ENVELOPPES DE L’OEUF (PLACENTA
l’aller chercher directement, et au moyen d’une circulaion régulière (2° circulation), les éléments nutritifs fournis >ar la mère et puisés dans la membrane caduque, dont tous avons précédemment étudiées formation (voy. fi g. 1 62, >. 709).C’estpour celaquequelques auteurs donnentlenom le 3e chorion ou chorion vasculaire à cette membrane fornée par l’allantoïde devenue la plus externe des enveloppes propres à l’œuf, en se revêtant des restes du 2° chorion fig. 168 — 15).
Mais de ces formations produites par l’allantoïde, la plus irande partie ne persistent que peu de temps, surtout dans
espèce humaine. Nous avons déjà vu que les parties de allantoïde les plus voisines du fœtus forment successivement la vessie et l’ouraque (voy. p. 957) ; quant à la partie ui, par son étalement, a produit le 3° chorion (15, fig. 168), lie ne demeure pourvue de vaisseaux que sur la portion
* a . cavité c’,e l’amnios (on n’a pas représenté le corps du fœtus ; — le cordon nbilical, 16, est coupé au point où il s’attache à l’ombilic, (en 17); 0 reste ; la vésicule ombilicale; — 18, âmnios; — 19, chorion définitif ; — ’oo, placenta 3tal; — 21, muqueuse ou caduque utérine; — 22, placenta maternel; — 23 Cajque fœtale; 21, tissu musculaire de l’utérus ; comparer avec la fig. 102, p.'709
EMBRYOLOGIE
qui correspond à la caduque sêroline (voy. p. 709), partout ailleurs les anses vasculaires des villosités s’atrophient, et en ces points les enveloppes fœtales ne subissent plus de changement jusqu à la naissance (fig. 169).
11 nous est donc facile d’établir, d’après les données précédentes, le nombre, la nature et la disposition des enveloppes de l'œuf parfait: ces enveloppes sont partout les mêmes, excepté au niveau du placenta, où elles présentent une disposition que nous préciserons bientôt. On trouve, en allant de dehors en dedans (fig. 169): 1° la caduque, ou plutôt les caduques (voy. p. 709), car, en raison du développement qu’a acquis l’œuf, la caduque fœtale est arrivée au contact de la caduque maternelle (c, fig. 162), et les deux membranes se sont à peu près confondues ; cependant on peut encore les séparer par la dissection et l’on trouve parfois entre elles une certaine quantité de liquide ( [lujdropé rion de Velpeau) (21 et 23, fig. 169). — 2° Vient ensuite le chorion (2e et 3e chorions confondus: 19, fig. 169), dont les cellules et les villosités, après la disparition des vaisseaux, se sont soudées et fusionnées de manière à former une membrane homogène, plus ou moins granuleuse, parsemée de noyaux (Robin). — 3° Au-dessous du chorion on trouve, comme vestige du corps même de l’allantoïde, une couche de cellules irrégulières, étoilées, mêlées de quelques fibres connectives, et plongées dans une substance demi-liquide: c’est le magma réticulé des auteurs. — 4° Enfin on rencontre Yamnios formant la poche amniotique, qui contient le liquide du même nom (fig. 169 — 18). La membrane amnios rappelle par sa structure celle de la peau, avec laquelle elle se continue et dont elle partage l’origine (feuillet externe du blastoderme); elle se compose en effet d’une couche épithéliale à cellules pavimenteuses, et d’une sorte de derme, formé de tissu cellulaire et renfermant quelques éléments musculaires lisses.
Placenta, nutrition du fœtus. — Le rôle essentiel de l’allantoïde est de former, au point où ses villosités persistent et où elles prennent même un développement exagéré (au niveau de la caduque sêroline ), l’organe principal de la nutrition du fœtus, le placenta. A ce niveau, en efiet, les