‹ Cours de physiologie (volume 2)Chapitre 221 sur 284 · II. — APPAREIL GÉNITAL DE LA FEMME · texte numérisé non relu

II. — APPAREIL GÉNITAL DE LA FEMME

L’appareil génital de la femme se compose d’une glande (l’oeaire) el de canaux excréteurs ( trompe , matrice, vagin, etc.,) jui présentent un intérêt tout particulier, les uns comme organes de la copulation (vagin et ses annexes), les autres comme l ieu de développement du produit de la fécondation (matrice).

1° — L’ovaire provient de ce germe que avons vu situé sur le idord interne du corps de Wolff (voy. p. 653) et rester indifférent jusqu’à la fin du 2e mois de la vie embryonnaire. Nous avons vu comment cet organe se développait pour devenir esticule. — Lorsqu’au contraire c’est un ovaire qui se développe, l’épithélium péritonéal iqui le recouvre envoie dans la orofondeur de l’organe des végétations en cul-de-sac (fig. 158) qui forment de véritables glandes en tubes (fig.

158 — i, 2, 3); mais bientôt l’orifice de ces glandes en tubes s’oblitère (id. — 4, 5) et il le reste plus qu’une petite cavité (id. — 6) tapissée d’épithélium et parfaitement close. Ces cavités très nombreuses constituent les vésicules de Graaf ou ovisacs (fig. 143); leur épithélium est donc un produit de l’épithélium péritonéal ; c’est lui qui donnera ultérieurement naissance à l’ovule.

2° — Les canaux excréteurs se forment par le développement des conduits de Millier (p. 657) : la partie supérieure de ces deux conduits constitue la trompe de Fallope en restant isolée de chaque côté; la partie inférieure se soude avec la partie correspondante du côté opposé pour former l’utérus, et cette soudure souvent incomplète constitue chez les animaux les utérus bicornes ou les matrices doubles et indépendantes, comme chez les rongeurs. — Ainsi chez la femme, à l’inverse de l’homme, c’est essentiellement l’organe de Müller qui se développe pour constituer

Fig. 158. — Développement de l'ovisac ou vésicule de Graaf *.

* 00, surface do l’ovaire avec son épithélium, qui en 1 forme un bourgeon profond, une sorte de glande en tube ; cette glande tend à s’isoler de plus en plus en 2, 3, L, 5; en G elle est complètement isolée et forme une cavité close tapissée d’un épithélium qui s’est hypertrophié en un point (d, disque proligère) et dont une des cellules est devenue l’ovaire (o)

APPAREIL GÉNITAL FEMELLE

les organes génitaux : le corps de Wolff s’atrophie; on en retrouve fournie traces quelques restes de canaux borgnes situés dans le repli péritonéal qui unit la trompe à l’ovaire, et désignés sous le nom de parovaire ou organe de Rosenmiiller ; parfois son canal excréteur persiste à l’état rudimentaire chez la femme, et presque toujours chez la vache, sous le nom de canal de Gartner.

Pour bien fixer toutes ces questions d’homologie des organes génitaux internes mâle et femelle, homologie dont nous avons parlé à plusieurs reprises, à propos de chaque organe (voy.

p. 655, 681, 692), nous donnons ici une figure qui résume tout ce que nous avons indiqué à ce sujet (voy. l’explication de la fig. 159).

Le vagin seul n’a pas d’homologue chez l’homme: c’est une sorte de territoire intermédiaire entre les organes génitaux internes et externes.

Quant aux organes génitaux externes, ils résultent, comme chez l’homme, d’une fente périnéale, qui se met en communication avec la muqueuse des organes profonds; seulement, tandis que cette fente se ferme chez l’homme de façon à constituer un canal (portion membraneuse et spongieuse de l’urèthre) qui n’est ouvert qu’à son extrémité antérieure et supérieure (méat urinaire), chez la femme celle fente reste ouverte, bornée par les deux replis cutanés (grandes lèvres), qui ne se sont pas rejoints et qui circonscrivent ce que l’on appelle l'orifice vulvaire.

* O, Ovaire. — T, ■ Testicule. - W, Canal de Wolff: chez la femelle i s’atrophie; chez te mâle il forme le canal déférent. La partie génitale H) du corps de WoKTest représentée chez le mâle pir l’épididyme, chez la femelle p*r Yépoophore (corps de Rosenmuller). La partie urinaire du corps de Wolff (-) forme chez le mâle le paradidymc (corps de Giraldcs) et chez la femelle le p*-

Fig. 159. — Schéma do l'homologie des organes génitaux internes du mâle (A, côté droit), et de la femelle (B, côté gauche) *.

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