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VOYELLES ET CONSONNES

. La voix de l’enfant est très aiguë, et en effet les dimen- ; f,1011s de la glotte sont chez lui moitié moindres que chez ! adulte- Lors de la puberté se produit la mue de la voix, et la sui£e dl1 développement relativement subit du larynx a voix s’abaisse d’une octave chez les garçons, de deux tons seulement chez les fdles. Dans la vieillesse, par suite ne 1 ossification des cartilages, de l’atrophie des fibres musculaires (?), le diapason normal baisse encore, en même

temps qu il diminue d’intensité : les ténors deviennent barytons (L. Mandl).

Le timbre, de la voix a une première source dans les levres de la glotte elle-même. On sait qu’Helmholtz a démontre que le timbre (voy. Organes des sens, Audition ) est du a ce que les sons, qui nous paraissent simples, sont en réalité composés d’un son fondamental et de plusieurs sons accessoires nommés harmoniques (Sauveur). La' combinaison variable de ces harmoniques selon les divers instruments, en constitue le timbre particulier. Les lèvres vocales peuvent, comme les anches membraneuses présenter, outre la vibration fondamentale d’un son, des vibraiions partielles qui donnent naissance à des harmoniques îvers de ce son: de là les timbres divers du son glottique. Mais ce qui accentue surtout le timbre de la voix c’est te mode selon lequel quelques-uns de ces sons harmonifues sont renforcés au niveau des cavités et lames vibrantes ms-glottiques (pharynx, bouche, fosses nasales, etc.), de maniéré a prédominer et à imprimer leurs caractères pari îculiers a la voix (voy. plus haut, p. 500) L Cette etude des sons harmoniques, comme sources du ti mime de la voix, a permis à Willis, Wheatstone, Donders, Du . •ois Reymond, et surtout à Helmholtz », de pénétrer le mécanisme par equel se produisent les voyelles. Les voyelles ;ont essentiellement des sons produits par le passage de au dans les cavités pharyngiennes et buccales, qui se dis-

ranç.^ar Guérmiu/parirf 18?68 ^s^°^ue d e ^ musique, trad.

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PHONATION

posent d’une manière particulière , et par suite résonnent différemment pour la production de chaque voyelle. Quand on prononce une voyelle à voix basse, la glotte n’y prend aucune part, et le son de la voyelle se produit uniquement par le passage de l’air dans les cavités sus-glottiques disposées en ce moment pour l’émission de la voyelle en question ; lorsqu’on prononce celte voyelle à haute voix, les cavités sus-glottiques, disposées comme précédemment, ont pour effet de renforcer, dans le son glottique , les harmoniques qui correspondent précisément au son de la voyelle que l’on veut émettre. En d’autres termes, les cavités buccale et pharyngienne se comportent comme des résonnateurs , qui peuvent être diversement accordés1.

Nous ne pouvons nous étendre davantage sur cette analyse, qui est du ressort de la physique pure; ajoutons seulement que l’on a pu parfaitement déterminer la forme que prennent ces cavités pour l’émission de telle ou telle voyelle, et que quand ces cavités sont ainsi disposées, si l’on fait passer le vent d’une soufflerie devant la bouche, on entend alors, même en retenant sa respiration, se produire des sons qui ressemblent parfaitement aux voyelles que l’on prononcerait à voix basse. D’une manière générale on peut dire que le « diamètre longitudinal de la cavité phanjngo-buccale est raccourci et son diamètre transversal agrandi successivement pour les voyelles a , e, i; pour les voyelles o et u, au contraire, le diamètre longitudinal s’allonge et le diamètre transversal diminue. Les mouvements des diverses parties de la cavité se conforment à cette disposition générale. Les lèvres exécutent un mouvement horizontal de plus en plus prononcé en arrière pour les trois premières voyelles , tandis que pour les deux dernières le mouvement en avant sera de plus en plus marqué. Pour l’o et Vu, il y a retrait de la langue, tandis que pour Vé et 17, la langue est plus ou moins jetée en avant. Les mouvements des joues , du voile du palais, de la luette et des piliers s’accordent à réaliser la disposition générale, etc., etc.» (Mandl, op. cil.) ».

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