PHENOMENES MECANIQUES TRACHÉE
frottements, n'aura nulle tendance à entraîner plus profondément ces mucosités adhérentes à la paroi; au contraire, lecouranl d'air d'expiration, présentant des conditions opposées, entraînera vivement ces petites niasses vers l'orifice supérieur des voies aériennes.
Tou > : éternuement, — La toux n'est qu'une expiration encore plus brusque, précédée d'une inspiration encore plus lente, que L'expiration et l'inspiration normales; aussi la toux a-t-elle essentiellement pour effet de rejeter au dehors les mucosités qui encombrent l'arbre aérien.
Cette expulsion continue et inconsciente des mucosités est d'abord opérée par le jeu des cils vibratiles qui garnissent l'épithélium cylindrique de toute l'étendue du tube bronchial et trachéen (excepté au niveau des cordes vocales) ; les mouvements de ces cils sont tels qu'ils portent vers l'extérieur tous les corpuscules déposés à leur surface, et les font arriver jusque dans la cavité laryngienne Y. p. 288). ( le n'est qu'à ce niveau que l'expulsion devient volontaire, parce que ce n'est qu'au niveau du larynx que les corps étrangers ou mucosités sont senties; plus bas, leur présence ne donne lieu qu'à des sensations très obtuses et incapables d'amener des réflexes énergiques. Mais au niveau du larynx, elle est le point de départ de réflexes ou de phénomènes volontaires qui produisent l'expulsion, toujours par ce mécanisme des courants d'air inégaux, mais avec une énergie bien plusrconsidérable.
st précisément alors que se produit la touo;, et plus haut (vers le pharynx et les fosses nasales) Y éternuement, et plus haut enfin (vers les narines) Y action de se moucher, actions qui consistent toutes en une inspiration lente par un orifice dilaté, et une expiration brusque par un orifice reserré, soit par la contraction de ses propres muscles, soit par un mécanisme plus ou moins éloigné.