‹ Cours de physiologie (volume 2)Chapitre 202 sur 284 · ORIGINE DES GLANDES GÉNITALES · texte numérisé non relu

ORIGINE DES GLANDES GÉNITALES

Rathke). Mais vers la fin de la première moitié de la vie fœtale, ces organes s’atrophient et disparaissent presque totalement chez le fœtus femelle, tandis qu’ils contribuent à former, nous l’avons dit ci-dessus (fig. 655) une partie des organes génitaux mâles.

2° Le second tube ne présente pas de végétations secondaires : c’est le simple tube connu sous le nom d 'organe de Miiller (fig. 149-2). Cet organe est essentiellement appelé à constituer les parties les plus importantes des organes génitaux chez la femme : les trompes et l’utérus ; chezl’homme il ne forme que des organes relativement inutiles, vestiges de l’état embryonnaire, comme Y vtricule prostatique etun petit appendice de l’épididyme ( Yhydatide pédiculée de Morgagni).

3° Le troisième tube ou cæcum (fig. 149-3) présente un grand nombre de végétations secondaires, mais qui se font à l’extrémité du canal, et en irradiant. Ces bourgeons secondaires prennent euxmêmes la forme canaliculée, se juxtaposent, s’entremêlent et vont finalement aboutir à un petit peloton vasculaire contre lequel vient pour ainsi dire buter leur extrémité en cæcum ; dès lors ils ne se développent plus : ils embrassent, chacun par son extrémité cæcale, un peloton vasculaire, qui refoule le cul-desac dans l’intérieur du tube de façon à se loger dans une capsule terminale (voy. fig. 151, p. 660): telle est Information des t ubes urinifères et des rjlomérules de Malpighi, du rein , en un mot.

Enfin, outre ces trois tubes de chaque côté, le sinus uro-genilal se développe par son extrémité antérieure 1, et va constituer le canal allanloidien ( ouraque ) et la vésicule allantoïdienne (fig. 149, O, A), dont nous étudierons plus tard les fonctions à propos du placenta; contentons-nous d’indiquer pour le moment que l'allantoïde et son canal, l’ouraque, disparaissent chez l’adulte, et qu’il ne reste plus que la partie tout inférieure du canal, laquelle se développe énormément sous la forme de réservoir et constitue la vessie.

Ce rapide coup d’œil sur l’origine des appareils génitaux et urinaires nous fait voir entre eux une grande parenté, et par conséquent nous devons nous attendre à de grandes analogies entre leurs épithéliums.

Nous allons étudier successivement Yappareil urinaire, l 'appareil génital de l'homme, Y appareil génital de la femme. Pour ces deux derniers nous aurons à revenir sur les conditions erahryologiques, rapidement esquissées déjà, et qui seules nous permettront d’établir l’homologie des organes des deux sexes.

1. Voy. Mathias Duval , Recherches sur l’origine de l'allanloide. Paris, 1877.

APPAREIL GÉNITO-URINAIRE

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