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D'D SENS DE LA VUE. CM

phose des cellules; et l’embryologie nous montre que lebour- ■geon primitif qui a donné naissance au cristallin est un bourgeon épidermique (fig. 134), d’abord en connexion avec 1 epiderme, et qui finit par rester isolé au milieu du globe oculaire. La couche de cellules tapissant la face interne de la capsule est donc l’analogue de la couche de Maipighi de la peau : c est par elle que se fait l'accroissement de la lentille cristalline, de sorte qu’on y trouve toujours des zones de jeunes cellules en train de se transformer en prismes* c est aussi par elle que se fait la régénération du cristallin régénération qui ne peut se reproduire que si l’extirpation a laisse subsister les cellules delà cristalloïde antérieure1.

L humeur vitrée ou hyaloïde est formée de tissu collagène à l’état embryonnaire, d’autant plus analogue à la gélatine de Wharton qu’on l’examine sur un sujet plus jeuneelle est contenue dans un sac très mince, anhiste et transparent, la membrane hyaloïde.

B. Refraction. — Cet ensemble de milieux forme au point de vue physique, une série de trois lentilles très différentes : la première, constit uée par la cornée et V humeur aqueuse, serait une lentille convexo-concave, très compliquée, vu les diverses couches de la cornée. La seconde, ou cristallin, est une lentille biconvexe, h face antérieure ’ moins courbe que la postérieure, et également très compliquée, car ses couches concentriques vont en augmentant de densité de la périphérie au centre. Enfin, en troisième heu, le corps vitré constitue une lentille concavo -convexe, puisqu’il est creusé en avant pour loger le cristallin. C’est immédiatement derrière cette dernière lentille que se trouve la membrane sensible à la lumière, la rétine.

Pour plus de simplicité, on peut assimiler tout cet ensemble de lentilles à une seule lentille ayant le même pouvoir convergent total, et il est alors facile de se rendre •compte du résultat final de la marche des rayons lumineux En un mot, tout l’appareil peut être représenté par une lentille formée d’une substance ayant un indice de réfraction

I. Voy. 0. Cadiat, du Cristallin, anal, et développement, thnsc dp

•concours, Paris, 1870. 11 ’ c cle

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de 1,39 à 1,49, et d’une distance focale égale à 17mm,i8. Les rayons lumineux qui, partis d’un point extérieur, viennent tomber en divergeant sur la cornée, convergent donc après avoir traversé cet appareil de dioptrique, et viennent se réunir en un point qui, à 1 état normal, et dans des < ii constances que nous préciserons, se trouve précisément sur la rétine : c’est là que viennent se peindre dans de moindres dimensions les objets extérieurs. Or si la convergence ne >e fait pas précisément sur la rétine, mais plus en avant ou plus en arrière, il est facile de comprendre que chaque point de l’objet mis en présence de l’œil viendra se peindre sur cette membrane, non par un point, mais par un petit cercle correspondant au plan de section par la rétine du cône convergent que forment ces rayons avant leur réunion, ou du cône divergent qu’ils constituent après leur réunion (fig. 13o).

Pour fixer les idées d’une manière simple, appelons .cône objectif le cône des rayons lumineux partant du point lumineux et venant tomber en divergeant sur la cornée, cône

. A, B, Points lumineux considérés; - e. c, cornée; - DD, iris; - EE, cr.s- ^D’abord les rayons lumineux partis des points A ou B sont brisés paHa cornée

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cisémcnl sur la rétine : mais on vo.t «uss, que s. Crétine, « ^ J avant

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e serait plus un point, mais un petit cercle (cercle de diffus, on).

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