ÉPIDERME
plus larges que hautes, et enfin entièrement aplaties et ré- I [luîtes à une simple plaque : ces modifications successives üe forme sont assez bien représentées par les figures que donnent des lignes paraboliques juxtaposées et formant deux séries inverses qui se coupent plus ou moins obliquement selon le niveau des couches cellulaires auxquelles correspondent ' eurs points d'intersec - ■lion (lig. 1 12).
b). Vie des éléments 7 lobulaires de Vépiderrme. — Mais outre le changement de forme , une i.iarticularité importance qui différencie les couches, c’est le ihangement de structure, de composition : la couche de Malpighi et les quelques couches qui la suivent sont formées llevraisglobules, c’est-à-dire de masses albumineuses, protoolasmatiques, capables de se liquéfier en un produit analogue .u mucus, en un mot d 'éléments globulaires vivants ; mais ru-dessus de ces couches, Jastructure change brusquement, t nous trouvons seulement des cellules desséchées, rataiûnées ou aplaties, ayant perdu en grande partie leur alburaine, en un mot des cellules cornées (couche cornée), dont albumine s’est oxydée pour se transformer en kératine l.
Il est facile de prévoir que, parallèlement à ces différences le structure et de composition, nous trouverons entre ces leux parties de l’épiderme des différences tout aussi acentuées dans le fonctionnement physiologique. Les cellules uperficielles, cornées, ne sont plus vivantes; les globules .es couches profondes sont essentiellement vivants; c’est-àire qu’ils réagissent à l’action des excitants, et donnent lieu
Couche do Malpighi; — 2, couche do cellules à dimensions à pou près égales ms tous les sons; 3, couche superficielle de cellules cornées aplaties et avant r?rdu leurs noyaux. ‘
1. La kératine, substance propre clos cheveux, des ongles, delà orne, constitue réellement un principe particulier, car elle est insorble dans la potasse, à l’inverse de toutes les autres substances ori aniques (Ch. Robin).
TÉGUMENT EXTE K NE.
par exemple à de véritables phénomènes inflammatoires; c’est ainsi que sous l’influence d’une pression forte et longtemps soutenue, la couche profonde se métamorphose, se liquéfie, et donne soit un simple liquide avec quelques noyaux (ampoules), soit un véritable produit purulent; le froid, la chaleur très vive produisent le même effet, de même que quelques irritants chimiques (tels que la cantliaridine ) connus sous le nom général de vésicants: c’est alors la couche moyenne de l’épiderme qui se liquéfie, et forme une masse liquide qui soulève la couche cornée. Si on enlève cette calotte cornée, la sérosité s’écoule et l’on aperçoit sur le derme un voile blanc qui n’est autre chose que la couche de Malpighi, prête à reconstituer successivement par sa prolifération les diverses couches de l’épiderme normal; mais si l’action irritante continue à agir sur la couche de Malpighi, alors elle revient entièrement elle-même à la forme globulaire embryonnaire et par sa prolifération donne du pus.
C’est aussi cette couche profonde et essentiellement vivante de l’épiderme qui donne naissance aux néoplasmes de ce tissu, aux diverses formes de cancers épithéliaux ou cancroides. — C’est dans la couche de Malpighi que se trouvent les granules de pigment qui produisent la coloration de la peau dans les races de couleur, et dans quelques régions de nos téguments (peau des bourses, aréole du mamelon, etc.). Ce pigment du réseau de Malpighi ne se montre qu’après la naissance. Cependant chez le nègre, les bords des ongles, l’aréole du mamelon et les parties génitales prennent une teinte foncée dès le troisième jour, et du cinquième au sixième jour la coloration noire envahit toute la surface du corps. La base du cordon .ombilical présente même une coloration brune caractéristique dès la naissance. — Du reste, d’après les recherch°s de Sappey, les couches profondes de l’épiderme renferment toujours un peu de pigment; les différences que l’on observe selon les races ne sont que des différences de plus ou de moins; sous diverses influences, le pigment peut prendre un plus grand développement dans les races blanches : tel est l’effet de l’action prolongée de la lumière; ici les rayons so-