‹ Cours de physiologie (volume 2)Chapitre 207 sur 284 · SÉCRÉTION DE L’URINE · texte numérisé non relu

SÉCRÉTION DE L’URINE

guin interstitiel est donc admirablement disposé pour recevoir l'albumine résorbée par l’épithélium, de même que les capillaires glomérulaires le sont pour laisser filtrer le sérum, et en somme c’est l’étude du système circulatoire, de ce que nous pouvons appeler la veine porte rénale, qui nous donne la clef du double phénomène de filtration et de résorption qui constitue les deux phases essentielles de la secrétion urinaire. — La physiologie comparée montre ce double phénomène d’une manière encore pîus ■évidente : ainsi chez les ophidiens, dont les urines sont concrètes, on les voit d’abord liquides au commencement des tubes urinifères, puis s’épaississant peu cà peu dans leur trajet jusqu’à acquérir leur consistance si caractéristique.

Ainsi, en résumé, la sécrétion de l’urine se compose de deux phases bien distinctes : un phénomène de filtration pure au niveau du glomérule , filtration qui donne passage au sérum du sang, c’est-à-dire à de l’urine plus de l’albumine ; 2° à ce phénomène purement mécanique succède un travail vital de la part des éléments globulaires de V épithélium des tubes urinifères : ces éléments résorbent l’albumine, et cette absorption est aidée par les conditions de faible pression du sang dans les capillaires interstitiels.

Cet épithélium des tubes urinifères ne fait donc qu’abjorber, il ne sécrète pas; on a longtemps cru qu’il formait Je 1 urée; mais il est prouvé aujourd’hui que toute l’urée que i on trouve dans les urines était primitivement contenue dans le sang. Les physiologistes ont été longtemps partagés à ce sujet; la question se réduisait à une question 1 expériences : il s’agissait de démontrer que l’urée préexiste ians le sang et ne se forme pas dans le rein ; que le sang le la veine rénale possède normalement moins d’urée que ’elui de 1 artère; que la ligature des uretères ou l’ablation les reins produisent le même effet. En France, Prévost et Oumas, Ségalas et Vauquelin1, Claude Bernard et Bares\vil, Picard2 (thèse de Strasbourg, 1856), étaient arrives à ces conclusions; mais en Allemagne on contestait le résultat de leurs recherches en attaquant leurs divers pro-

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