible tension et le sang n’en renferme que des proportions insuffisantes pour entretenir la vie (expériences de Paul Bert. — Catastrophe du Zénith. — Jourdanel et le Mexique).

Si, dans un milieu confiné, Yacide carbonique s’accumule, sa pression devient telle quelle s’oppose à l'exhalation carbonique pulmonaire et l’animal périt asphyxié par excès d’acide carbonique, quand même l’oxygène lui serait fourni en quantité suffisante (P. Bert).

Si le milieu ambiant renferme de Yoxijde de carbone, ce gaz, ayant une grande affinité pour l’hémoglobine, se porte sur le globule rouge du sang, en chasse l’oxygène, et l’animal périt asphyxié puisque le sang ne porte plus d’oxygène aux tissus.

Les effets singuliers qu’exerce l’augmentation considérable de pression extérieure sont dus (P. Bert) à la forte tension de V oxygène, condition qui arrête toutes les combustions corrélatives au mouvement vital.

Le système nerveux règle les actes respiratoires pulmonaires (partie mécanique de la respiration). Le centre des réflexes respiratoires est dans le bulbe ( nœud vital deFlourens); les voies centripètes sont représentées par le pneumogastrique et secondairement par un grand nombre de nerfs sensitifs divers ; les voies centrifuges sont représentées par les nerfs moteurs des muscles du thorax.

L’homme appartient à la classe des animaux dits à sang chaud, c’est-à-dire dont la température est indépendante du milieu ambiant : la température du corps (prise dans le creux de l’aisselle) est de 37°. — L’homme produit de la chaleur : près de 3 000 calories par 21 heures (environ 112 calories par heure); cette chaleur est le résultat des combustions qui ont lieu dans l’intimité de tous les tissus. Aussi le sang veineux général (ven tricule droit) est-il plus chaud que le sang artériel : le sang se rafraîchit au lieu de s’échauffer en passant par le poumon.

Par les nerfs vaso-moteurs le système nerveux règle la distribution de la chaleur ; il en règle aussi la production, car les nerfs vaso-dilatateurs sont calorifiques et les vaso-constricteurs frigorifiques.

PHONATION

Page 1