Voy. Robin, Levons sur les humeurs, 2e édition, 18/3, p
il est irai, mais il uen est pas moins démontré que leurs réseaux primitifs sont si superficiels qu’on peut regarder la base du cône lymphatique comme fermée par les membranes épithéliales; aussi quand on dépose une substance dans la peau, c’est comme si elle était déposée dans l’origine des lymphatiques; de là sa rapide absorption; elle s’est inoculée , en un mot, et se mêle à la lymphe pour se déverser avec elle dans le torrent circulatoire (nous reviendrons dans un instant sur- les opinions aujourd’hui émises relativement aux origines des lymphatiques).
La lymphe, contenu des vaisseaux lymphatiques, est un liquide très coulant, clair, transparent, jaune très pâle; il contient en suspension une grande quantité de globules blancs identiques à ceux du sang-.
Fig. 76. — Schéma du système lymphatique *.
LcT lymphe , contenue clans les lymphatiques généraux, et e chyle contenu dans la partie du système lymphatique spécial à l’appareil digestif (voy. Digestion), ne sont pas deux liquides aussi différents qu’on pourrait le croire au piemiei a tord et que le pensaient les anciens ( vaisseaux lactés d Aselli et de Pecquet ; vaisseaux séreux d’Olaüs tue iecv). Lun et 1 autre liquide contiennent les mêmes puncipes, et il n y a dans leur composition que des différences quantitatives et non qualitatives ; et encore ces différences ne sont-elles que momentanées: après la digestion, au moment de 1 absorption, les lymphatiques méseneriques (chylifères) renferment en grande quantité des éléments absorbés et surtout des graisses; il faut même , que chez les oiseaux, d’après certaines particularités dans le mécanisme de l’absorption (Cl. Bernard), toute différence semblerait disparaître entre le contenu des lympha-
E, E, Surfaces épithéliales, base du cône Ivmphatimie III- „„ a :st en rapport par son sommet avec le cône veineux Vn- ‘'\vt -V. ventricule gauche; -V', ventricule droi n ’ ’ conc,artdrieI i
l'olte ; - SP, syslème P„!„,„ïïire ' ~ ' e'Ud,ei ~
tiques du mésentère et celui des lymphatiques des autres parties du corps.
La lymphe contenue dans les vaisseaux lymphatiques (cône lymphatique, fig. 76) et versée dans le système sanguin, est très variable comme quantité, selon les circonstances de repos ou de fonctionnement des organes d où elle provient ; ainsi, lorsqu’on fait une fistule lymphatique au cou d’un animal, de façon à obtenir l’écoulement de la lymphe qui vient de la tête, on remarque que ce liquide s’écoule en bien plus grande abondance’ pendant les mouvements de mastication que pendant le repos (Colin)1: il va sans dire qu’on observe une différence encore bien plus considérable pour la lymphe qui vient des intestins, selon que l’animal est à jeun ou bien en pleine absorption des produits de la digestion.
Les éléments figurés qu’elle contient, outre les globules blancs et les globulins, identiques cà ceux du sang, sont des globules rouges dont la présence, dans certains dépaitements du système lymphatique, a pu être invoquée comme preuve d’une transformation des globules blancs en globules rouges (voy. p. 211). Enfin on y reconnaît encore, au microscope, de nombreuses particules de giaisse en suspension, animées du mouvement moléculaire nommé mouvement brownien, et entourées d une légère couche d albumine ( membrane haptogène de Mueller), qui empêche ces particules graisseuses de se fusionner les unes avec les autres, de manière à former des gouttelettes.
La partie liquide de la lymphe présente une composition très analogue à celle du liquor du sang. Elle contient de la fibrine, mais une fibrine lente à se coaguler spontanément (Brady fibrine ; Polli, Virchow); en effet, la lymphe •extraite des vaisseaux se prend, au bout d’un quart d heure environ, en une gelée incolore, de laquelle ne larde pas a se séparer une masse réticulée qui finit par se resseirei, comme la fibrine du sang en voie de coagulation. Si ce caillot contient des globules rouges du sang, mêlés accidentellement pendant l’extraction du liquide, il est rougeâtre.
1. G. Colin, Traité de physiologie comparée des animaux, 2' édition, Paris, 1872, t. II, p. 14-2.