LYMPHE
Après la séparation de la fibrine, il reste dans le liquor lymphatique une quantité d albumine moindre que dans le liquor sanguin (42 pour 1000) ; mais il y a sans doute de l’albumine dissimulée, non coagulable par la chaleur, et particulièrement des formes de peptones, que nous étudierons à propos de la digestion; cependant, même pour les chylifères, cette quantité d albumine serait toujours relativement minime, puisque, d’après Cl. Bernard, ces vaisseaux ne serviraient que fort peu à l’absorption des albuminoïdes: celte question est encore entièrement réservée, et nous aurons à y revenir en étudiant l’absorption et la théorie des matières peptogènes (de Schiff). Peut-être cette pauvreté relative d’albumine dans la lymphe en général doit-elle indiquer déjà que la lymphe doit être considérée comme constituée par la partie du liquor du sang non utilisée par les tissus (épithéliaux ou autres) pour leur nutrition.
Et en effet la lymphe contient en proportions notables les pioduits excrémentitiels des tissus; elle renferme des matières extractives et surtout de l 'urée (Wurtz), et elle renterrne de l’urée en plus grande proportion que le sang. Cette uree doit nous représenter le résultat de la combustion de la quantité d’albumine quenous avons trouvée en déficitdans le liquor de la lymphe, comparativement au liquor du sang.
, Les autres éléments de la lymphe sont moins importants a signaler; ce sont des sels (de soude), identiques à ceux du sérum sanguin (chlorures et sulfates principalement); en in Schmidt a même constaté dans les cendres de la lymphe et du chyle de petites quantités de fer.
La lymphe contient aussi des gaz, comme le sang; ces gaz sont les mêmes que ceux du sang; il était à supposer h priori que 1 oxygène et l’acide carbonique devaient se trouver dans la lymphe dans les mêmes proportions que dans le sang veineux; d n’en est rien cependant. Les récentes analyses de Hammarsten ont montré que la lymphe renie) me moins d acide carbonique que le sang veineux. C’est un fait qui paraît ici sans importance, et sur lequel nous aurons cependant un grand intérêt à revenir en traitant des
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30,s DU SYSTÈME LYMPHATIQUE.
Ln. manière générale dont nous concevons les rappoits des origines du système lymphatique avec les épithéliums ne se réalise pas pour tous; elle est telle pour la peau, les muqueuses de la bouche, de 1 estomac, et les muqueuses en général ; mais dans l’intestin grêle le réseau lymphatique est séparé de l’épithélium par un réseau sanguin, nous chercherons plus tard à expliquer cette disposition au point de vue de l’absorption. D’autres muqueuses nous paraissent complètement dépourvues de réseaux lymphatiques ; on a longtemps contesté ceux de l’urèthre et de 1 œsophage 1 ; il paraît ne pas y en avoir dans les muqueuses vésicales et conjonctivales.
Sur le trajet des vaisseaux lympathiques se trouvent cte-
1. La présence des lymphatiques dans ces muqueuses a été l’objet N
de nombreuses recherches. ,
La muqueuse de l’urèthre est bien décidément pourvue de lymphatiques, d’après les recherches de Sappey; ils sont très Uns, et leurs re seaux convergent tous vers le frein de la verge d ou Us se rende vers les ganglions du pli de l’aine; mais en arriéré Us communiquent avec les lymphatiques des voies sémimfères et du testicule, ce qui ■ e. plique la propagation jusqu’aux bourses de 1 angioleucite blennonh. gique (Sappey). - C’est sur les lymphatiques du gland et du canal de l’urèthre que Belajeff a fait ses fines recherches sur la structure de>
‘Ta’ vessiey?Se8est complètement dépourvue de lymphatiques Sappey a montré que les troncs décrits par Cnukshanck et Masca ni sur cet organe, n’y prennent pas naissance, mais proviennent Ul prostate, et rampent, pour se rendre dans les ganglions sur les parties postéro-latérales de la vessie. On invoque paifoi* ce te absence de lymphatiques pour expliquer la non-absorption par la n queuse vésicale, mais il faut voir dans ce refus de passage un phuio
Us ta“Sre ont été longtemps u^snjet^dé-
bats entre les anatomistes : maigre les descriptions de Cruyeilluer, Sappey refusait de les admettre, parce qu’on ne pouvait P^rsuivre l vaisseaux injectés jusqu’à leurs ganglions terminaux. Aujourd hui, âpre
les recherches de Simon, de Panas, de Sappey .
,1e ces lymphatiques ne peut plus être contestée, cai on est panenu les poursuivre jusque vers des ganglions stylo-pharyngien^ gros ganglion situé au-devant de l’axis, le ganglion le plus ele\e
corps (Sappey).
11 en est de même des lymphatiques de 1 oesophage. nt
Mais, par contre, ceux de la conjonctive palpébrale et ocu encore contestés (Sappey).
SES ORIGINES
veloppés des ganglions dont la structure compliquée se comprend mieux d’après l’étude de leur développement : ce sont primitivement des plexus de capillaires lymphatiques ramifiés, anastomosés et pelotonnés ; le parenchyme ainsi constitué retarde le cours de la lymphe qui le traverse, et c’est en ces points que se multiplient les globules blancs, destinés à être versés dans le sang.
La question des origines des lymphatiques est aujourd’hui très controversée et présentée de manières très différentes par l’école allemande et par l’école française.
A. Pour l’école allemande (représentée en France par Ranvier), les nouveaux procédés d’investigation, et notamment les injections avec le nitrate d’argent, auraient permis d’arriver cà la solution de quelques-uns des points de cette importante question.
D’abord il aurait été démontré qu’outre les lymphatiques sous-jacents aux épithéliums, on trouve encored’abondants réseaux d’origines lymphatiques dans les tissus profondément placés, non seulement dans les glandes (qui sont encore des dérivés épithéliaux), mais encore dans les différentes espèces du tissu conjonctif, soit figuré, soit diffus et constituant le tissu interstitiel des divers organes.
Ensuite on.a reconnu qu’en plusieurs points, même poulies lymphatiques des surfaces, les rapports des réseaux d’origine et de l’épithélium ne sont pas aussi intimes que l’avaient fait penser les anciens procédés de préparation: « dans toutes ces régions, l’examen des lymphatiques injectés au nitrate d’argent et observés par des coupes transparentes, montre nettement qu’ils ne siègent pas absolument à la surface du derme au-dessus des réseaux sanguins comme leur injection avec distension exagérée par le mercure le faisait croire. Teichmann et Belajeff1 ont bien démontré que le réseau capillaire sanguin est dans son ensemble toujours superposé aux lymphatiques d’origine, qui par leur ensemble aussi forment le réseau tégumentaire le plus su-
I. Belajeff, Sur les vaisseaux lympathiques du gland, (Journal de l'anal, et de la physiologie, de Ch. Robin, 1866, p. 465).
perficiel. Cependant Belajeff note que quelques lymphatiques de la muqueuse uréthrale vont juqu’à la superficie même de celle-ci, de manière à toucher les cellules épithéliales polyédriques dans l’intervalle des papilles, à leur base; il en serait ainsi également sur les parties de la peau des lapins dont le derme est très mince.
« En tout cas les réseaux d’origine des lymphatiques sont immédiatement appliqués contre les réseaux capillaires sanguins; dans certaines régions les rapports des vaisseaux de ces deux ordres sont encore plus intimes, et les capillaires lymphatiques et sanguins sont tellement contigus, que, dans la coupe d’un de ces réseaux, on voit le vaisseau lymphatique embrasser la moitié ou les deux tiers de la circonférence du vaisseau sanguin: « Le lymphatique représente un vaisseau qui n’a de paroi propre que d’un côté; dans le reste de son étendue il est limité par le capillaire sanguin (Onimus). »
Le degré le plus prononcé de cette disposition nous est présenté par les espaces périvasculaires que Ch. Robin (1858), puis Ilis (1863), ont successivement décrits autour des vaisseaux de l’encéphale ( Gaines lymphatiques de Ch. Robin, de Plis). Ce sont des conduits à paroi mince, mais bien délimitée, hyaline, entourant les vaisseaux jusqu’aux plus fins capillaires, dans les substances blanche et grise des centres céphalo-rachidiens et dans la pie-mère ; encore cette gaine n’existe-t-elle pas autour de tous ces vaisseaux. — Leur aspect, leur contenu formé d’un liquide renfermant plusieurs noyaux sphériques (globulins), tout porte à penser que ces gaines doivent être rattachées au système des origines lymphatiques, « car autrement ils constitueraient un quatrième système vasculaire dont l’aboutissant et la nature resteraient à déterminer, à côté des systèmes lymphatique, artériel et veineux. Mais il faut reconnaître aussi qu’avant d’être absolument sùr que ce sont là des lymphatiques, il reste encore à les suivre depuis leur origine, qui est connue, jusqu’aux troncs efférents qu’ils doivent former en se réunissant et à déterminer le trajet de ceux-ci jusqu’à leur terminaison ganglionnaire, comme on l’a fait pour toutes les autres portions du système lymphatique (Ch. Rohin). » Cette lacune n’a pu encore être comblée.
Les travaux de l’école allemande se sont spécialement portés sur la question de structure et d 'origine des ca-
SES ORIGINES
pillaires lymphatique : sur les détails intimes de ce problème, les opinions les plus diverses ont été successivement émises :
1° La communication des radicules lymphalifiques avec les corpuscules du tissu conjonctif a été d’abord indiquée par Virchow, qui, sur une langue hypertrophiée, trouva des lacunes dépourvues de parois propres (capillaires lymphatiques), dans lesquelles s ouvraient des prolongements de cellules plasmatiques également hypertrophiées." Leydig et Heidenhain se firent surtout les champions de cette manieie devoir, et le dernier de ces observateurs admet, pour expliquer l’absorption au niveau des villosités intestinales un îéseau de cellules plasmatiques qui communiqueraient d une part avec les cellules épithéliales, et d’autre part avec le chylifère central. Kôlliker, d’après ses recherches sur les lymphatiques de la queue du têtard, se rattacha à cetle même opinion; on peut même rapprocher de la manière ^ de voir de ces auteurs, celle de Recldinghausen : t apres lui, les origines lymphatiques se trouvent dans un système de canaux qu’il nomme tubes plasmatiques , qu’il i injectés dans, la cornée, et qui seraient des lacunes spénales du tissu conjonctif1. Or, d’après Kôlliker, ces lacunes •orrespondent précisément aux parties que Virchow a désignées spécialement sous le nom de corpuscules du tissu cononchf ou cellules plasmatiques, quoique Recldinghausenonlniue a es considérer comme des lacunes particulières ans lesquelles il place des éléments celluleux dépourvus- , prolongements (éléments pour lesquels il réserve le nom le corpuscules du tissu conjonctif).
2 La communication avec des lacunes du tissu conoxeh f rentre déjà en partie dans la manière de voir de lecklinghausen, si l’on distingue bien avec lui ce qu’il p pelle les canaux du suc (lacunes), d’avec les cellules las ma tiques. Cette opinion a été surtout soutenue par His ommsa, Schweigger-Seidel. Pour Ilis, il y a communicaon directe du capillaire avec la lacune, par disparition de
l’épithélium du premier : les capillaires lymphatiques de Kôlliker ne seraient pas des canaux intra cellulaires, mais bien intercellulaires. En France, Rouget et Ranvier1 se sont rangés à cette opinion: ils considèrent les lymphatiques comme communiquant librement à leur origine avec les vides, les interstices des tissus. L’anatomie comparée, fait remarquer Rouget, nous montre chez les animaux inférieurs des circulations purement lacunaires (siponcles), dont le sinus caverneux pour le sang, et les origines lymphatiques pour la lymphe sont les seuls restes chez les animaux supérieurs. D’autre part, le péritoine doit être considéré comme un reste de ce qui constitue chez les animaux inférieurs la cavité générale du corps (entre le tégument externe et le tégument interne ou muqueuse digestive) : or, chez les animaux supérieurs, le système lympathique continue à communiquer librement par de petites ouvertures avec la cavité péritonéale, comme Piecklinghausen 1 a démontré le premier. Mettant à la surface du péritoine diaphragmatique du lait ou une substance pulvérulente en suspension dans un liquide, il a vu les gouttelettes de graisse ou les autres granulations traverser la couche épithéliale en des, points déterminés; Ranvier décrit les mêmes phénomènes; 1 étude de la séreuse péritonéale à l’aide du nitrate d’argent lui a permis de constater que ces points correspondaient à des pore s particuliers situés entre les cellules de. 1 épithélium péritonéal (du centre phrénique), et conduisant dans les lacunes qui sont le commencement des lymphatiques du diaphragme. Ces faits on été vérifiés en Allemagne par Ludwig, Schweigger- Seidel, Dybrowskv, Dogiel, etc.; les mêmes expériences ont été reproduites avec, plein succès par Rouget, qui a vu des injections spontanées de particules colorantes se faire dans les lymphatiques du diafl phragme, quand on injecte ces substances dans la cavité
péritonéale de l’animal vivant.
Cependant il serait très probable, d après le^ recherc de Ranvier, que les orifices au moyen desquels celte ab-
1. Ranvier, Leçons sur t es lymphatiques (Progrès médical, UUi et Traité technique d’histologie, p. CG8).
SES ORIGINES
sorption se produit ne sont pas normalement Géants, mais qu’ils s’ouvrent seulement au moment du passage des particules résorbées. La disposition de ces orifices est encore énigmatique: on avait cru en apercevoir sur toutes les régions du péritoine (Schweigger-Seidel et Dogiel), et même sur le mésentère; mais Ranvier, qui a repris celte étude, est arrivé cà conclure qu’il n’existe en ces points ni bouches absorbantes ni stomates, mais bien des trous faisant communiquer les deux côtés du mésentère par des orifices dont la structure doit être rapprochée de celle qu’il a décrite pour les parties analogues de l’épiploon. (Voyez pour plus de détails: Ranvier, Soc. de biologie, 1872, et II. Farabeuf, De V épiderme et des épithéliums , p. 171.)
Les prétendues origines des lymphatiques sur les surfaces séreuses ont fait récemment le sujet d’un travail étendu de la part de Tourneux et Hermann1. L objet principal de ces divers travaux a été l’étude des petits amas de cellules qui se rencontrent dans les enfoncements connus, par exemple sur le mésentère de la grenouille, sous le nom de citernes ou de puits lymphatiques. Nous avons déjà dit que, pour Ranvier entre autres, les petites cellules qui tapissent le fond des citernes ne sont pas des éléments fixes, mais sont susceptibles de s’écarter pour laisser passer différentes substances, telles que des grains de carmin, globules de lait, etc. Tourneux et Hermann ont observés ces amas cellulaires, non seulement sur le péritoine, mais encoie sur la plevre pariétale; la, ils occupent presque constamment les espaces intercostaux et se continuent graduellement avec le restant de 1 épithélium pleural. Ce sont évidemment des centres deformation cellulaire, occupant des endroits déclives par rapport à la surface générale, de même que dans les enfoncements cratériformes du péritoine de la grenouille. Ces dispositions sont encore plus nettes au niveau du péritoine qui tapisse le centre phrénique : là, au lieu de constituer une couche unie comme celui de la plèvre, l’épithélium péritonéal s’invagine plus ou moins profondément dans les fentes intertendineuses et dans les nombreuses dépressions qu’offre la surface du centre phrénique : les cellules épithéliales qui tapissent ces enfoncements sont beaucoup plus petites que celles qui se trou-
1. Recherches sur quelques épithéliums plats dans la série animale par MM. lourncux et Hermann (Journal de V anatomie et de la vhusiolorjie, n°s de mars et de juillet 1876).
küss et duval, Physiologie.
vent à la surface des faisceaux tendineux. En certains points les cellules plus larges affectent au pourtour de ces dépressions une disposition rayonnée qui rappelle singulièrement les formations analogues que Ton trouve sur le sac lymphatique des batraciens. Or, comme il arrive souvent que l’imprégnation de nitrate d’argent ne se fasse pas pour les petites cellules qui tapissent l’enfoncement, si celui-ci est profond, il arrive que l’on a l’apparence d’un véritable trou avec une garniture de cellules marginales plus ou moins rondes d’aspect. Au fond du trou apparait l’épithélium du lymphatique sous-jacent; mais cet épithélium ne présente aucune solution de continuité ; Tourneux et Hermann arrivent donc aux conclusions suivantes :
Les cellules épithéliales qui tapissent une même séreuse ne sont pas partout identiques à elles-mêmes ; au milieu des cellules plates dites endothéliales on rencontre, d’espace en espace, des éléments plus petits rattachés génésiquement aux précédents et disposés sous forme de traînées ou d’îlots. Ces petites cellules occupent généralement des points de la séreuse excavés et paraissant par conséquent soumis à un moindre frottement. Ces cellules présentent une activité nutritive plus considérable que les cellules dites endothéliales ; elles sont les centres de formation de ces dernières. Elles sont mutuellement tangentes les unes aux autres et ne laissent entre elles aucun espace libre. L’absorption, si elle se fait à leur niveau, ne peut avoir lieu qu’en raison de la constitution même de leur corps cellulaire permettant le passage de substances et de particules solides, passage déjà signalé pour les corps gras dans les cellules de la muqueuse intestinale. Ces centres de prolifération peuvent bourgeonner, soit extérieurement, soit intérieurement, donnant dans" le premier cas des amas mùriformes pédiculés,et dans l’autre des cônes pénétrants logés dans le tissu sous-jacent. Cette dernière disposition donnerait lieu aux apparences décrites sous le nom de puits lymphatiques. Les cellules constituant ces amas, en continuité morphologique et génésique avec l’épithélium séreux, peuvent être en contact, mais ne sont jamais en continuité avec l’épithélium tapissant les vaisseaux lymphatiques.
Quoi qu’il en soit, pour en revenir aux idées de l’école allemande au sujet de l’origine des lymphatiques, on en peut résumer les principaux points en disant que le tissu conjonctif représente l’une des principales origines du système lymphatique, et que le tissu cellulaire lâche peut être cou-
SES ORIGINES
sulerc comme un large sac lymphatique cloisonné, en communication directe avec les vaisseaux lymphatiques. L’anatomie pathologique en fournirait de nombreuses démonstrations ((Ranvier), ainsi que l’anatomie comparée, et que I etude du développement des vaisseaux lymphatiques et des tissus dits tissus lymphoïdes: ainsi les sacs ou réservons lymphatiques des vertébrés inférieurs se laissent à peine délimiter du tissu connectif ambiant, et Meyer les
considère commedeslacunesdu tissu cellulaire (grenouilles)
A mesure que le système lymphatique, qui n’existe d’une taçon distincte que chez les vertébrés, se développe d’une laçon de plus en plus nette dans l’échelle de ces animaux on le voit provenir de modifications du tissu connectif!
eulig a vu que dans beaucoup de poissons osseux la tunique adventice des vaisseaux du mésentère se transforme en areoles remplies de petites cellules incolores, c’est-àuie en réalité en une véritable gaine lymphatique; on observe le meme phénomène dans la tunique adventice des ai tu es de la rate, dont le tissu connectif se transforme peu
cnlp" hÜ ®eIr?l;c.uIuin ]ymph°ïde qui constitue les corpusptotiques 1J'° ’ C°mme 6 COnSlitue '^ganglions lym-
Ën effet, les nombreux travaux des auteurs nue nous
fou7nTsseeutue„eSU' T ^ngUonslymphatiques, mr eux èi T I 6 Sene de c™si^'-ations, invoquées f eu.x e" llïe"r des rapports intimes (d’origine) du svsleme iympatinque avec le lissu connec if ^ Lgbons
dans etu e nstoiogique desquels nous ne pouvons euîrei ici, ont etc de tout temps considérés comme formés par
Tm) arZ”1™! f6S caPillaires lymphatiques (,oj.
Los ou^s ër, ('e -aUemive a dansces dernii
neclif à mailles' l“ .lemps con)Posés d'un tissu cmnectil a mailles plus ou moins lâches, dans lesquelles s’in-
n tic (lacunes lymphatiques) le courant lymphatique pour
m rainer les corpuscules lymphatiques (p. 309) qui s’v
leve opperaient par prolifération des cellules plasmaüques*
bsolument comme se développent les globules du pus’
-n une prolifération semblable, dans toute infiammafion
lu tissu conjonctif; ainsi se trouverait expliquée la Tssem-
Mance ou pour mieux dire l’identité morphologique des globules du pus et des globules lymphatiques ou globu es
blancs du sang. . . , ,
On trouve du reste toutes les transitions entre les gansions lymphatiques et le tissu connectif proprement dit : le tissu connectif de la muqueuse intestinale, forme de trabécules lâches, circonscrivant des mailles riches en globules blancs, et dans lesquelles viennent s’ouvrir de nombreux capillaires lymphatiques ( lacunes , sinus lymphatiques), re présente, d’après les recherches de His (tissu adenoule) le tissu rudimentaire d’un ganglion lymphatique étalé e diffus: en certains points ce tissu se condense et foi me des amas mieux circonscrits. Ce sont les follicules cio», -soles ou réunis en plaques de Peyer, dans lesquels on a depuis longtemps reconnu une structure identique a celle des ganglions lymphatiques.
B Pour l’école française (Robin, Sappey), les communications des radicules capillaires soit avec les larges mailles du tissu lumineux, soit avec les cavités des grandes séreuses, ne sauraient être admises. ,
1° Les origines des lymphatiques sont constituées par les réseaux capillaires précédemment décrits, ou i par des prolongements en cul-de-sac semblables aux capillai. . précédents, pénétrant dans les villosités intestinales (chylifère central), les papilles de la langue etc Ce te maniée de voir, qui fut celle de Mascagm, de Pamzza, de Cruveilhier s’appuie aujourd’hui principalement sur les recherches de Ch Robin*. Ces capillaires n ont pour paroi qu’une simple couche de cellules épitheliales (Holmi), quelles que soient du reste leurs varicosités ou les autres i régularités qui, dans l’épaisseur de certains i organe g leu donnent une forme plus moins bosselee, tr angulaire (ce
qui aurait fait croire à ‘^.^'d^stg^osca mûres
des éléments voisins,; ce n est que dans b
voisins des vaisseaux efférents que ! on neuve en delioi
1 . Robin, article Lvwaatiauas : flic limnàire mcqdopèiKp» des sciences médicales (1870).
SES ORIGINES. 317
de la couche épithéliale (endothélium) des fibres annulaires et une membrane hyaline parsemée de noyaux.
Les capillaires lymphatiques, comme les capillaires sanguins, formeraient donc partout un réseau fermé et séparé des autres éléments anatomiques par une couche épithéliale semblable à 1 endothélium des vaisseaux sanguins (fio-. 77) ; la continuité de cette couche montre que leur rôle est essentiellement relatif à des actes de pure endosmose et exosmose; leurs rapports intimes de contiguïté avec les vais-
æaux sanguins, et la gaine qu’ils forment à ces derniers ;fP ,.®s dansde nombreuses régions, indiqueraient peut - 16 d U \s °!!t P°^ir usaoe) non seulement de ramener dans e sang les liquides qui proviennent de la désassimilation ;t ceux qui n ont pas été complètement utilisés par la nuntion, mais encore de se remplir du surplus du plasma anguin qui arrive dans les capillaires à chaque systole du entncule (E. Ommus).
2 Enfin Sappey, par des procédés particuliers de coloa ion es parvenu à obtenir des préparations qui montrent ec la plus grande évidence les résultats suivants qu’il
ce pu j 1er . Les capillaires lymphatiques naissent
1. Sappey, Leçons orales (décembre 1874) • et Anninmio w,,, • 1
n-ir un réseau extrêmement délié, réseau clés capillicules et des lacunes. Les capillicules n’ont pas plus de deux millièmes de millimètre ; on ne peut encore affirmer si leurs parois sont tapissées par un endothélium. Ils sont remplis de granulations lymphatiques qui ne seraient autre chose nue les noyaux des futures cellules lymphatiques (leucocytes). Les lacunes sont des cavités communiquant avec lès capillicules; de grandeurs variables, elles ont toujours une forme étoilée, limitées par des côtes curvilignes don la convexité regarde le centre de la lacune. Elles contiennent les mêmes granulations que les capillicules.
C’est de ce réseau des capillicules et des lacunes» que partent les capillaires lymphatiques constitues a leur point de départ par une série de lacunes linéairement disposées.
Mais les conclusions les plus remarquables ^ ce recherches sont les suivantes: 1° Les vaisseaux lymphatiques à leur origine communiquent avec les capillaires sanguin au moyen des capillicules, qui se continuent avec de petites épines^ creuses dont sont hérissés les capillaires sangums (par exemple dans les papilles du demie , \u .
étroit de la lumière de ces canaux de commun, a ton, le sérum sanguin peut seul les traverser, mais dans ceitau cas pathlgiquePs ils s’élargissent de façon à donner passai aux globules rouges eux-mêmes. 2° Ces ougmes des lymphatiques s’observent dans la peau, les muqueuses, le tissu musculaire, les glandes et un certain nombre de viscères- certains tissus et certains organes en sont totalement dépourvus; tels sont le tissu conjonctif et tous ses dérivés, le système nerveux central et périphérique, les membranes séreuses et synoviales, les os, les cartilages.
Au milieu de ces résultats contradictoires, présentés par les divers! écoles, il semble que la physiologie doive se trouver dans un grand embarras, manquant de bases ana forniques solidement établies et universellement admises.
... „„i. .1871 in fol. cl Anatomie descriptive, 3e 'I
«76 - C awsi U Douta, Nouveau Dictionnaire de mcdecme < rfe chirurgie pratiques, art. lymphatiques.