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ÉJACULATION

au moment de l’éjaculation, il se trouvait dans le canal en

■ conflit avec ce gaz, il sortirait mêlé à de nombreuses bulles d’air, ce qui ne se produit jamais. Du reste, nous avons un appareil sécréteur destiné à fournir un liquide qui remplit le vide du canal : ce sont les glandes de Cooper, petites

.glandes analogues aux salivaires, placées au milieu des muscles striés et lisses du périnée (aponévrose moyenne) derrière la saillie du bulbe uréthral (fig. 156, p. 682) et dont le canal excréteur vient s’ouvrir dans le canal de l’urèthre, vers la jonction du bulbe avec la portion spongieuse ! proprement dite. Le produit de ces glandes, exprimé par les

■ contractions des muscles du périnée au moment de l’érecîtion, vient remplir le canal de l’urèthre et servira cà diluer île sperme, qui, nous le savons, est primitivement très épais.

1 Quand une forte érection n’est pas suivie d’éjaculation, on voit, au moment où l’érection cesse, où le canal revient à ses dimensions primitives, s’écouler par son ouverture antérieure (méat urinaire) un liquide clair et muqueux qui n’est autre chose que le produit des glandes de Cooper et de quelques autres organes sécréteurs.

Ces autres produits de sécrétion déversés dans le canal pour en remplir le vide, et pour se mêler au sperme et le diluer à son passage, sont les produits des glandes de Littré et des glandes prostatiques.

Les glandes de Littré sont de très petites glandes en .grappe, végétations de la muqueuse de la portion spongieuse de l’urèthre, disséminées dans le chorion de la muqueuse de toute cette portion du canal1, et dont le produit de sécrétion, peu connu et difficile à isoler, paraît analogue à celui des glandes de Cooper; elles seraient à ces dernières ce que les glandes buccales (dites muqueuses) sont aux glandes salivaires proprement dites.

Les glandes prostatiques sont de nombreux culs-de-sac glandulaires disposés en grappes et rayonnant du canal de l’urèthre dans toute la moitié postérieure de la prostate

I. Yoy. Ch. Robin et Cadiat, delà Structure intime de la muqueuse et des glandes uréthrales de l'homme et delà femme ( Journal de l'anat. et de laphgsiol., septembre et octobre 1874).

APPAREIL GÉNITAL MALE

(fig. 156, p. 682) : elles sécrètent un liquide visqueux analogue à celui des glandes de Cooper et des vésicules séminales. — L ’utricule prostatique (fig. 156) ne parait pas fournir de liquide spécial, ni jouir d’un rôle important : c’est un rudiment de l’utérus de la femme, du reste embryonnaire (vov. plus haut, p. 655), dont la cavité est, comme l’utérus de la femme, tapissée par un épithélium à cils vibratiles ; aussi a-t-on pu parfois, étant donnés des produits de végétation prostatique (polypes de la prostate), reconnaître que ces néoformations avaient leur origine dans l’utricule, en y constatant des éléments d’épithélium cylindrique vibratile.

Le sperme, mêlé au produit des vésicules séminales, arrive donc, par les contractions de ces vésicules et des canaux déférents, dans la région prostatique de l’urèthre : là sa présence détermine par réflexe une action mécanique qui le projette au dehors avec force et par saccades, qui Y éjacule en un mot.

On attribue généralement la force et la forme saccadée de l’éjaculation aux contractions du muscle bulbo-caverneux qu’on a appelé accelerator seminis et urinæ ; mais si l’on lient compte de ce qu’en ce moment ce muscle est séparé du canal de l’urèthre par toute l’épaisseur du bulbe en érection, et que par conséquent il ne peut agir sur le contenu du canal ; de ce que, d’autre part, il est situé bien en avant de la prostate, c’est-à-dire du point où est déversé le sperme, et que par suite il ne peut qu’ultérieurement agir sur lui, pour l’accélérer peut-être, mais non pour lui imprimerie premier mouvement, on a peine à comprendre comment ce muscle pourrait produire l’éjaculation.

Nous nous rendons bien mieux raison de ce mécanisme en tenant compte des dispositions particulières que présente la région prostatique du canal et spécialement \e muscle de Wilson, que nous avons vu déjà jouer un rôle si important dans la ietention et l’excrétion de l’urine. Au moment où le sperme vient se déverser dans la prostate, cette portion du canal est isolée c la vessie par l’érection du vennnonlanum (fig. 156), petit tubercule de tissu érectile situé sur la paroi postérieure du canal, et qui à l’état de turgescence s’élève et vient en contact avec

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