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NERFS DE LA PEAU

pour l’oiseau constitue une provision alimentaire analogue au lait. Aussi l’analyse a-t-elle montré dans le lait (voy. plus haut), comme clans l’œuf, tous les éléments nécessaires à la nutrition :

■ sels, hydrocarbures, albuminoïdes. Cependant les proportions de ces diverses substances ne sont pas dans le lait exactement les mêmes que celles que l’on considère généralement comme constituant une nourriture bien mélangée. On admet en général (Moleschott, Voit) qu’un adulte doit consommer par jour 320 gr. de carbone et 21 gr. d’azote, ou en d’autres termes 130gr. d’éléments albuminoïdes, et 4-88 gr. d’hydrocarbures et de graisses (graisse 84, hydrocarbures 404) ; il en résulte que dans ce cas le rapport normal, dans l’alimentation mélangée, des aliments azotés aux aliments non azotés est de 1 à 3,7. Or, dans le lait comme dans l’œuf, ce rapport est de 1 à 3 et même de 1 à 2, c’est-à-dire qu’il y a beaucoup plus d’albuminates (azote) et moins d’hydrocarbures (moins de carbone). L’explication de ' ce fait est facile, quand on se rapporte à ce que nous avons dit 1 précédemment (p. 148) sur l’importance des hydrocarbures au 1 point de vue de la production des forces, et particulièrement 'de la force musculaire : « En effet, l’adulte puise ses forces dans lia combustion des substances non azotées, les albuminates servant ! fort peu à cet usage. Dans les organismes en voie de développeraient, les substances azotées sont au contraire indispensables à 1 l’accroissement des différents tissus. Il est donc facile de se i rendre compte de l’erreur et du projugé dans lesquels tombe Ile vulgaire qui condamne la majeure partie des enfants à une i nourriture riche en amidon et presque dépourvue d’azote. » (Wundt, Physiologie; traducl. de A. Bouchard.) Il est probable que les différences dans la composition du lait des divers mammifères (voy. p. 551) sont en rapport avec la plus oumoins .grande quantité de forces vives que les jeunes animaux peuvent déjà produire dès leur naissance; ainsi les jeunes veaux et poulains marchent et courent presque aussitôt; ii produisent donc une dépense déjà considérable de force et nous avons vu en effet que le lait delà vache et de la jument sont riches en hydrocarbures (beaucoup de graisse chez la vache, beaucoup de sucre chez la jument et l’ànesse). On trouverait sans doute des diflei ences analogues dans la composition des œufs des divers oiseaux.

MI. Fondions nerveuses de la peau.

La peau possède encore des fonctions très diverses, grâce ’aux nerfs nombreux qui viennent s’y terminer. Nous°con-

TÉGUMENT EXTERNE

naissons déjà les nerfs centrifuges qui viennent innerver ses muscles lisses et produire leur contraction sous l’influence réflexe (érection du mamelon, par exemple) ou qui se terminent dans les glandes et en amènent la sécrétion, influence qui se montre surtout avec évidence pour les glandes sudoripares.

Mais la peau est surtout riche en nerfs centripètes ou sensitifs. Ceux-ci peuvent avoir des fonctions générales et difficiles à spécifier dans leurs sièges anatomiques, comme, par exemple, leur influence comme voie centripète et point de départ du réflexe respiratoire. (Voy. Respiration , p. 474). Mais la peau est surtout le siège de la sensibilité. Dans toutes les régions très sensibles de la peau, l’épiderme présente des dispositions spéciales ( papilles ) en rapport avec celte sensibilité. Aussi les maladies épithéliales ontelles une grande influence sur la vie nerveuse : nous avons déjà étudié les troubles qui suivent le refroidissement par trop grande évaporation de sueur; peut-être ces troubles ne sont-ils souvent qu’un retentissement nerveux, un phénomène réflexe, se portant principalement sur les vaso-moteurs de divers organes, ainsi que la pathologie tend à l’admettre tous les jours de plus en plus pour expliquer ce qu’on avait décoré autrefois du nom de métastases.

Quant aux fonctions sensitives proprement dites de la . peau, au toucher et au tact , leur étude sera mieux placée , comme introduction a celle des organes des sens proprement dits.

Résumé. — La peau, à l’état normal, ne présente que des phénomènes d’absorption à peu près nuis (excepté pour les corps à l’état gazeux). Elle est, au contraire, le siège de sécrétions très actives :

1° Par les (/landes sudoripares (dont le nombre dépasse trois millions et la masse égale 1/2 rein), elle sécrète la sueur (1000 ,-c à 1300 gr. en moyenne en 24 heures), liquide acide (par un acide volatil, l 'acide sudorique), contenant 22 p. 100 de chlorure de sodium. La sueur a un rôle physique, qui consiste a rafraîchir le corps par le fait de la chaleur qu’elle emprunte pour se vaporiser. Elle joue de plus le rôle de produit excrémentiliel (urée et acides divers).

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