MUSCLES DE L’OEIL
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résistants (dits cartilages tarses). Les fonctions de ce sphincter semblent supplémentaires de celles de l’orbiculaire de l’iris : il se contracte comme ce dernier d’une manière réflexe, sous l'influence de sensations rétiniennes, par exemple lorsque la lumière est trop vive; mais il se contracte aussi sous l’influence de réflexes dont le point de départ est sur la cornée. Aussi est-il difficile de tenir l’œil ouvert quand un corps étranger touche la surface antérieure de la cornée : les maladies de cette surface donnent souvent lieu à de véritables spasmes des paupières.
Appareil lacrymal. — Cet appareil se compose d’une glande sécrétant le liquide lacrymal ou larmes, des paupières, destinées à répandre ce fluide sur la surface antérieure du globe de l’œil, et enfin d’une série de canaux , qui pompent ce liquide et le font passer dans les fosses nasales.
La glande lacrymale , formée de lobules analogues à ceux des glandes salivaires, est placée à la partie supérieure de l’angle externe de l’œil; la pesanteur est donc suffisante pour conduire sur la partie externe du globe le produit de sécrétion, liquide limpide, incolore, alcalin, contenant un peu d’albumine et de sels, surtout du chlorure de sodium. De l’angle externe de l’œil, les larmes sont étalées jusqu’à l’angle interne par les seuls mouvements de l’orbiculaire, qui, en produisant le clignement, les répand dans tout le sac conjonctival : en effet, toutes les surfaces que lubrifient les larmes sont-recouvertes par une muqueuse, la conjonctive, qui, passant de la face postérieure des paupières sur la face antérieure du globe de l’œil (culs-de-sac conjonctivaux supérieur et inférieur), tapisse la partie tout antérieure de la sclérotique, et môme la cornée, comme nous l’avons vu à propos de cette membrane (épithélium antérieur). Ainsi le clignement des paupières assure la transparence de la cornée, car il y étale un liquide qui en prévient le dessèchement, tout en restanfen couche assez mince et assez égale pour ne pas troubler la vision. On peut donc dire que le clignement est à l’œil ce que la déglutition est à l’oreille (voy. p. 342), et les deux mouvements se produisent également d’une façon intermittente et très fréquente. L’un
ORGANES DES SENS (OEIL)
des premiers effets de la paralysie des paupières est l’inflammation de la cornée, qui, par défaut de circulation et d’étalement des larmes, se trouve soumise aux injures de l’air et des poussières ambiantes.
La sécrétion des larmes est continue; elle est augmentée parfois par des causes morales, ou des réflexes dont le point de départ est le plus souvent sur la cornée, mais parfois
Fig. 145. — Appareil lacrymal*.
aussi sur la muqueuse nasale ou sur la rétine. Si un corps étranger vient s’arrêter sur la cornée et l’irrite, il y a aussitôt une hypersécrétion de larmes qui viennent le dissoudre ou l’entraîner. — Cette sécrétion se fait parun phénomène réflexe identique à celui qui préside à la sécrétion de la salive. Le nerf centrifuge de ce réflexe est le nerf lacrymal (de l’ophtalmique de Willis, première branche du trijumeau). En etfet l’hypersécrétion lacrymale qui survient par action réflexe à la suite de l’excitation d’un grand nombre de nerfs crâniens (frontal, sous-orbitaire, nasal, lingual, glosso-pharyngien, pneumogastrique), cesse de se produire
• Appareil lacrymal vu par la surface conjonctivale des paupières. Les glandes de Meiliomius sont vues courant vers le bord des paupières; /. glande l.icrj male; — il, orifices de ses 7 ou 8 conduits excréteurs, dans 1 angle externe i u cul-de-sac conjonctival supérieur; à l’extrémité interne des bords des paupi rc > on voit les orifices des points lacrymaux (sur les tubercules lacrymaux) , o, <■< muscle orbiculaire (portion orbitaire).