‹ Cours de physiologie (volume 2)Chapitre 65 sur 284 · CIRCULATION · texte numérisé non relu

CIRCULATION

(fig. 51, a). 3° Les veines, autre système ramifié comme celui qui constitue les artères, mais se distinguant de ces dernières par la minceur relative et la flaccidité de leuispaiois (fig. 51, p). 4° Entre ces deux systèmes, le système capillaire (qui naît des artères et aboutit aux veines), ensemble de vaisseaux très fins disposés en réseau (fig. 51, CP), dont les plus étroits ont généralement le diamètre des globules sanguins ; leur calibre est même quelquefois moindre, mais les globules étant élastiques peuvent s’allonger

Fig. 51. — Type iilcal de l’appareil circulatoire*.

et s’amincir pour traverser des canaux plus fins qu’eux (voy. p. 204).

Ou voit qu’en somme on peut diviser l’ensemble de l’appareil circulatoire en un organe central, le cœur, et un ensemble d’organes périphériques, les vaisseaux (artères, capillaires, veines).

Le sang circule dans le système des vaisseaux parce qu’à l’origine de ce système (origine de l’aorte ou de l’artère pul-

*CR, Cœur, ventricule; o, oreillette; s, s. valvules; a, artères; CP, capillaires; f>, veines. — Les flèches indiquent le sens dans lequel circule le liquide.

SANG ET CIRCULATION

monaire) se trouve une des cavités du cœur, destinée à v produire de fortes pressions (ventricule), tandis qu’à l’autre extrémité (veines caves) se trouve une autre cavité du cœur (01 eilletle), qui a pour action de diminuer la pression ou toul au moins de laisser libre passage au sang qu’elle reçoit pour le transmettre au ventricule ; c’est ce double antagonisme entre ces deux cavités du cœur qui produit la circulation.

En un mot, le sang circule par suite de X inégalité dépréssion dans les différentes parties du circuit vasculaire; et le cœur, dans son en semble (oreillettes et ventricules), a pour but de maintenir cette inégalité de pression, qui des artères, où la pression est forte, fait passer le sang dans les veines, où elle est de plus en plus faible.

Les anciens n’avaient que des notions fausses et incomplètes sur la circulation: Galien faisait du foie l’organe formateur du sang; parti du foie, le sang se répandait dans la partie inférieure du corps par la veine cave inférieure, dans la partie supérieure par la veine cave supérieure ; une portion de ce dernier sang arrivait au cœur, et, filtrant à travers la cloison interventriculaire, y acquérait des propriétés nouvelles pour circuler dans les artères sous le nom d’esprits vitaux. Galien ne soupçonnait donc pas la circulation pulmonaire (voy. plus loin, p. 243).

Michel Servet, en 1553, indiqua pour la première fois la circulation pulmonaire . — Fabrice d’Acquapendente montra la disposition des valvules veineuses, qui s’opposent à la circulation telle que la concevait Galien. Enfin Harvey (1615-1628) démontra la circulation telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est-à-dire formée d’un double système correspondant au double cœur (droit et gauche) : la circulation pulmonaire et la circulation générale ; la figure 52 donne de l’ensemble de l’appareil circulatoire une vue générale, qu’il est facile de saisir en invoquant les souvenirs les plus élémentaires d’anatomie (voyez du reste Respiration, et fig. 58, p. 243).

CIRCULATION. — CŒUR

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