CIRCULATION DE FŒTUS
côté une branche qui va se ramifier dans le poumon correspondant; et tandis que la partie qui est au delà .de ce bourgeon à droites’atrophie (2’, fig. 177), sa congénère idu côté gauche persiste et fait communiquer l’artèrepulmonaire avec la partie descendante de la crosse de l’aorte (2, fig. 177), sous le nom d z canal artériel. Ce canal artériel orme une disposition particulière et caractéristique de la circulation placentaire, au même titre que le trou de Botal et le canal veineux d’Aranzi (voy. p. 731).
Ajoutons qu’en se divisant, le bulbe de l’aorte s’est disposé de manière que la partie de sa cavité qui communique avec le ventricule gauche se trouve d’autre part en continuité avec les restes des deux premières paires* d’arcs aortiques (carotides, sous-clavières et crosse de l’aorte
l'ic. 178. — Schéma do la seconde circuldtibn (Cartel) *.
)ersislante), tandis que la partie de sa cavité qui communique avec le ventricule droit se continue d’autre part avec
* Fig. empruntée à G. Carlet (Art. Circulation, in Diction, encyciop des ciences mMc., 1" série, t. XVII, 1875, p. 482; : - a, a, aorte ascendante portant le sang à la tête et aux membres supérieurs); a,d, aorte descendante- ,p, artère pulmonaire; G. C', capillaires des extrémités supérieures (C) et inféicures (C'); c,a, canal artériel; c,i, veine cave inférieure; C,S, veine cave suné~ ieure ; o, oreillettes ; P, placenta; l, trou de Botal; V, d, tricule droit- V entricule gauche. ’ ’
EMBRYOLOGIE
les restes du troisième arc aortique, c’est-à-dire avec l’artère pulmonaire (et le canal artériel) (fig. 177 — 1).
Si nous poursuivons la disposition du système artériel du centre à la périphérie, nous voyons l’aorte descendante s’allonger (voy. p. 728) et les artères vertébrales postérieures devenir les artères iliaques; de ces artères iliaques partent deux branches relativement énormes, les artères ombilicales , qui, suivantle pédicule de l’allantoïde, et s’enroulant dans le cordon autour de la veine ombilicale unique, portent le sang du fœtus vers le placenta, où il se répand dans les capillaires des villosités, et se met avec le sang de la mère dans les rapports d’échange que nous avons précisés plus haut (p. 721). — Nous sommes maintenant revenus à notre point de départ, et nous avons parcouru successivement tous les divers segments du cercle de la circulation placentaire. Nous pouvons donc, dans un coup d’œil d’ensemble, préciser la manière dont le sang se meut dans ces canaux, du fœtus au placenta et du placenta au fœtus, et comment cette circulation placentaire proprement dite se mêle à la circulation des diverses parties de l’embryon (tête, membres, viscères).
Résumé (fig. 178). — Le sang venu du placenta (P, fig. 178), arrive par la veine ombilicale jusqu’à la face inférieure du foie ; là il se rend dans la veine cave inférieure par deux chemins différents : une partie s’y rend directement par le canal veineux d’Aranzi ; le reste se rend dans la branche gauche de la veine porte, se répand dans le lobe gauche du foie, d’où il arrive finalement encore à la veine cave inférieure par les veines sus-hépatiques correspondantes ; mais on voit que grâce à cette disposition, tandis que le lobe droit du foie ne reçoit que le sang veineux intestinal (veine porte), le lobe gauche reçoit un mélange de sang veineux intestinal (veine porte) et de sang vivifié par son passage dans le placenta (veine ombilicale). C’est ce qui nous explique la prédominance qui, chez le fœtus, donne à ces deux moitiés du foie des dimensions dans un rapport inverse de ce qu’elles seront chez l’adulte.
Le sang de la veine cave inférieure arrive dans l’oreillette droite ; mais il ne fait pour ainsi dire qu’effleurer cette cavité