PHYSIOLOGIE CELLULAIRE
elles présentent une évolution. L’évolution est précisément ce qu’offrent de plus particulier les êtres, comme les éléments organisés.
Ces métamorphoses sont, avons-nous clit, « des changements de forme et de composition ». Les changements de composition ne suffisent pas pour caractériser la vie, car tout corps organique au contact de l’air absorbe de l’oxygène et dégage de l’acide carbonique, jusqu’à ce qu’il soit complètement brûlé, pu tréfié. Le globule, au contraire, loin de se détruire par cet échange, se transforme, se multiplie : telle est la vie.
C’est donc par l’étude de la cellule en général que nous devons commencer, et c’est autour d’elle que tout doit se grouper, puisqu’elle est l’élément essentiellement vivant. Mais ici même nous trouverons dans les phénomènes les plus généraux, comme dans les cas les plus particuliers, l’application des grandes lois qui régissent aussi bien le monde organique que le monde inorganique. Parmi ces lois, la plus importante sans contredit est celle de la conservation clc la matière et de la force. Lavoisier a prouvé par la balance que la matière se transforme, mais qu’elle n’est jamais ni détruite ni créée : rien ne se perd , rien ne se gagne. 11 en est de même des forces: qu’elles soient représentées dans le monde organique, comme dans le monde inorganique, par le mouvement, la chaleur, la lumière ou l’électricité, jamais elles ne se détruisent; elles se transforment seulement les unes dans les autres : la chaleur, par exemple, se transforme en travail mécanique et réciproquement. Cette grande loi de la constance , de la transformai ion et de l 'équivalence des forces , nous trouverons surtout à l’étudier à propos du travail musculaire et de la chaleur animale, mais elle devait être signalée ici, au début de toute étude de l’être vivant, car c’est l’une des plus belles conquêtes de la science moderne, dans son application générale au monde organique et inorganique.