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ÉJACULATION

la paroi antérieure, de façon à oblitérer toute communication entre la vessie et le canal uréthral ; et tout lemonde sait en effet [que la miction est impossible pendant l’érection. Le sperme, au contraire, par les canaux dits improprement éjaculateurs, qui s’ouvrent en avant et un peu sur les côtés du verumontanum, •peut arriver dans le canal de l’urèthre, et en envahir toute la •portion prostatique, mais il ne peut aller plus loin, parce qu’en le moment le muscle de Wilson se contracte et oblitère la par- -ie membraneuse (fig. 156, 2). La liqueur séminale s’accumule loue dans l'étroite portion du canal comprise entre le verumon- ::anum et le sphincter uréthral ou muscle de Wilson (fig. 156, ie 1 à 2) ; il s’y accumule avec une grande force, car les conr.raclions des muscles lisses qui l’y chassent (canal déférent et vésicules séminales) sont très énergiques, quoique très-lentes, il ne peut refluer vers la vessie, à moins de destruction du ve- ’umontanum, et ce fait, qui s’observe dans quelques cas pathoogiques, explique pourquoi dans ces cas le sperme est ultérieurement rendu avec les urines; il ne peut non plus s’échap- )er tout d’abord en avant, vu l’état de contraction du sphincter îréthral. Mais ce muscle ne peut rester longtemps dans cet ;tat de contraction ; il se relâche et aussitôt, sous l’influence de a haute tension qu’il a acquise, le sperme se précipite et se •rojelte avec force; aussitôt le muscle se contracte de nouveau d arrête l’éruption spermatique, pour la laisser bien vite se eproduire en se relâchant encore, et ainsi de suite tant que lure l’éjaculation.

Nous voyons donc ainsi à quoi tiennent et le rythme et la puissance de l’éjaculation : la puissance dujet spermatique est lue à la haute tension qu’ont donnée lès muscles lisses des caîaux excréteurs au liquide accumulé dans un étroit espace; le •ytlime est dû à des relâchements rythmiques du sphincter iréthral, qui forme comme une écluse livrant par saccades passage au liquide retenu en arrière d’elle.

Ainsi la région prostatique du canal de l’urèthre, si importante déjà au point de vue de la miction, ne l’est pas moins relativenent aux fonctions génitales : c’est encore ici le contact du •perme avec cette muqueuse qui détermine cette sorte de tétaîos intermittent du sphincter uréthral. Aussi les altérations de a muqueuse prostatique ont-elles une grande influence sur le ’oüctionnement de l’appareil génital, et l’on voit ses affections :auser tour à tour, et selon leur nature, le satyriasis, ou l’immissance, ou les pertes séminales. Depuis longtemps la chi- ’urgie, reconnaissant le rôle prépondérant de celte région, a

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trouvé dans les modificateurs de celte surface, et particulièrement dans la cautérisation (sonde de Lallemand) un des plus puissants moyens de réagir contre cette dernière affection.

La quantité de sperme rendu par une éjaculation varie entre 1 et 6 gr., mais il y a sous ce rapport de grandes variétés individuelles, et même pour le même homme, dans des circonstances diverses, les différences peuvent être comme 1 est à 8.

La destinée ultérieure du sperme sera étudiée avec les organes génitaux de la femme : nous verrons que ce liquide, et particulièrement les spermatozoïdes qu’il contient, sont destinés à aller donnera l’élément femelle correspondant, kVovule , l’impulsion fécondante qui en déterminera le développement.

Il est intéressant de noter les circonstances qui peuvent influer sur les mouvements, sur la vie des spermatozoïdes de sperme éjaculé. L’eau froide, l’étincelle électrique (Prévost et Dumas), les liqueurs acides tuent les spermatozoïdes; les solutions légèrement alcalines, les solutions de substances neutres leur sont favorables et augmentent la vivacité de leurs mouvements. Le mucus vaginal ne les tue que lorsqu’il est très acide ; dans les circonstances ordinaires, les spermatozoïdes restent longtemps vivants dans le col de l’utérus, huit, jours après le dernier coït1. Enfin, d’après Godard, le sang des règles augmente l’activité de. leurs mouvements.

Du reste les spermatozoïdes peuvent vivre dans le pus, dans le sang, et divers autres fluides : Sims a souvent vu la conception se produire là où le col de l’utérus était le siège d’une suppuration abondante, de sorte que le pus en lui-même ne leur fait point obstacle. Selon Kôlliker, le phosphate de soude est particulièrement favorable aux mouvements des spermatozoïdes.

1. Voy. Marion Sims, Notes cliniques sur la chirurgie utérine. Traduction. française, Paris, 1872.

APPAREIL GÉNITAL FEMELLE (OVAIRE)

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