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ORIGINE DES GLANDES SEXUELLES

i On donne à cette région supérieure du corps de Wolff le nom de partie génitale ou sexuelle, la région inférieure étant plus • spécialement considérée comme partie urinaire (embryonnaire). — Voyons comment cette première forme de glande sexuelle indifférente se transforme en testicule ou en ovaire.

Si la glande sexuelle doit évoluer selon le type testicule, on .observe tout d’abord une rapide atrophie de l’épithélium geri minatif correspondant, et la disparition des ovules primordiaux qu’il contenait. Quand l’épithélium germinatif est en pleine voie d’atrophie, on observe, dans l’épaississement sous-jacent de tissu conjonctif embryonnaire, la formation de tubes sur l’origine desquels on n’est pas encore parfaitement fixé, mais que tous les auteurs s’accordent à considérer comme les futurs tubes séminifères du testicule : ces tubes se mettent en effet en con- ; nexion avec les canaux de la partie sexuelle du corps de Wolff, i partie qui représente dès lors l’épididyme(voy. ci-après p. 682 et 696 la fig. 159, côté A, en 1) ; la partie urinaire du corps de Wolff •s’atrophie, et ne laisse comme trace que le corps innommé de i Giraldès, paradidyme de Waldeyer (fig. 159, côté A, en 2 et en x ). Pour Lauth, Follin 1 et Robin2, le vas aberrans de Haller (x, fig. 159) n’est, lui aussi, autre chose qu’un débris du corps de Wolff; le canal de Wolff devient canal déférent; quant au canal de Millier, il s’atrophie, et ses deux extrémités seules subsistent, sous forme d’organes rudimentaires, incompréhensibles •sans le secours des données embryologiques; son extrémité supérieure forme l’hydatide de Morgagni (h, fig. 159, p. 696), petite vésicule kystique placée au-dessus de la tête de l’épididyme; son extrémité inférieure forme, en se réunissant à celle du côté opposé, l’utricule prostatique qui s’ouvre au sommet du verumontanum (fig. 154, p. 677).

Si, au contraire, la glande sexuelle primitive doit évoluer selon le typefemelle, l’épithélium germinatif qui la recouvre prend un développement de plus en plus considérable, et les ovules primordiaux s’y montrent plus abondants. Cette hypertrophie de l’épithélium germinatif se traduit notamment par la production de poussées épithéliales qui se font dans la profondeur et pénètrent dans le tissu embryonnaire sous-jacent (fig. 158).

Ces poussées ou bourgeons pleins se composent de masses

1. E. Follin, Recherches sur les corps de Wolff ; thèse de doctorat, Paris, 1850.

2. Ch. Robin, Mémoire sur les modifications de la muqueuse utérine pendant' et après la grossesse (Mémoires de l’Académie de mèd., 1861). A la fin de ce travail se trouve une importante étude sur le tissu de l’ovaire.

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épithéliales plus ou moins volumineuses, au milieu desquelles on aperçoit des ovules ; nous reviendrons plus loin sur leur description (voy. Ovaire, ci-après, p.695), ainsi que surles restes du corps de Wolff chez la femme.

Nous avons parlé du canal de Wolff et du canal de Mûller; pour en compléter l’étude il nous suffira d’ajouter que ces canaux viennent s’ouvrir dans la partie postérieure du tube digestif, au niveau du point où ce tube donne naissance à un bourgeon creux destiné à former la vésicule allantoïde (fig. 149, 1 en B, et 2 en S-U, sinus oro-génital.) En même temps la partie tout inférieure du canal de Wolff donne naissance à un bourgeon creux qui se développe en montant derrière lui et va former la glande rénale (fig. 149, 2 en 3.)

Si donc on considère surtout les connexions de ces différentes parties avec le tube intestinal, on peut décrire de la manière suivante les dispositions de ce tube à cette époque: il présente à son extrémité inférieure (fig. 149) un bourgeon (B); et l’éperon E, qui sépare le tube primitif du bourgeon récent, s’accentuant de plus en plus, on trouve bientôt à ce niveau deux cavités:

l°l’ancienne cavité du tube digestif, qui formera le rectum ; 2° en avant, une cavité uro- génitale ou sinus uro-génital, qui est en connexion avec les tubes susindiqués de l’appareil génito-urinaire.

1° Le premier de ces tubes (fig. 149-1) présente lui-même des végétations latérales qui en font un organe penniforme : c’est le corps de Wolff, qui paraît jouer un rôle important dans la vie fœtale, car il se développe beaucoup et occupe la plus grande partie de la cavité abdominale. A cette époque il renferme des éléments analogues aux glomêrules de Malpiglii du rein, et il paraît remplir les fonctions que remplira plus tard cet organe; aussi lui a-l-on donné le nom de rein primordial (Jacobson,

* 1) I, r, tube intestinal avec le bourgeon B, qui commence à s’isoler par l’éperon E. .

2). L’éperon s’est trè3 accentué ; le bourgeon B s’est très développe el a donne' au loin l’allantoïde A (dont on ne voit que le commencement, le pédicule), et successivement, en allant de l’allantoïde vers le tube intestinal, 1 ouraque O, la vessie V, le sinus uro-génital SU, qui lui-même est en connexion avec trois bourgeons . 1, pour le corps de WolfT, 2, pour l’organe de Millier, 3, pour le rein.

Fig. 149. — Schéma delà formation des organes génito-urinaires*.

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