APPAREIL LACRYMAL
après la section du nerf lacrymal. — L’excitation du grand sympathique, d’après Demtschenko, produit aussi une hypersécrétion lacrymale, de même que nous avons vu qu’elle amène la production de la salive (voy. p. 338) ; mais dans ce cas les larmes présentent des caractères particuliers, semblables à ceux de la salive dans les mêmes circonstances ; elles sont troubles et épaisses, tandis que celles qui résultent de l’excitation du trijumeau sont limpides et transparentes 1 (comparer avec ce qui a été dit p. 338).
Les larmes s’évaporent en grande partie, mais il y en a toujours un excès qui reste, et qui ne pouvant s’écouler normalement sur les joues par le bord libre des paupières, vu la présence sur ces bords de la sécrétion grasse des glandes de Meibomius (voir Glandes sébacées et leurs fonctions), s’accumule dans l’angle interne de l’œil, au niveau de cette excavation que l’on nomme le sac lacrymal. De la les larmes pénètrent par les points lacrymaux (fig. 145), et suivent successivement les canaux lacrymaux, le sac lacrymal et le canal nasal, pour arriver jusque dans les fosses nasales, au niveau de la partie antérieure du méat inférieur. — Pour se rendre compte de la marche du liquide lacrymal dans cette série de canaux, on a invoqué bien des raisons qui n’ont pas toutes une égale valeur : on a parlé de capillarité, mais celte force physique, capable de faire pénétrer un liquide dans un petit tube vide, devient une cause d’arrêt bien plutôt que de mouvement dès que ce tube est plein 2. Il en est de même de l’assimilation des conduits lacrymaux avec un siphon. Il est probable que dans les mouvements d’inspiration la raréfaction de l’air des fosses nasales produit une aspiration sur le canal et par suite sur toute la série des canaux et sacs qui le précèdent, et que celte légère aspiration suffit pour établir le cours des larmes à l’état normal ; aussi, lorsque les larmes sont plus abondantes, faisons-nous pour faciliter leur passage de brusques inspirations, comme dans le sanglot. —
1. Demtschenko, Zur Innervation der Thranendruse. ( Pfluger's Archiv, fur die gesaminte Physiologie, Bonn, sept. 1872.)
2. Voy. Eoltz, des voies lacrymales. ( Journal de Physiologie de Brown-Séquard, t. V. Paris, 1862.)
ORGANES DES SENS
Les voies lacrymales sont garnies de valvules dont le nombre est variable, mais qui sont toutes disposées de manière à ne permettre le cours des larmes que dans un seul sens, et à s’opposer à tout reflux.
Non seulement c’est le passage de l’air dans les narines qui permet de comprendre la progression des larmes dans le conduit nasal, mais il semble d’autre part que les larmes servent à lubrifier les voies respiratoires, et à s’opposer à 1 action desséchante du courant d’air de la respiration; nous avons déjà vu que les fosses nasales sont un appareil destiné à échauffer et à rendre humide l’air inspiré; la présence des larmes, en humectant l’entrée des voies aériennes, contribue puissamment, par la vapeur d’eau qu’elles cèdent à l’air inspiré, à en entretenir jusque dans les poumons l’humidité si favorable à l’échange des gaz (L. Bergeon). Les organes lacrymaux, dont le produit est toujours déversé dans les narines, se rencontrent même chez ies ophidiens, quoique leur globe oculaire, caché derrière le système tégumentaire, soit entièrement à l’abri de l’évaporation. Au contraire, les animaux qui respirent un air saturé d’humidité, comme les cétacés, sont les seuls dépourvus de glandes lacrymales l.
Résumé. — Les différentes surfaces muqueuses ne nous donnent que des sensations générales, c’est-à-dire vagues, douloureuses ou agréables, mais nullement localisées. Les tissus musculaire, osseux, tendineux, etc., ne sont aussi que très vaguement sensibles, et seulement sous l’influence de quelques formes spéciales d’irritation (le tiraillement, la torsion). Il faut cependant noter le sens musculaire (sens de la contraction) comme une sensibilité spéciale du muscle.
Sensations spéciales:
J 0 Tact ou Toucher. Développé surtout le tégument externe, mais spécialement à la pulpe des doigts, sur les lèvres et sur la langue, ce sens a pour organes les papilles dermiques nerveuses contenant les corpuscules tactiles de Meissner. Les fonctions des corpuscules de Pacini (placés sur les nerfs collatéraux des doigts) sont moins bien connues.
1. Voy. A. Estoc, Physiologie pathologique des fistules lacrymales , in Journ. de l'Anat. et de la Physiol. de Ch. Robin, janvier 1866.
RÉSUMÉ
La peau, par sa sensibilité, nous donne des notions snérinle, de piession {toucher proprement dit : forme des corps} pt dp température Le dos de la mai,, es, plus apte à aZfcie le différences de température; lapau, ne delamain (pulpeTsTotes
est plus apte a apprécier Informe des corps L’habitude pst n
beaucoup, dans les notions de forme e[ ,1e
2° Gustation. Sens localisé à la surface de la langue : en distinguant les sensations qui nous sont données par le tactlino-nal par le goût et par l’odorat, on voit qu’il n’y a le véHtlb^ î sapides que les corps dits amers ou sucrés Ces senslhénf n ment gustatives, se localisent dans leTpapilles 1 Wua es papilles caliciformes) et ont pour agents nerveux le nerf tin suai et le glosso-pharyngien (celui-cf surtout ame à percevm'r
muqueuse olfactive, lu, donnent seulement la sensibilité ' ■' raie (impression caustique de l'ammoniaque) et prds denlTh nu rt .on de cette muqueuse. Ces nerfs sont donc Spensablls ttltnlegrtte de «action, mais n'y servent que d'„fS
* Al '"tio.v oçœ. — Oreille externe: Le pavillon de l’oreille
lion des sL* '™ P0U‘' U"e juSle apPréciali011 de ,a tirée- Oreille moyenne. La membrane du tympan placée dans mm
{SS / ub'iqi,e,aU da oondLLud£rrecueme te
la fenêtre ovni f'k '' 6S lransmet’ Par la chaîne des osselets, à et 1, 1 1 ^convexité en dedans (sa tension) est variable peut être modifiée (augmentée) par la contraction du muscle eine du marteau ; il en résulte une sorte A’ adaptation dp h
SCl°U 1 amp!itude ou Ja fréquence (hauteur du son) de v butions a recevoir. - Les cellules mastoïdiennes ont pour
Ln ibleflPs611 kl dC ^ Cai8Se et de rendre moins
es les changements de pression atmosphérique — h
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téS i c ! 1 la c°mmumcation entre la caisse et l’air ex-
xvec celui de î'1 V^uilibre de tension de l’air extérieur
te celui de la cavité tympamque.
■ion musimlT' Y 'T.T” essentiel delà percep-
n musicale (par les fibres radiées de sa lame basilaire et les
ORGANES DES SENS
nrcs de Corti) et les calculs établis entre le nombre des éléments de Morgane de Corti et l’échelle des sons musicaux confirment cette manière de voir. - Les sacs vestibulaires jugent plus spécialement de l'intensité des sons, ou mieux des Inuits. Peut-être les trois canaux semi-circulaires sont-ils dispose* pour donner la notion de la direction des sons (on leur a aussi attribué des fonctions hypothétiques relatives a 1 équilibration de
l’animal).
V Vision. Les milieux de l’œil forment un appareil de refraction • mais, pour que cet appareil amène sur la reline le sommet des cônes formés par les rayons partis des differents points t un corps qui peut être situé à diverses distances, il faut une adap- Sn pour chacune de ces distances (expérience de Scheiner) Cette adaptation se produit essentiellement par un changement de forme du cristallin , dont la face anterieure augmente de convexité quand on adapte l’œil pour la vision d un obje re* rapproché ^expérience des images de Purkinje). Ces modiiications du cristallin sont produites par le muscle ciliaire qui foi n la partSieare de la choroUe, e. peut agi,; sur la penphene du cristallin par l’intermédiaire des procès cihaues.
Le pigment choroïdien sert, comme surface noire, soi a a isorber des rayons irrégulièrement réfractés, sort, comme mtro.r,
à réfléchir les rayons dans la rétine.
L’iris joue le rôle de diaphragme à ouverture variable, qui s dilate sous l’influence du nerf grand sympathique quand on nl'rde cm objet éloigné ou peu éclaire , et se rétrécit sous 1 influence du nerf moteur oculaire commun, dans les cas inverse
(7u ‘S'SttmSr^ sensible spéciale^ à la ta.**;
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1 1 transformation des vibrations lumineuses (éludés ucenl
SULaP persistance eU 'irradiation no^^endent ^'compTc grand nombre d illusions optiques,
RÉSUMÉ
de perceptions entoptiques (circulation de la rétine, leucocytes du corps vitré, etc.).
La question de la mie droite avec les images renversées s’exi püque par l’étude des phosphènes et par le mécanisme physiologique des sensations reportées à distance du point excité (voy.
I p. 639, en note). — La vue des reliefs ne résulte pas d’un mécanisme préétabli; c’est un acte de conscience.
Le cours des larmes (sécrétion lacrymale), leur entrée dans le • sac lacrymal et le canal nasal, a pour agent mécanique spécial 1 inspiration, qui raréfie l’air dans les fosses nasales.
xüss et duval, Physiologie.