PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE DES ÉPITHÉLIUMS
favoriser l’absorption, des végétations internes ou qlandes poin augmenter le nombre des éléments sécrétants.
Ces tonnes de végétations peuvent aussi se produire dans un autre but : les surfaces épithéliales étant les seuls points ou les extrémités périphériques des nerfs sensitifs ou centripètes puissent se trouver en rapport avec le monde extérieur, certains bourgeons épithéliaux (papilles) ont pour but , au8'raenter et de favoriser ces contacts; telle est l’origine es organes des sens. Ces bourgeonnements, destinés à perectionner les sensations, peuvent se faire non seulement en dehors comme pour les papilles en général, mais en-
t)Xs T P qofondeur’ et,r“,le (les parties les plus essentielles de 1 œil, par exemple (cristallin), n’est qu’un bourgeonnement profond de l’épiderme.
. ,Aous a«rons donc à étudier successivement les téguments internes et externes sous le rapport de leur perméabilité c est-a-direde (absorption et des sécrétions, et sous celui de eui sensibilité. —Nous commencerons par l’épithélium du ube digestif et de l’appareil respiratoire, préposés essenbellement à l’absorption des matériaux liquides et gazeS sieges de nombreuses secrétions ou exhalations. — Nous étudierons ensuite la surface cutanée, qui nous présentera surtout des fonctions de sécrétion et de sensibilité. Ce sera
lima Tu S er d é‘Udier leS °r*a"es ^s sens, annexés la f P au svsteme cutané (tact, vision, audition) ou au
commencement des voies digestives ou respiratoires (gusta
ces ’e,r°n - E"nin','°"S le™'™rons l’étude de ces surfa-
théiium de. °e 6 de laPhysiologie, parl’étude de l’épitnelium des organes génitaux.
dpr0UStJGi-0nS CIUG’ tous ces appareils, les fonctions
üellte 1 mis n ^°!îtles plus imPortàntes et les plus essentielles mais e u elles ne sauraient s’accomplir sans le secours de nombreux annexes remplissant les rôles les plus divers, sort mécaniques (muscles)! soit nerveux JS
Jm -r n eSl P,us propre à faire ressortir l’importance dps epitheliums que de considérer leur rôle dans I I ,
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302 DES SURFACES ÉPITHÉLIALES
L’un des principaux éléments anatomo-pathologiques des inflammations pseudo-membraneuses (de l’arbre respiratoire par exemple) est représenté par les modifications que subit l’épithélium trachéal, et les membranes croupales présentent de nombreuses formes transitoires, dans lesquelles ori reconnaît la forme primitive, ce qui prouve qu’elles ne sont que l’épithélium altéré ou dégénéré1.
Il en est de même pour la peau: les pathologistes n’ont longtemps accordé aucune importance àlépideime, quils
regardaient comme un produit de sécrétion du derme. G est
lui cependant qui joue le principal rôle dans les affections de la peau ; l’immense majorité des maladies dites dermatoses ne sont sans doute que des épidermatoses, des altérations de l’épithélium cutané ou épiderme.
D’autre part, les éléments des tumeurs cancéreuses epithéliales sont des éléments normaux; ce qui caractérisé ici le produit morbide, c’est une hypertrophie de ces éléments, une augmentation de volume et de nombre. La même ob servation est applicable à des tumeurs dites bénignes, aux cors , aux durillons, qui sont des développements anormaux de l’épiderme, lequel, éprouvant de la résistance pour végéter au dehors, pénètre à l’intérieur, entame le derme, les aponévroses, les tendons, les muscles et jusqu aux os. — Les loupes sébacées, ces tumeurs qui naissent dans les téguments en un point d’abord très limité, et acquièrent souvent par la suite un volume considérable, sont aussi des
accumulations d’épithélium. f , .
Enfin la vitalité des épithéliums en general et de 1 épicier me en particulier a été utilisée en chirurgie : de là est nee rin°'énieuse et heureuse pratique des greffes épidermique inaugurées par Reverdin. L’étude des transplantations epithéliales serait un des chapitres les plus curieux de la pbj siologie des épithéliums; mais elle soulève un grand nombre de questions qu’il est encore difficile de résoudre; nous
1. Yoy. les recherches de Wagner sur la dégém irescence di te fibrineuse des épithéliums des muqueuses atteintes de dipMht ( nil et Ranvier, Manuel d'histologie pathologique ; l11 cn ’e c ^rl J; . cl les recherches de ces derniers auteurs sur 1 inflammation des mem
branes séreuses (Id., id., 2° partie, 1 873)