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GRAND SYMPATHIQUE

Les expériences de Cl. Bernard ont montré quel eganglion sous-maxillaire peut servir de centre à la sécrétion salivaire. A part ce rôle du ganglion sous-maxillaire, les expériences les plus attentives n’ont pu démontrer des fonctions centrales dans aucun des autres ganglions placés sur le trajet des rameaux du grand sympathique. 11 n’en serait pasde même des petits ganglions placés sur les rameaux terminaux de ces nerfs, dans l’épaisseur même des viscères: ces derniers ganglions serviraient de centres aux mouvements partiels des muscles viscéraux, et régleraient, parexemple, les contractions 'péristaltiques des parois intestinales. Les autres ganglions (ganglion de Wrisberg, ganglions semi-lunaires, ganglions du plexus hypogastrique, etc.), pourraient tout au plus être considérés comme des centres provisoires, des lieux de relais où s’accumulerait 1 action nerveuse venue déplus haut. Nous aurons à revenir sui ces interprétations encore bien obscures en étudiant les vaso-moteurs.

H est donc reconnu aujourd’hui que la plupart des phénomènes nerveux des fonctions viscérales ont pour centrela moelle épinière, et que, même pour ses fonctions vasomotrices (voy. Circulation ), le grand sympathique n’a qu’une force d’emprunt provenant de la partie supérieure de l’axe nerveux rachidien; il en est de même pour son influence sur le cœur, et pour la plupart des réflexes viscéraux, dont le centre se trouve dans la moelle, de telle sorte que l’expression même de système grand sympathique ne signifie plus rien aujourd’hui. Du reste le nerf pneumo-gastrique présente sous bien des rapports physiologiques, de même que pour plus d’un point de sa constitution anatomique, les plus grandes analogies avec les rameaux dits sympathiques. Aussi, de même que nous avons remis à l’étude des différentes fonctions auxquelles ils sont annexés 1 analyse du rôle des divers rameaux du pneumo-gastrique (allant au cœur, au poumon, au tube digestif), de même il n y a pas lieu d’entrer ici dans le détail des fonctions d’innervation du grand sympathique: en étudiant l’œil et l’innervation de l’iris, nous examinerons le rôle oculo-pupillaire de ce nerl; en étudiant l’innervation du cœur, nous-

DU SYSTÈME NEItVEUX.

nous expliquerons sur le rôle de ses filets cardiaques ; enfin, en étudiant la circulation et l’innervation des parois vasculaires, nous aurons à nous étendre longuement sur les nerfs vaso-moteurs , à l’étude desquels nous rattacherons celle non moins complexe des nerfs dits sécrétoires, trophiques et calorifiques.

Résumé. — Les éléments nerveux sont des cellules (en général multipolaires), et des fibres ou tubes nerveux ; les libres dites de Reniait sont bien des éléments nerveux. — La partie essentielle du tube nerveux est le cylinder axis, qui représente un véritable prolongement de la cellule nerveuse.

Les tubes nerveux servent comme conducteurs de l’agent nerveux, lequel ne saurait être identifié à l’électricité, mais est constitué par une vibration moléculaire qui se propage avec une vitesse seulement de 28 à 30 mètres par seconde.

Les tubes nerveux associés aux cellules forment la chaîne dans laquelle se produisent les actes réflexes, qui sont la forme élémentaire de tout fonctionnement du système nerveux.

La moelle est le principal centre des phénomènes réflexes considérés comme mouvements succédant à une impression non sentie.

Les nerfs olfactif , optique, acoustique, sont des nerfs d’une sensibilité spéciale, c’est-à-dire qui, par quelque mode qu’ils soient excités, ne donnent que des sensations d’olfaction, de vue, d’ouïe.

Les nerfs moteur oculaire commun, pathétique, moteur oculaire externe, sont des nerfs exclusivement moteurs pour les muscles de l’œil.

Le trijumeau est moteur et sensitif : 1° moteur par sa petite racine (nerf masticateur) pour tous les muscles de la mâchoire, mais non pour le buccinateur. — 11 innerve encore le mylohoïdien et le ventre ant. du digastrique (muscles abais^eurs de la mâchoire); — 2° sensitif : a, sensibilité générale de toute la face; b, sensibilité spéciale (gustative) par le nerf lingual.

Le facial est essentiellement moteur (tous les muscles de la face, y compris le buccinateur); c’est le nerf de l’expression. 11 donne encore des rameaux aux muscles de l’oreille moyenne et des filets sécrétoires (corde du tympan) aux glandes salivaires (nerfs vaso-moteurs).

Le glosso-pharyngien est un nerf mixte : 1° moteur pour Je pharynx; 2° sensitif : a, sensibilité générale de l’isthme du go-

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sier; b, sensibilité spéciale (gustative) de la base de la langue.

Le pneumogastrique est un nerf mixte trisplanchnique pour : 1° 1 appareil respiratoire (sensibilité et mouvements du larynx trachée et ses sécrétions — poumon); 2° le cœur (rôle modérateur emprunté au spinal) ; 3° l’appareil digestif.

Le nerf spinal est uniquement moteur : son rameau interne est destiné au cœur (modérateur) et au larynx (par le n. récurrent du pneumo-gastrique) ; son rameau externe innerve les terno-cléido-mastoïdien et le trapèze.

Le nerf grand hypoglosse est essentiellement le nerf moteur de la langue.

Les nerfs rachidiens sont mixtes dans tout leur trajet, excepté au niveau de leurs racines ; les racines postérieures sont sensitives, les antérieures motrices (sensibilité récurrente très importante, car la récurrence de libres sensitives à la périphérie des nerfs explique des faits cliniques longtemps mal interprétés).

Le ganglion des racines postérieures est le centre trophique de ces racines.

La moelle : 1. Par ses cordons blancs et par sa substance grise, joue le rôle de conducteur :

a. Les cordons •postérieurs représentent surtout des commissures médullaires longitudinales; mais il est probable qu’ils renferment de plus des conducteurs spéciaux pour la sensibilité tactile.

o, Les cordons latéraux (antéro-latéraux) sont composé: l°de fibres centripètes ou conductrices de la sensibilité (partie postérieure et interne des cordons latéraux proprement dits) ; 2° de fibres centrifuges motrices volontaires, les unes entre-croisées déjà au niveau du collet du bulbe (cordons latéraux), les autres ne subissant, leur décussation que dans leur trajet médullaire (cordons antérieurs) ; 3° le reste des cordons antéro-latéraux est formé de fibres commissurales médullaires longitudinales.

c, Les cordons gris centraux sont les principaux conducteurs de la sensibilité; ils sont le siège d’une conduction indifférente, c est-à-dire qui ne permet de concevoir ni l’existence de conducteurs spéciaux pour chaque variété de sensation, ni un trajet régulièrement et complètement croisé pour chacun de ces conducteurs.

IL Par sa substance grise, la moelle est le centre des actes réflexes dont les associations s’expliquent facilement par les rapports de voisinage des noyaux des nerfs (notamment les noyaux des nerfs bulbaires).

Les actes réflexes sont les actes nerveux les mieux connus- ils se produisent selon des lois désignées sous les noms de lois de küss et duval, Physiologie. g

DU SYSTÈME NERVEUX

Y unilatéralité, de la symétrie, de l'intensité, de Y irradiation^ et de la généralisation. De plus, par exemple sur une grenouille décapitée, ces mouvements réflexes présentent une certaine association, une adaptation à certains actes (actes de défense).

La protubérance paraît être le siège de ce qu’on nomme les sensations brutes.

La couche corticale des hémisphères (substance grise des circonvolutions) est le siège des perceptions avec mémoire, c’està-dire des idées, de Y intelligence et de l’instinct. 11 n’est pas encore possible d’y localiser chaque faculté : une seule localisation de ce genre est aujourd’hui démontrée, c’est celle du langage dans la troisième circonvolution frontale gauche.

Les corps striés sont des centres excito -moteur s.

11 en est peut-être de même des couches optiques.

Les tubercules quadrijumeaux sont le centre des nerfs optiques : ils président aux mouvements de l’iris.

On a fait du cervelet le centre génital et le centre coordonnateur des mouvements de locomotion.

Le liquide céphalo-rachidien, répandu dans les espaces sousarachnoïdiens, ne renferme presque pas d’albumine (pas coagulable par la chaleur); ce liquide a pour usage de mettre l’axe encéphalo-médullaire à l’abri des compressions produites par l’afflux intermittent du sang dans le crâne (contraction cardiaque et intermittente de la circulation veineuse sous l’influence respiratoire.)

Pour les fonctions du grand sympathique, voyez : Innervation des vaisseaux (nerfs vaso-moteurs), du cœur, des glandes et des viscères en général. (Chap. Digestion et Circulation.)

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