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III.— Du larynx et de la phonation

De même que nous verrons bientôt les téguments externes se modifier en certains points de manière à devenir plus aptes à recevoir les impressions du monde extérieur et constituer ainsi les organes des sens, de même nous voyons le conduit aérifère delà respiration présenter au niveau de la partie supérieure du cou une disposition spéciale qui constitue le larynx , organe apte à mettre l’homme en relation avec le monde extérieur et particulièrement avec ses semblables. Cet appareil forme donc l’un des organes les plus importants qui servent aux fonctions de relation, car il constitue notre principal moyen de communication, d’expression, en un mot.

Les autres moyens de communication et d’expression se trouvent disséminés dans les divers organes extérieurs : c’est ainsi que les membres et surtout les membres supérieurs sont des organes d'expression dont les signes sont en général très aisément interprétés. La musculature de la face est également un appareil d’expression tout particulier : tous ces muscles, à l’exception de ceux du globe de l’œil, sont innervés par le nerf de la septième paire, par le facial, qui est sous la dépendance de la moelle allongée; aussi les mille variétés d’expression que présente la face peuvent-elles se produire par simple action réflexe, et sans aucune participation de la volonté.

Larynx. Le larynx, organe essentiel de la phonation, n’est qu’une portion de la trachée modifiée dans sa forme et un peu dans sa structure. — Sous le rapport de la forme , la trachée présente à ce niveau un rétrécissement, une espèce de défilé, dont les dimensions peuvent être diminuées ou agrandies de façon à rendre presque à la trachée son calibre primitif. Ce rétrécissement, ce défilé laryngien est multiple, comme le montre un schéma (fig. 102) de la coupe verticale du larynx. Il y a trois rétrécissements qui sont circonscrits, le premier (en allant de haut en bas) par les replis aryténo-épiglottiques, le second par les prétendues cordes vocales supérieures (simple repli de la

PHONATION

muqueuse), le troisième par les vraies cordes vocales: c’est ce dernier seul qui constitue la véritable glotte, le véritable orifice phonateur. — Sous le rapport de la structure, nous trouvons au niveau de la glotte les mêmes élé-

Fig. 102. — Coupe verticale schématique du larynx *.

Fig. 103. — Muscles intrinsèques du larynx vus latéralement’'*.

ments que dans la trachée, mais modifiés aussi dans un but spécial. Ainsi, tandis que l’épithélium est cylindrique et vibratile dans toute l’étendue de l’arbre aérien, au niveau

* On voit que la partie laryngienne du conduit aérifère présente trois rétrécissements circonscrits : — 1, par les replis aryténo-épiglottiques ; — 2, par les cordes vocales supérieures; — 3, par les cordes vocales inférieures; — V, V, ventricules du larynx ; — T, trachée.

** La lame gauche du cartilage thyroïde (t) est désarticulée et coupée près de son angle saillant ; — e, épiglotte ; — cr, cricoïde ; — f, surface articulaire thyroïdienne; — ar, cartilage aryténoïde ; — tr, muscle ary-aryténoïdicn transverse; — o, muscle ary-aryténoïdien oblique ; — p, muscle crico-aryténoïdien postérieur ; — l, muscle cricoaryténoïdien latéral ; — i, couche inférieure, ets, couche supérieure du muscle tliymaryténoïdien ; — car, cia et etc, faisceaux musculaires très variables et non constants contenus dans les replis aryténo-épiglottiques, et désignés sous le nom de muscle thyro-ary-épiglottique. (D’après L. Mandl, Traité des maladies du larynx.)

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