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VEINES : SYSTÈMES PORTES

niveau des pelotons vasculaires qui constituent les glomérules de Malpi ghi : là cette disposition a pour effet, en ralentissant le cours du sang, d’augmenter la surface de transsudation. Un fait analogue se présente dans le système de la veine porte : le sang fourni par le tronc cœliaque et mésentérique aux organes de la digestion est ramené par un grand nombre de veines dans un tronc commun, la veine porte. Mais celle-ci, au lieu d’aller se jeter immédiatement dans la veine cave, se ramifie d’abord dans le foie, à la manière d une artère, en formant les vaisseaux afférents du foie, les capillaires hépatiques, et enfin les vaisseaux efférents ou veines sus-hépatiques, qui vont se jeter dans la veine cave. Tout ce système peut être théoriquement représenté par un cône (fig. 64) partant du troneaortique (a) et figurant les artères intestinales et leurs capillaires; à ce cône artériel succède un cône veineux représentant les origines et le tronc delà veine porte; mais ce deuxième cône se continue avec un troisième disposé comme un cône artériel (où la circulation se fait du sommet vers la base) et figurant les ramifications de la veine porte dans le foie (cc) : par sa base (capillaires hépatiques) ce cône s’adosse à un quatrième cône représentant les veines sus-hépatiques. Ainsi, dans ce trajet, le sang parcourt un système de cônes double du système général et subit à chaque double base (chaque réseau capillaire c c et cc) les ralentissements que nous avons étudiés. — Dans quelque région que ces dispositions se produisent, on donne toujours le nom de vaisseau porte à toute partie de 1 appareil circulatoire dans lequel le sang marche des capillaires d’un organe vers les capillaires d’un autre organe.

De plus les systèmes capillaires, interposés aux séries de cônes, de l’appareil de la veine porte intestinale par exemple, ne supportent pas les mêmes pressions que les capillaires ordinaires. Aucun de ces systèmes n’étant à égale distance du ventricule gauche et de l’oreillette droite, ne peut avoir une pression moyenne entre 1/1 00 et 25/100 d’atmosphère. La pression sera plus faible dans les capillaires hépatiques (fig. 64, 2 cc) puisqu’ils sont plus rapprochés de l’oreillette ; plus forte dans les capillaires intestinaux, puisqu’ils sont plus rapprochés du ventricule gauche fc'c') •

KÜSS et duval, Physiologie. 15 ’

SANG ET CIRCULATION

celte dernière condition est très peu favorable, comme nous le verrons, à la théorie de l’absorption intestinale par simple endosmose. Nous verrons aussi que les systèmes capillaires du rein donnent lieu à des considérations semblables.

D. Propriétés et fonctions des vaisseaux.

Les conditions générales de la circulation du sang, de ses pressions et de ses vitesses, conditions résultant uniquement de la disposition mécanique des canaux sanguins, peuvent être modifiées et compliquées par les propriétés physiologiques des parois des vaisseaux, artères , capillaires, veines.

1° Artères. — L’anatomie nous enseigne que les artères se composent de trois tuniques (fig.G5); de ces trois membranes, celle qui intéresse le plus le physiologiste, c’est la tunique moyenne ; elle contient deuxéléments essentiels : du tissu élastique et du muscle (muscle lisse, cellules contractiles). Le premier de ces éléments, le tissu élastique, domine presque seul au sommet du cône artériel, et l’aorte est presque uniquement formée de membranes jaunes élastiques; par contre, c’est l’élément musculaire qui est largement prédominant à la base du cône, c’est-à-dire dans les parois des petites artères qui précèdent les capillaires; dans les parties intermédiaires, les tissus élastique et musculaire se partagent la composition de la tunique moyenne proportionnellement à la distance à laquelle le point considéré se trouve de la base et du sommet du cône, de sorte qu’une diagonale qui, sur un schéma, partage obliquement l’épaisseur des parois du cône artériel, représente parfaitement la richesse comparée des divers points des parois artérielles en tissus élastique et musculaire (fig. GG).

Fig. 05. — Artère avec ses trois tuniques disséquées.

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